Présentation de l'éditeur
L'histoire ne connaît qu'un Périgord enfermé dans les limites de la sénéchaussée au traité de Brétigny en 1360. La géologie et le tourisme en donnent quatre, voire cinq, sinon plus. Le Noir, pays de la pierre blonde et de la lauze s'organise autour de Sarlat ; à lui seul, il a tendance à se prendre pour le Périgord tout entier. Le Blanc, de la vallée de la Dronne, entre Brantôme et Ribérac, a été le grenier à blé périgourdin. Le Vert, en arc de cercle de Nontron à Hautefort (qui se veut Noir), reste le pays du bois, des rivières et des prairies, très proche du Limousin. Le Pourpre règne sur ses vignobles de Bergerac à Monbazillac. La région de Périgueux touche à tous les autres. Il y a des châteaux partout. La préhistoire, que l'on a voulu confiner à la Vézère, s'ouvre en de nouveaux sites excentrés. Les vieilles forges sont dans le Périgord vert, mais on a fondu des canons au Bugue, dans le Noir. L'ancien moulin à papier de la Rouzique est dans le Pourpre, mais Payzac met en valeur celui de Vaux, qui est dans le Vert. De la forêt, il y en a partout. Elle fut aussi inquiétante à Hautefaye qu'à Hautefort ou dans la Double, deux domaines décrits par Eugène Le Roy - ou dans le Noir des révoltes. L'Auvézère vrille la roche en gorges, mais la Vézère et la haute Dordogne passent sous les abris rocheux en surplomb. On trouve en Périgord assez d'imaginaire pour nourrir tous les rêves, séduire tous les visiteurs. Cette terre paysanne d'amertumes et de révoltes est devenue "un beau paysage" depuis que le paysage entre dans les compositions picturales et touristiques. Chantal Tanet et Tristan Horlé n'hésitent pas à parler de l'invention d'un paradis. Il y fallait l'imaginaire dans lequel entrent tout à la fois les châteaux, la gastronomie, l'architecture paysanne, la préhistoire, les falaises, les étangs et les bois : l'histoire et les terroirs. Quand on a intégré l'imaginaire périgourdin, on n'est jamais très loin d'un paradis.
Présentation de léditeur
Format : 29 x 27,5 cm, relié sous jaquette, 172 pages en couleurs (avec environ 250 photographies). Le Périgord est aujourdhui perçu comme un morceau de paradis, associé au souvenir de vacances joyeuses et à la bonne chère. Avec laide des cuisiniers et des écrivains, des historiens et des agences de voyage, le Périgord sest transformé face au tourisme. Des vieilles pierres restaurées montent la garde un peu partout et aident à conserver la mémoire dune histoire parfois tourmentée. Le patrimoine historique et naturel est tellement riche en Périgord quil pourrait justifier un livre à lui seul. Depuis la présence des grottes jusquà lomniprésence des châteaux, de multiples lieux attirent le voyageur, sans parler des nombreux sites naturels que représentent les rivières du Périgord : Dordogne, Vézère, Isle, Dronne. Les richesses naturelles que sont les produits du terroir ne sont pas étrangères à lattrait quexerce le Périgord : châtaigne, truffe, vins, foie gras sont autant dattraits gastronomiques. Les auteurs appréhendent le Périgord à travers les quatre régions qui le composent : - Périgord Noir (entre Vézère et Dordogne, autour de Sarlat
), - Périgord Blanc (Périgueux, Ribérac
), - Périgord Vert (Brantôme, Nantron
) - Périgord Pourpre (Bergerac
).
Régine Rosenthal (photographies) et Charles Daney (texte) ont déjà publié précédemment à La Renaissance du Livre deux ouvrages consacrés à Arcachon (2001) et à lEstuaire de la Gironde (2002).