Sans contestation Booba est l'une des ferrari du rap français au meme titre que Tandem, rohff ou Kery James. Cependant, force est de constater qu'on est de plus en plus loin des freestyles time bomb et que l'on s'enfonce dans les clichés du rap bling bling. Rien d'autre que de l'egotrip : gun, biceps, femmes et tatouages illustrent la pochette comme les lyrics du rappeur qui reprend point par point les codes US qui rendent le rap outre atlantique actuel pour le moins redondant. On ressent la meme différence entre cet album et le dernier d'ideal j qu'entre le zapping et un documentaire de Michael Moore, l'un nous en met plein les yeux, fait sursauter mais soustrait chaque situation de son contexte et saoul au bout de 15 minutes. Alors que le second, bien qu'il nécessite plus d'attention et qu'il ne se découvre que sur la duréee nous marque réellement et fait passer un message fort. C'est pourquoi l'album de Booba, bien qu'il nous sorte de pures phases, ressemble davantage à un film de gangster qu'à la réalité de notre quotidien. En celà l'album est bien mais seuls les prods permettent de différencier un titre plutôt que l'autre. On a donc souvent tendence à zapper. MC surdoué sans doute mais on pleure l'époque lunatic. Imaginez cet album avec des featurings de Ill, Oxmo ou Ali... En tout cas merci l'acteur et prions qu'il ne réponde pas aux attaques qui semblent en préparation de certains autres rappeurs.