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Et pratiquement jusqu'à la fin, je les ai cru, m'accrochant même à la promesse la plus farfelue et la plus irréaliste. Ainsi est faite la vie d'un otage : on se donne toujours une raison d'attendre.Vaillant et cherchant à conjurer définitivement par l'écriture ce souvenir long de huit mois, Brice Fleutiaux retrace son incroyable parcours d'otage en Tchétchénie. Tous les jours, il a cru à une libération prochaine, car très vite, il a su ce qu'il valait sur le marché des otages : l'équivalent de quelques dizaines de roquettes nécessaires aux Tchétchènes pour se défendre contre les raids aériens russes. C'est à peu près le prix de rançon exigé pour un journaliste français indépendant comme lui. On l'a promené dans toute la Tchétchénie, de la capitale Grozny jusqu'aux grottes des montagnes les plus reculées. Il a failli craquer à de nombreuses reprises et a vécu la séduction du suicide. Il s'est aussi enivré à la vodka, évadé dans la fumée d'herbe avec ses geôliers. Et a réussi finalement à tenir jusqu'au bout. Composé à partir du journal écrit sur le vif par Brice Fleutiaux, Otage en Tchétchénie est un récit très tendu et très fort. Témoignage unique sur les conditions de vie d'un otage, il décrypte aussi les codes et les mécanismes complexes de cette guerre que les médias ont tant de mal à couvrir. --Denis Gombert
Un mot de l'éditeur
Brice Fleutiaux raconte son «incroyable expérience» dotage en Tchétchénie, pays insaisissable quaucun journaliste et pour cause na côtoyé aussi longtemps.
Quatrième de couverture
Depuis 1989, Brice Fleutiaux, journaliste de 32 ans, couvre tous les points chauds de la planète. Avide de rencontres et de connaissances, il apprend la langue des pays quil visite et se passionne pour leur culture et leur passé. Farouchement indépendant et dune grande humanité, il affectionne les «petits» sujets, ceux qui le rapprochent du quotidien des gens.
Le 28 septembre 1999, Brice Fleutiaux se rend en Tchétchénie pour témoigner de la souffrance dun peuple en détresse. Il décide de braver les dangers dune région où les rares journalistes qui sy aventurent bénéficient soit du soutien logistique et financier dun grand média, soit de fortes complicités sur le terrain.
Tout se passe très vite: à peine arrivé à Grozny, il tente de rentrer en contact avec lentourage du président tchétchène, mais il tombe sur un chef de guerre qui évalue rapidement la valeur de sa prise. Dépouillé de ses maigres effets, il est désormais lesclave dune de ces bandes armées tchétchènes qui pratiquent sans états dâme guérilla antirusse et grand banditisme. Sa vie et celle de ses proches basculent dans un calvaire long de huit mois.
Il est transporté dun lieu de captivité à lautre, passant de groupe en groupe, tantôt en ville tantôt à la montagne. Au cours de ses mois de détention, sa condition dotage sest sensiblement améliorée: «Je suis passé du statut de larbin, préposé au bois à couper ou à la corvée de patates, à celui du compagnon dinfortune. Il y a eu des affinités, peut-être même certaines amitiés», confie-t-il.
Durant sa détention, Brice ignore tout de la campagne en faveur de sa libération qui a mobilisé lensemble de sa famille ainsi que de nombreux journalistes et défenseurs des droits de lhomme. On découvre dans ce livre, parallèlement au témoignage de Brice, les différentes étapes de la campagne menée à Paris et à Toulouse avec son lot dincertitudes, de rumeurs, de fausses informations, dintermédiaires louches et de rencontres formidables. On lit la détresse mais aussi lincroyable force des proches de Brice et la conviction des membres de Reporters sans frontières pour qui «le silence est la deuxième prison des otages».
Le 28 septembre 1999, Brice Fleutiaux se rend en Tchétchénie pour témoigner de la souffrance dun peuple en détresse. Il décide de braver les dangers dune région où les rares journalistes qui sy aventurent bénéficient soit du soutien logistique et financier dun grand média, soit de fortes complicités sur le terrain.
Tout se passe très vite: à peine arrivé à Grozny, il tente de rentrer en contact avec lentourage du président tchétchène, mais il tombe sur un chef de guerre qui évalue rapidement la valeur de sa prise. Dépouillé de ses maigres effets, il est désormais lesclave dune de ces bandes armées tchétchènes qui pratiquent sans états dâme guérilla antirusse et grand banditisme. Sa vie et celle de ses proches basculent dans un calvaire long de huit mois.
Il est transporté dun lieu de captivité à lautre, passant de groupe en groupe, tantôt en ville tantôt à la montagne. Au cours de ses mois de détention, sa condition dotage sest sensiblement améliorée: «Je suis passé du statut de larbin, préposé au bois à couper ou à la corvée de patates, à celui du compagnon dinfortune. Il y a eu des affinités, peut-être même certaines amitiés», confie-t-il.
Durant sa détention, Brice ignore tout de la campagne en faveur de sa libération qui a mobilisé lensemble de sa famille ainsi que de nombreux journalistes et défenseurs des droits de lhomme. On découvre dans ce livre, parallèlement au témoignage de Brice, les différentes étapes de la campagne menée à Paris et à Toulouse avec son lot dincertitudes, de rumeurs, de fausses informations, dintermédiaires louches et de rencontres formidables. On lit la détresse mais aussi lincroyable force des proches de Brice et la conviction des membres de Reporters sans frontières pour qui «le silence est la deuxième prison des otages».
«Une vraie leçon de vie», conclura Brice Fleutiaux, alors que ses proches craignent que, malgré la joie des retrouvailles, «rien ne soit plus comme avant».