Angélique Kidjo est sans aucun doute la grande prêtresse de la musique africaine et ses albums précédents (notamment Black Ivory Soul et Oremi)ont montré tout son talent. Dans ce nouveau disque, Angélique est allée chercher sa source musicale aux Caraïbes et, si ce choix peut déconcerter au premier abord, le résultat est particulièrement réussi.
Dès les premiers accords de Seyin Djro, on se retrouve projeté dans l'ambiance chaude et dansante de la salsa et des mérengués dont les rythmes se mélangent parfaitement aux sonorités africaines bien présentes dans l'album (ne serait-ce que par les paroles). Je mets au défi quiconque de ne pas avoir envie de danser sur Macumba ou sur Congoleo. Seule réserve, le duo avec Henri Salvador, qui, selon moi, est bien faible compte tenu du talent de ces deux interprètes.
Mais dans l'ensemble ce disque est vraiment bon et est un pont musical parfait entre les Caraïbes et le continent Africain.