Détails sur le produit
Souhaitez-vous compléter ou améliorer les informations sur ce produit ? Ou faire modifier les images?
|
Mots-clés inspirés de produits similaires(De quoi s'agit-il ?)Soyez le premier à ajouter un mot-clé pertinent (fortement associé à ce produit)
|
|
Partagez votre opinion avec les autres clients:
|
||||||||||||||||||||||
|
Commentaires client les plus utiles
6 internautes sur 6 ont trouvé ce commentaire utile
5.0 étoiles sur 5
ROBIN DES CASBAH,
Par
Ce commentaire fait référence à cette édition : Pépé le Moko (DVD)
PEPE LE MOKO est un des plus fameux films de Julien Duvivier. Il n'appartient pas au Réalisme Poétique, cher à Carné et Prévert. Duvivier, comme Autant-Lara, ou plus tard Clouzot, donnait dans le Réalisme Noir. L'action se situe dans la casbah d'Alger, à la fin des années trente. Pépé le Moko est un célèbre gangster, qui échappe à la police, grâce à un réseau d'amis et de complices, soucieux de protéger ce "Robin des Bois", ce grand frère, ce père protecteur. Mais l'inspecteur Slimane, de la police locale, est un homme patient, qui attend le faux pas de Pépé, pour lui mettre la main dessus...Le film commence par une visite accélérée de la casbah, faite de ruelles étroites, terrasses communicantes, porches sombres, et passages secrets. C'est le repère de Pépé, avec sa bande. Duvivier débute son film comme un documentaire, avant de bifurquer vers le film policier. Trahison, fusillades, poursuites, le tout est rondement mené. La mise en scène de Duvivier est rapide, et l'image s'inspire de l'expressionnisme allemand des années 30, avec contre plongées, clairs-obscurs. Cet esthétique préfigure le Film Noir américain. Mais que serait Pépé sans Gabin ? Il domine de film, en chef charismatique. Lorsqu'il rencontre Gaby, une parisienne oisive venue s'encanailler auprès des voyous, Duvivier nous fait le coup de la lumière tamisée sur les yeux bleus de Gabin. Classique. Mais le metteur en scène détourne cette figure de style, pour nous montrer que le regard clair de Pépé glisse rapidement des yeux de la belle, à ses bijoux ! Nous avons droit aussi à la scène de colère, inhérente aux films avec Gabin, comme dans LES BAS FONDS ou LE JOUR SE LEVE. Classique, encore une fois. On retrouve la bande à Gabin, comme Gaston Modot, Charpin (admirable en indic fielleux) et Dalio, grimé en Algérien ! PEPE LE MOKO est un grand classique, un grand numéro d'acteur, truffé de seconds rôles, de mots d'auteur (Henri Jeanson aux dialogues en fait d'ailleurs un peu beaucoup...), grande tragédie amoureuse, doublée d'un polar haletant. Un mot de cette édition DVD : le résumé de la jaquette raconte la fin de film, attention de ne pas le lire ! L'image, prétendument remasterisée, est bonne, mais souvent floue sur les côtés. Aidez d'autres clients à trouver les commentaires les plus utiles
5 internautes sur 5 ont trouvé ce commentaire utile
5.0 étoiles sur 5
ROBIN DE LA CASBAH,
Par
Ce commentaire fait référence à cette édition : Pépé le Moko (DVD)
PEPE LE MOKO est un des plus fameux films de Julien Duvivier. Il n'appartient pas au Réalisme Poétique, cher à Carné et Prévert. Duvivier, comme Autant-Lara, ou plus tard Clouzot, donnait dans le Réalisme Noir. L'action se situe dans la casbah d'Alger, à la fin des années trente. Pépé le Moko est un célèbre gangster, qui échappe à la police, grâce à un réseau d'amis et de complices, soucieux de protéger ce "Robin des Bois", ce grand frère, ce père protecteur. Mais l'inspecteur Slimane, de la police locale, est un homme patient, qui attend le faux pas de Pépé, pour lui mettre la main dessus...Le film commence par une visite accélérée de la casbah, faite de ruelles étroites, terrasses communicantes, porches sombres, et passages secrets. C'est le repère de Pépé, avec sa bande. Duvivier débute son film comme un documentaire, avant de bifurquer vers le film policier. Trahison, fusillades, poursuites, le tout est rondement mené. La mise en scène de Duvivier est rapide, et l'image s'inspire de l'expressionnisme allemand des années 30, avec contre plongées, clairs-obscurs. Cet esthétique préfigure le Film Noir américain. Mais que serait Pépé sans Gabin ? Il domine de film, en chef charismatique. Lorsqu'il rencontre Gaby, une parisienne oisive venue s'encanailler auprès des voyous, Duvivier nous fait le coup de la lumière tamisée sur les yeux bleus de Gabin. Classique. Mais le metteur en scène détourne cette figure de style, pour nous montrer que le regard clair de Pépé glisse rapidement des yeux de la belle, à ses bijoux ! Nous avons droit aussi à la scène de colère, inhérente aux films avec Gabin, comme dans LES BAS FONDS ou LE JOUR SE LEVE. Classique, encore une fois. On retrouve la bande à Gabin, comme Gaston Modot, Charpin (admirable en indic fielleux) et Dalio, grimé en Algérien ! Le film regorge de morceaux de bravoure, et culmine avec cette scène où Pierrot, le jeune de la bande, blessé, n'a pas assez de force pour abattre celui qui l'a trahi. Ses amis le soutiennent, et guident son bras armé vers le traître. Admirable ! Je ne dirai rien de la fin du film, évidemment, de ce qui causera la perte de ce caîd au grand coeur. PEPE LE MOKO est un grand classique, un grand numéro d'acteur, truffé de seconds rôles, de mots d'auteur (Henri Jeanson aux dialogues en fait d'ailleurs un peu beaucoup...), grande tragédie amoureuse, doublée d'un polar haletant. Un mot de cette édition DVD : le résumé de la jaquette raconte la fin de film, attention de ne pas le lire ! L'image, prétendue remasterisée, est bonne, mais souvent floue sur les côtés. Aidez d'autres clients à trouver les commentaires les plus utiles
3 internautes sur 4 ont trouvé ce commentaire utile
5.0 étoiles sur 5
Pépé de la Casbah,
Par
Ce commentaire fait référence à cette édition : Pépé le Moko (DVD)
Les tribulations d'un caïd réfugié dans la casbah d'Alger, dans les années 30.Tourné dans une Algérie d'opérette reconstituée en studio entre Paris et Marseille, Pépé le Moko est un chef d'oeuvre du cinéma français d'avant-guerre, empreint du romantisme attaché alors à la chaleur moite des colonies... Même si cette casbah là est un décor de cinéma, elle transpire, elle est vénéneuse, généreuse, mystérieuse, comme on imagine que la vraie devait l'être. Un voyou réfugié en son sein peut y trouver refuge aussi longtemps qu'il en respecte les règles. Comme dans le cinéma français de l'époque, ce film est propice aux bons mots (Henri Jeanson) et aux seconds rôles savoureux : Charpin, Dalio, Saturnin Fabre... Mais il doit beaucoup aussi à la mise en scène de Duvivier dont on a dit, à juste titre, qui'l s'inspirait beaucoup des films sur la pègre venus de Hollywood et on ne sera donc pas surpris des parallèles qu'on peut y voir avec, notamment, Scarface. Mais bien sûr, Pépé le Moko c'est avant tout Jean Gabin, peut-être là dans son rôle le plus emblématique. Il est impérial dans ce personnage, tour à tour enjôleur et gamin, et menaçant et dangereux dans la minute qui suit. C'est un bandit d'honneur qui peut se perdre pour un ami... ou pour une femme et c'est un rôle en or pour une star de l'acabit de Gabin. Enfin, dans les seconds rôles, il faut noter la prestation de Fréhel. La grande chanteuse réaliste des années folles avait beaucoup souffert de l'âge et des abus divers et elle apparaît ici obèse et vieillie. Avec talent et un grand courage, elle se confronte dans une scène mémorable avec le souvenir de ce qu'elle fut, jeune et adulée, et c'est bouleversant. Un des plus grands classiques du patrimoine. Et à juste titre. Aidez d'autres clients à trouver les commentaires les plus utiles
Partagez votre opinion avec les autres clients: Créer votre propre commentaire
|
Commentaires client les plus récents |
|
|
|