Impossible de ne pas faire l'évident rapprochement entre ce "Péma Ling" et "Le Lama Blanc", aussi dessiné par Bess, mais scénarisé par Jodorowsky. Cette série, qui avait fortement marqué par son approche philosophique subtilement dosée pour élever le débat et le scénario sans le rendre chiant et ampoulé, s'imposait comme novatrice, utilisant aussi l'action et l'aventure. "Le Lama Blanc" reste une référence, c'est indubitable...
Eh bien je considère (après 5 tomes lus) que ce "Péma Ling" lui arrive presque au même niveau (disons 4 sur 5, pour 5 sur 5 au Lama Blanc). On a l'impression que Bess ne s'est jamais vraiment remis de sa collaboration avec Jodo et de son étude du monde tibétain, et qu'il a consacré sang et eau à SON oeuvre, les aventures de la petite Péma...
Tout comme dans l'ouvrage de référence, l'on va retrouver les cotés durs du scénario, les injustices, la cruauté... mais aussi l'élévation, l'action, etc. Et tout cela au travers du parcours inattendu de la petite Péma Ling, qui deviebndra chef de guerre au long de cette saga fort réussie.
A considérer comme un tout de qualité égale d'un tome à l'autre, cette série poursuit son chemin avec régularité, tant au niveau de ses sorties que de la qualité de son contenu.
Je recommande donc chaudement cette oeuvre excellente qui consacre un Bess extrêmement inspiré... comme jamais !