Otto Klemperer


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Biographie

La ville de Breslau où naît Otto Klemperer le 14 mai 1885 fait alors partie de l'Empire allemand avant d'être rétrocédé à la Pologne qui la rebaptise Wroclaw.

Fils d'un commerçant praguois dont le cousinage comprend le philologue et écrivain Victor Klemperer et deux physiciens de grande réputation, le jeune homme entreprend des études de piano et de violon au Conservatoire Hoch de Francfort puis aux Conservatoires Klindworth-Scharwenka et Stern à Berlin sous l'égide de James Kwast, d'une influence prépondérante pour la technique instrumentale et de Hans Pfitzner pour la composition. Otto ... Lire la suite

La ville de Breslau où naît Otto Klemperer le 14 mai 1885 fait alors partie de l'Empire allemand avant d'être rétrocédé à la Pologne qui la rebaptise Wroclaw.

Fils d'un commerçant praguois dont le cousinage comprend le philologue et écrivain Victor Klemperer et deux physiciens de grande réputation, le jeune homme entreprend des études de piano et de violon au Conservatoire Hoch de Francfort puis aux Conservatoires Klindworth-Scharwenka et Stern à Berlin sous l'égide de James Kwast, d'une influence prépondérante pour la technique instrumentale et de Hans Pfitzner pour la composition. Otto Klemperer qui s'oriente très tôt dans une carrière de chef d'orchestre effectue des débuts de longue haleine en dirigeant une cinquantaine de représentations de l'opéra Orphée aux enfers de Jacques Offenbach.

L'amitié de Mahler

En 1905, le jeune chef d'orchestre fait une rencontre décisive en la personne du compositeur Gustav Mahler lors d'une répétition de la Symphonie n°2 . Impressionné par le Scherzo de cette symphonie qu'il interprète de mémoire au piano, Mahler le recommande à l'Opéra de Prague qui l'engage comme chef de choeur et de l'orchestre pendant trois ans. Klemperer conservera toute sa vie le carton envoyé par le compositeur. En 1910, les deux hommes se retrouvent à la première de la Symphonie n°8 dite des « Mille » créée à Munich.

Établi à la direction de l'Orchestre de Hambourg (toujours par l'entremise de Gustav Mahler) où il reste deux années, Otto Klemperer conduit successivement les orchestres de Barmen (1912-1913), de l'Opéra de Strasbourg (1914-1917), de l'Opéra de Cologne (1917-1924) et de celui de Wiesbaden jusqu'en 1927. De par ces différents postes, Klemperer a l'occasion de tourner à Barcelone, Rome, en U.R.S.S. et aux États-Unis.

L'exil américain

En charge de l'ancien Opéra Kroll, situé face au Reichstag à Berlin, le chef d'orchestre en poste de 1927 à 1931 se crée une réputation d'avant-gardiste en proposant des programmes relevés incluant les compositeurs contemporains Arnold Schönberg (qui lui donna quelques leçons dans sa jeunesse), Paul Hindemith (les opéras Cardillac et Neues von Tag ), Kurt Weill, Franz Schreker, Ernst Krenek, Stravinski ( Oedipe roi ) et Leos Janácek dont il dirige l'opéra De la maison des morts . Otto Klemperer, d'origine juive, commence à subir les pressions du régime nazi qui le pousse à démissionner. Un comble pour celui qui a été décoré par Goering pour son apport à la culture germanique. L'arrivée de Hitler au pouvoir en 1933 contraint à s'exiler celui qui s'était converti au catholicisme en 1919.

Réfugié aux États-Unis après un détour par l'Autriche et la Suisse, le chef dirige l'Orchestre Philharmonique de Los Angeles et se fait naturaliser citoyen américain en 1937. Il reprend le répertoire de Beethoven, de Brahms et de Mahler qu'il hisse à un niveau de perfection et introduit Arnold Schönberg (réfugié dans la même ville) au public américain. Le chef d'orchestre sujet à de fréquentes dépressions et des accès de cyclothimie alterne entre l'Orchestre Philharmonique de New York et l'Orchestre Symphonique de Philadelphie où d'autres directeurs lui sont préférés pour les fonctions permanentes (Eugène Ormandy chez l'un, John Barbirolli et Arthur Rodzinski pour l'autre).

Klemperer vit alors très mal les critiques sur ses orientations musicales pro-germanique et contemporaine. Après un passage à l'Orchestre symphonique de Pittsburgh, les premiers signes de désordre mental apparaissent. Opéré d'une tumeur cérébrale en 1939, il garde le visage partiellement paralysé et fréquente des établissements spécialisés.

Retour en Europe

Déchu de son poste à Los Angeles, Klemperer regagne l'Europe à l'après-guerre et travaille à l'Opéra de Budapest jusqu'en 1950. Le chef d'orchestre itinérant collabore ensuite avec l'Orchestre royal du Danemark, l'Orchestre Symphonique de Montréal jusqu'en 1957, le Concertgebouw Orchestra d'Amsterdam et le Philharmonia de Londres où le producteur Walter Legge l'accueille les bras ouverts pour enregistrer plusieurs cycles de symphonies de ses compositeurs fétiches. Installé en Suisse, Otto Klemperer passe les dernières années de sa vie à travailler à l'Opéra royal de Covent Garden où il dirige des productions de La Flûte enchantée (1962) et de Lohengrin (1963), le plus souvent dans la position assise en raison d'une paralysie survenue après un accident domestique.

En 1970, lors de sa dernière tournée, il dirige l'Orchestre d'Israël à Jérusalem dans le cycle des Concertos brandebourgeois de Bach ainsi que les trois dernières symphonies de Mozart. Le chef qui a pris la nationalité israélienne prend sa retraite l'année suivante. Otto Klemperer décède le 6 juillet 1973 à Zürich (Suisse) à l'âge de 88 ans et est enterré au cimetière israélite de la ville.

Outre son imposant legs de chef d'orchestre, Otto Klemeperer laisse une oeuvre de compositeur comprenant six symphonies, une messe, l'opéra Das Ziel , plusieurs lieder et neuf quatuors à cordes. Copyright 2014 Music Story Loïc Picaud

La ville de Breslau où naît Otto Klemperer le 14 mai 1885 fait alors partie de l'Empire allemand avant d'être rétrocédé à la Pologne qui la rebaptise Wroclaw.

Fils d'un commerçant praguois dont le cousinage comprend le philologue et écrivain Victor Klemperer et deux physiciens de grande réputation, le jeune homme entreprend des études de piano et de violon au Conservatoire Hoch de Francfort puis aux Conservatoires Klindworth-Scharwenka et Stern à Berlin sous l'égide de James Kwast, d'une influence prépondérante pour la technique instrumentale et de Hans Pfitzner pour la composition. Otto Klemperer qui s'oriente très tôt dans une carrière de chef d'orchestre effectue des débuts de longue haleine en dirigeant une cinquantaine de représentations de l'opéra Orphée aux enfers de Jacques Offenbach.

L'amitié de Mahler

En 1905, le jeune chef d'orchestre fait une rencontre décisive en la personne du compositeur Gustav Mahler lors d'une répétition de la Symphonie n°2 . Impressionné par le Scherzo de cette symphonie qu'il interprète de mémoire au piano, Mahler le recommande à l'Opéra de Prague qui l'engage comme chef de choeur et de l'orchestre pendant trois ans. Klemperer conservera toute sa vie le carton envoyé par le compositeur. En 1910, les deux hommes se retrouvent à la première de la Symphonie n°8 dite des « Mille » créée à Munich.

Établi à la direction de l'Orchestre de Hambourg (toujours par l'entremise de Gustav Mahler) où il reste deux années, Otto Klemperer conduit successivement les orchestres de Barmen (1912-1913), de l'Opéra de Strasbourg (1914-1917), de l'Opéra de Cologne (1917-1924) et de celui de Wiesbaden jusqu'en 1927. De par ces différents postes, Klemperer a l'occasion de tourner à Barcelone, Rome, en U.R.S.S. et aux États-Unis.

L'exil américain

En charge de l'ancien Opéra Kroll, situé face au Reichstag à Berlin, le chef d'orchestre en poste de 1927 à 1931 se crée une réputation d'avant-gardiste en proposant des programmes relevés incluant les compositeurs contemporains Arnold Schönberg (qui lui donna quelques leçons dans sa jeunesse), Paul Hindemith (les opéras Cardillac et Neues von Tag ), Kurt Weill, Franz Schreker, Ernst Krenek, Stravinski ( Oedipe roi ) et Leos Janácek dont il dirige l'opéra De la maison des morts . Otto Klemperer, d'origine juive, commence à subir les pressions du régime nazi qui le pousse à démissionner. Un comble pour celui qui a été décoré par Goering pour son apport à la culture germanique. L'arrivée de Hitler au pouvoir en 1933 contraint à s'exiler celui qui s'était converti au catholicisme en 1919.

Réfugié aux États-Unis après un détour par l'Autriche et la Suisse, le chef dirige l'Orchestre Philharmonique de Los Angeles et se fait naturaliser citoyen américain en 1937. Il reprend le répertoire de Beethoven, de Brahms et de Mahler qu'il hisse à un niveau de perfection et introduit Arnold Schönberg (réfugié dans la même ville) au public américain. Le chef d'orchestre sujet à de fréquentes dépressions et des accès de cyclothimie alterne entre l'Orchestre Philharmonique de New York et l'Orchestre Symphonique de Philadelphie où d'autres directeurs lui sont préférés pour les fonctions permanentes (Eugène Ormandy chez l'un, John Barbirolli et Arthur Rodzinski pour l'autre).

Klemperer vit alors très mal les critiques sur ses orientations musicales pro-germanique et contemporaine. Après un passage à l'Orchestre symphonique de Pittsburgh, les premiers signes de désordre mental apparaissent. Opéré d'une tumeur cérébrale en 1939, il garde le visage partiellement paralysé et fréquente des établissements spécialisés.

Retour en Europe

Déchu de son poste à Los Angeles, Klemperer regagne l'Europe à l'après-guerre et travaille à l'Opéra de Budapest jusqu'en 1950. Le chef d'orchestre itinérant collabore ensuite avec l'Orchestre royal du Danemark, l'Orchestre Symphonique de Montréal jusqu'en 1957, le Concertgebouw Orchestra d'Amsterdam et le Philharmonia de Londres où le producteur Walter Legge l'accueille les bras ouverts pour enregistrer plusieurs cycles de symphonies de ses compositeurs fétiches. Installé en Suisse, Otto Klemperer passe les dernières années de sa vie à travailler à l'Opéra royal de Covent Garden où il dirige des productions de La Flûte enchantée (1962) et de Lohengrin (1963), le plus souvent dans la position assise en raison d'une paralysie survenue après un accident domestique.

En 1970, lors de sa dernière tournée, il dirige l'Orchestre d'Israël à Jérusalem dans le cycle des Concertos brandebourgeois de Bach ainsi que les trois dernières symphonies de Mozart. Le chef qui a pris la nationalité israélienne prend sa retraite l'année suivante. Otto Klemperer décède le 6 juillet 1973 à Zürich (Suisse) à l'âge de 88 ans et est enterré au cimetière israélite de la ville.

Outre son imposant legs de chef d'orchestre, Otto Klemeperer laisse une oeuvre de compositeur comprenant six symphonies, une messe, l'opéra Das Ziel , plusieurs lieder et neuf quatuors à cordes. Copyright 2014 Music Story Loïc Picaud

La ville de Breslau où naît Otto Klemperer le 14 mai 1885 fait alors partie de l'Empire allemand avant d'être rétrocédé à la Pologne qui la rebaptise Wroclaw.

Fils d'un commerçant praguois dont le cousinage comprend le philologue et écrivain Victor Klemperer et deux physiciens de grande réputation, le jeune homme entreprend des études de piano et de violon au Conservatoire Hoch de Francfort puis aux Conservatoires Klindworth-Scharwenka et Stern à Berlin sous l'égide de James Kwast, d'une influence prépondérante pour la technique instrumentale et de Hans Pfitzner pour la composition. Otto Klemperer qui s'oriente très tôt dans une carrière de chef d'orchestre effectue des débuts de longue haleine en dirigeant une cinquantaine de représentations de l'opéra Orphée aux enfers de Jacques Offenbach.

L'amitié de Mahler

En 1905, le jeune chef d'orchestre fait une rencontre décisive en la personne du compositeur Gustav Mahler lors d'une répétition de la Symphonie n°2 . Impressionné par le Scherzo de cette symphonie qu'il interprète de mémoire au piano, Mahler le recommande à l'Opéra de Prague qui l'engage comme chef de choeur et de l'orchestre pendant trois ans. Klemperer conservera toute sa vie le carton envoyé par le compositeur. En 1910, les deux hommes se retrouvent à la première de la Symphonie n°8 dite des « Mille » créée à Munich.

Établi à la direction de l'Orchestre de Hambourg (toujours par l'entremise de Gustav Mahler) où il reste deux années, Otto Klemperer conduit successivement les orchestres de Barmen (1912-1913), de l'Opéra de Strasbourg (1914-1917), de l'Opéra de Cologne (1917-1924) et de celui de Wiesbaden jusqu'en 1927. De par ces différents postes, Klemperer a l'occasion de tourner à Barcelone, Rome, en U.R.S.S. et aux États-Unis.

L'exil américain

En charge de l'ancien Opéra Kroll, situé face au Reichstag à Berlin, le chef d'orchestre en poste de 1927 à 1931 se crée une réputation d'avant-gardiste en proposant des programmes relevés incluant les compositeurs contemporains Arnold Schönberg (qui lui donna quelques leçons dans sa jeunesse), Paul Hindemith (les opéras Cardillac et Neues von Tag ), Kurt Weill, Franz Schreker, Ernst Krenek, Stravinski ( Oedipe roi ) et Leos Janácek dont il dirige l'opéra De la maison des morts . Otto Klemperer, d'origine juive, commence à subir les pressions du régime nazi qui le pousse à démissionner. Un comble pour celui qui a été décoré par Goering pour son apport à la culture germanique. L'arrivée de Hitler au pouvoir en 1933 contraint à s'exiler celui qui s'était converti au catholicisme en 1919.

Réfugié aux États-Unis après un détour par l'Autriche et la Suisse, le chef dirige l'Orchestre Philharmonique de Los Angeles et se fait naturaliser citoyen américain en 1937. Il reprend le répertoire de Beethoven, de Brahms et de Mahler qu'il hisse à un niveau de perfection et introduit Arnold Schönberg (réfugié dans la même ville) au public américain. Le chef d'orchestre sujet à de fréquentes dépressions et des accès de cyclothimie alterne entre l'Orchestre Philharmonique de New York et l'Orchestre Symphonique de Philadelphie où d'autres directeurs lui sont préférés pour les fonctions permanentes (Eugène Ormandy chez l'un, John Barbirolli et Arthur Rodzinski pour l'autre).

Klemperer vit alors très mal les critiques sur ses orientations musicales pro-germanique et contemporaine. Après un passage à l'Orchestre symphonique de Pittsburgh, les premiers signes de désordre mental apparaissent. Opéré d'une tumeur cérébrale en 1939, il garde le visage partiellement paralysé et fréquente des établissements spécialisés.

Retour en Europe

Déchu de son poste à Los Angeles, Klemperer regagne l'Europe à l'après-guerre et travaille à l'Opéra de Budapest jusqu'en 1950. Le chef d'orchestre itinérant collabore ensuite avec l'Orchestre royal du Danemark, l'Orchestre Symphonique de Montréal jusqu'en 1957, le Concertgebouw Orchestra d'Amsterdam et le Philharmonia de Londres où le producteur Walter Legge l'accueille les bras ouverts pour enregistrer plusieurs cycles de symphonies de ses compositeurs fétiches. Installé en Suisse, Otto Klemperer passe les dernières années de sa vie à travailler à l'Opéra royal de Covent Garden où il dirige des productions de La Flûte enchantée (1962) et de Lohengrin (1963), le plus souvent dans la position assise en raison d'une paralysie survenue après un accident domestique.

En 1970, lors de sa dernière tournée, il dirige l'Orchestre d'Israël à Jérusalem dans le cycle des Concertos brandebourgeois de Bach ainsi que les trois dernières symphonies de Mozart. Le chef qui a pris la nationalité israélienne prend sa retraite l'année suivante. Otto Klemperer décède le 6 juillet 1973 à Zürich (Suisse) à l'âge de 88 ans et est enterré au cimetière israélite de la ville.

Outre son imposant legs de chef d'orchestre, Otto Klemeperer laisse une oeuvre de compositeur comprenant six symphonies, une messe, l'opéra Das Ziel , plusieurs lieder et neuf quatuors à cordes. Copyright 2014 Music Story Loïc Picaud


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