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Orlando Furioso
 
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Orlando Furioso

Marie-Nicole Lemieux , Jennifer Larmore    DVD
2.5 étoiles sur 5  Voir tous les commentaires (2 commentaires client)
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Détails sur le produit

  • Acteurs : Marie-Nicole Lemieux, Jennifer Larmore, Veronica Cangemi, Philippe Jaroussky, Ensemble Matheus Jean-Christophe Spinosi
  • Format : Classique, PAL
  • Langue : Italien
  • Sous-titres : Français, Anglais
  • Région : Région 2 (Ce DVD ne pourra probablement pas être visualisé en dehors de l'Europe. Plus d'informations sur les formats DVD/Blu-ray.).
  • Rapport de forme : 1.77:1
  • Nombre de disques : 1
  • Studio : Naive DVD
  • Date de sortie du DVD : 8 décembre 2011
  • Durée : 190 minutes
  • Moyenne des commentaires client : 2.5 étoiles sur 5  Voir tous les commentaires (2 commentaires client)
  • ASIN: B005USB1VY
  • Classement des meilleures ventes d'Amazon: 20.338 en DVD & Blu-ray (Voir les 100 premiers en DVD & Blu-ray)
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ORLANDO FURIOSO

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6 internautes sur 7 ont trouvé ce commentaire utile 
3.0 étoiles sur 5 Une réussite incomplète, 1 janvier 2012
Par 
Philomèle (France) - Voir tous mes commentaires
(TOP 1000 COMMENTATEURS)   
Achat authentifié par Amazon(De quoi s'agit-il ?)
Ce commentaire fait référence à cette édition : Orlando Furioso (DVD)
On ne peut que se réjouir de découvrir la reprise à la scène par Jean-Christophe Spinosi de l'"Orlando furioso" qu'il avait produit en 2004, avec les mêmes quatre chanteurs principaux.
La mezzo Jennifer Larmore fait d'Alcina le vrai personnage principal : si la voix n'est plus tout à fait ce qu'elle était il y a sept ans, ses défauts - timbre métallique, vibrato un peu trop large -, sont devenus des qualités pour incarner, avec une admirable présence dramatique, une séductrice un peu mûre, d'abord triomphante, puis de plus en plus frénétiquement et pathétiquement attachée au pouvoir déclinant de ses charmes - dans tous les sens du mot. En revanche, osons dire que Marie-Nicole Lemieux, seule véritable contralto de la distribution, déçoit beaucoup dans le rôle-titre : ses faiblesses de 2004 - vocalises escamotées, staccato systématique et essoufflé dans les airs (quelle frustration dans "Nel profundo cieco mundo" et dans "Sorge l'irato nembo" !)- se trouvent accusées à la scène par les tempi rapides et la gesticulation qu'elle s'impose : bien qu'elle en fasse beaucoup - trop, à notre avis - pour dramatiser ses récitatifs de la folie dans l'Acte III, elle est loin de pouvoir faire oublier Marilyn Horne ! Veronica Cangemi sait être une Angelica aux visages multiples, même si le rôle est un peu grave pour sa tessiture. Philippe Jaroussky reste un Ruggiero de rêve dans "Sol da te", parfaitement à l'unisson de la flûte.
Le renouvellement des trois autres rôles est un sans-faute : les mezzo Kristina Hammarström en Bradamante et Romina Basso en Medoro non seulement font au moins jeu égal avec leurs homologues de 2004, mais sont d'excellentes actrices. Enfin Chritian Senn campe un Astolfo très satisfaisant. La direction de Spinosi garde ses atouts habituels : nervosité, légèreté, contrastes. La mise en scène de Pierre Audi, sobre et efficace dans l'économie des moyens, est bien filmée par Olivier Simonnet, qui rend justice tant aux expressions de visage qu'aux vues d'ensemble. Costumes, maquillages (la barbe d'Orlando est une bonne idée, qui coupe court au malaise qu'on éprouve si souvent face à des chanteuses à l'aspect peu crédible en rôle d'homme), décors et éclairages, d'une homogénéité quasi monochrome dans les gris-bleu, sont d'un goût parfait.
Reste à faire une réserve qui n'est peut-être qu'une question de goût personnel : est-ce un défaut de la partition, ou un manque d'imagination de la production ? - toujours est-il que toute la fin de l'acte III, à partir de l'ouverture du mur d'acier, nous a paru fastidieuse ; le pittoresque des récitatifs de la folie, accusé par le jeu réaliste, pour ne pas dire expressionniste de Lemieux et de Cangemi - quasi défigurée, la pauvre -, et la confusion redondante de l'action dans ce huis-clos de prison, nous ont paru détonner dans le cadre d'un opera seria.
Déplorons enfin que le livret qui accompagne le DVD ne comporte pas de chapitrage avec la liste des plages et les incipit des scènes.
Malgré nos réserves, cette production, telle qu'elle est, constitue un jalon dans notre redécouverte de l'opéra vivaldien.
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7 internautes sur 9 ont trouvé ce commentaire utile 
2.0 étoiles sur 5 Luxuriance dans la fosse, sinistrose sur la scène., 1 janvier 2012
Par 
Roger Dominique Maes (Bruxelles) - Voir tous mes commentaires
(TOP 50 COMMENTATEURS)   
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Ce commentaire fait référence à cette édition : Orlando Furioso (DVD)
Vivaldi "Orlando Furioso" (1727), Spinosi - Audi, Paris, 2011, 1 DVD Naïve.

Ne vous fiez pas, comme je l'ai fait, à la photo de couverture, et à ce grand ciel gris bleu sur lequel se détache la silhouette de Marie-Nicole Lemieux, comme prise d'une douce et lyrique folie: elle a été faite lors du salut final, lorsqu'enfin le décor s'ouvre sur un fond éclairci. Car tout le reste, c'est-à-dire trois actes d'opéra, s'est déroulé dans une noirceur de veillée funèbre. Le décor des deux premiers actes est constitué d'une gigantesque photographie en noir et blanc (et beaucoup plus noir que blanc) représentant le salon d'un palais vénitien, s'entrouvrant parfois pour laisser passer des personnages masqués, des serviteurs apportant une table, des candélabres, des verres, tandis qu'Alcina, Orlando, Medoro, Angelica, Ruggiero, et Bradamante, vêtus de costumes vénitiens noirs et cendres, vont et viennent, déplacent des chaises, les renversent... gris et noirs sur fond noir ! Trempant jusqu'au cou dans cette obscurité charbonneuse, plus ennuyeuse qu'oppressante d'ailleurs, à peine réchauffée par une lumière mordorée, on croit s'éveiller quand arrive le III° acte. L'espace s'est ouvert, et autour de la folie d'Orlando, le drame semble devoir se nouer, excessivement laid et sordide, certes, mais violent et fort. Vain espoir ! Dans l'ombre d'un haut mur de briques couleur de suie, ce n'est plus Orlando seul, qui est fou furieux, mais tous les personnages : yeux cernés, cheveux épars, vêtements déchirés, ils tournent en rond, en proie à leurs propres délires, comme dans le préau d'un asile carcérale du XIX° siècle. Et nous avec eux.
Sous la résponsabilité générale de Pierre Audi, qui nous avait souvent habitué à mieux, décors et costumes sont dûs à Patrick Kinmonth, et la dramaturgie à Willem Bruls, (que je m'en souvienne, pour bien m'en méfier!). Celui-ci a beau disserté très habilement dans la notice sur les multiples implications psychologiques et dramaturgiques du livret de Braccioli, le résultat qu'il a tiré de ses réflexions ne convainc pas. On ne pouvait davantage dépouiller un livret de sa sève, et surtout de sa variété, qu'il n'a fait.

Je ne suis pas assez naïf pour espérer qu'on nous rende l'atmosphère de fantastique chevaleresque, coloré, emplumé, luxuriant, qui devait être celle de ces opéras baroques, sous-titrés "héroico-magiques", mais ce n'est pas avec des productions aussi sinistres qu'on fera croire à leur viabilité.

La notice du DVD nous raconte les sept années de difficultés rencontrées par Spinosi, son orchestre et ses chanteurs, pour monter cet opéra. Au niveau d'indigence visuelle que présente cette production, on se dit qu'ils ont combattu pour rien et que le film d'une version de concert aurait été bien suffisant. Car, heureusement, il y la musique de Vivaldi, les voix et l'orchestre. Quoiqu'à un très haut niveau, Jennifer Larmore (Alcina), Verónica Cangemi (Angelica), et Kristina Hammarström, (Bradamante), ne sont pas irréprochables, mais Marie-Nicole Lemieux (Orlando) Philippe Jaroussky (Ruggiero), Romina Basso (Medoro), Christian Senn (Astolfo), sont, eux, absolument époustouflants de pureté, de souplesse, et d'expressivité. Quant à l'orchestre et à la direction de Spinosi, qui n'ont pas fait l'unanimité lors de la sortie de l'enregistrement CD en 2004, les sept années de répétitions, de concerts et de réflexion ne leur ont pas été inutiles. La vivacité rythmique est toujours là, mais la muscalité s'est affinée. Il suffit pour s'en rendre compte d'écouter, entre autres, le magnifique aria de Ruggiero, "Sol da te...", avec son enjôleur solo de flûte. Oui, la variété, le chatoiement, la luxuriance, et une vraie poésie, sortent de la fosse, quand l'indigence, la monotonie, la sinistrose règnent sur scène.

Alors encore un DVD à regarder les yeux fermés ? Hélas, oui !
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