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13 internautes sur 13 ont trouvé ce commentaire utile
5.0 étoiles sur 5
un excellent thriller d'une grande pertinence idéologique,
Par
Ce commentaire fait référence à cette édition : Our Kind of Traitor (Relié)
John Le Carré est plus qu'un écrivain, c'est une légende, un colosse de la littérature contemporaine, l'un des quatre ou cinq romanciers les plus importants actuellement en activité. Grand admirateur de Balzac, il est, lui aussi, à sa façon, depuis cinquante ans, l'auteur d'une véritable Comédie Humaine qui brasse sur plus de vingt romans parfois monumentaux un nombre considérable de personnages et d'événements historiques. Seule différence avec le monde balzacien, celui de Le Carré est parallèle. C'est le monde de l'espionnage, des filatures, des traîtres, des transfuges, des manips, le monde de l'ombre, de la duplicité, du mensonge, du danger.Espion lui-même pendant de nombreuses années, Le Carré sait de quoi il parle et il en parle admirablement. C'est bien sûr avec la publication, en 1963, de L'espion qui venait du froid, son chef-d'oeuvre, qu'il trouva véritablement sa voix et son public, révolutionnant par la même occasion un genre littéraire alors phagocyté par Ian Fleming. Depuis lors, livre après livre, décennie après décennie, Le Carré, inlassablement, n'a cessé d'explorer les rouages intimes du monde contemporain, faisant preuve d'une finesse d'analyse, d'un art de l'intrigue et d'un sens de l'atmosphère que la plupart de ses confrères doivent secrètement lui envier. En vérité, nul besoin d'être féru d'espionnage pour apprécier Le Carré. Pas plus qu'il ne faut avoir le pied marin pour apprécier Conrad. Non, il suffit d'aimer la bonne littérature, celle qui sait raconter des histoires intéressantes d'une plume talentueuse. Certains, à la chute du communisme, crurent que le roman d'espionnage n'y survivrait pas. Or il a survécu. Il s'est transformé. Sous la plume de Le Carré, il est devenu le théâtre d'un nouvel affrontement, non plus entre le communisme et le capitalisme, mais au sein même du capitalisme. C'était le cas, notamment, dans l'excellent The Constant Gardener et ça l'est à nouveau dans ce vingt-deuxième opus du Maître qui nous plonge cette fois dans le marécage bourbeux des filières internationales de l'argent sale, avec leur cortège de combines sordides et de corruption à grande échelle. A 80 ans, Le Carré reste décidément un observateur attentif et extrêmement critique des travers de notre monde! Certaines pages de ce livre vibrent d'une juste colère et d'une saine indignation face à la cupidité et à l'absence de scrupules des sociétés occidentales. En perdant son ennemi héréditaire, le communisme, nous dit Le Carré, le capitalisme est devenu fou. L'enjeu essentiel des années à venir sera donc de juguler cette folie avant qu'il ne soit trop tard. Puisse ce message de raison être entendu! Aidez d'autres clients à trouver les commentaires les plus utiles
9 internautes sur 9 ont trouvé ce commentaire utile
5.0 étoiles sur 5
George Smiley turns in his grave,
Par
Ce commentaire fait référence à cette édition : Our Kind of Traitor (Relié)
Two or three summers ago a top British politician called Peter Mandelson (PM) was spotted on a luxury yacht owned by a Russian aluminium tycoon called Oleg Deripaska and PM was not the only British notable on board.JLC's 22nd novel is a brilliantly-plotted, -researched and -written novel about love, honour and betrayal. OKT is primarily an assault on Britain's ruling strata. And only secondly about the Kremlin's campaign to control Russian organized crime much as they subdued the oligarchs a decade earlier: "Share with us, or else!" The oligarchs complied, fled abroad or were jailed. Dealing with Russia's crime syndicates is harder. They are age-old brotherhoods of "honourable criminals" ("vory") living by strict codes whereby talking to, let alone dealing with the State is a sin punishable by death. But in this novel this Russian version of "omertá" is breached somewhere, somehow: Russia's seven richest and best-organized crime syndicates are anxious to make a deal with the Kremlin. But there is one major obstacle. His name is Dima, which is short for Dimitri, an honourable criminal since the age of 14, who survived 15 years in ice-cold Kolyma, and has since worked his way up to become the world's best money launderer on behalf of himself and the Seven Brotherhoods. Now he is doomed because he knows too much and is not willing to sell out, deal with the State. He is a blunt, bearlike, forceful, emotional and desperate Russian with only days or weeks to live once he has signed over his private business empire to the Seven Brotherhoods and is forced to disclose where he has hidden their massive fortunes, when the book starts. From his bolt hole on the island of Antigua Dima makes a last-ditch effort to save at least his family by challenging young Oxford lecturer Peregrine ("Perry") Makepiece to a game of tennis. Perry and his lawyer girlfriend Gail fall prey to the charms of Dima and his mournful extended family. Perry pens down what Dima tells him about his life and works, because he wants a deal with the British government to save his family in exchange for a full account of his awesome whitewashing career, hoping Perry is a British spy or knows one. Perry's 28-page account, when he and Gail return home, does reach British intelligence. But... I hope this rich book is not JLC's parting shot at writing, because OKT is in my humble opinion his best. The context and descriptions are like watching a film, the characters and dialogues are great and the moral implications of this tale go beyond anything JLC has written before. OKT is a square assault on corruption and rent-seeking behaviour by key members of Britain's establishment in government, parliament, the press, and esp. the sacred square mile of the City, where blood money of many types and provenances is banked, invested, transferred at lightning speed to fresher pastures and back again, for no purpose or wider benefit to wider humanity. The Square Mile and its many paid advocates welcome the establishment of the banking arm of the Arena Conglomerate of the Seven Brotherhoods warmly, with its promise of bringing hundreds of billions to London and of plentiful investments in moribund industries in a near-bankrupt country. Very rich and deep book. True masterpiece. Aidez d'autres clients à trouver les commentaires les plus utiles
1.0 étoiles sur 5
largeprint,
Ce commentaire fait référence à cette édition : Our Kind of Traitor (Broché)
The text is largeprint which I fail to see in book description when ordering and which I did not want.Our Kind of Traitor
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