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le 16 septembre 2002
indépendamment de l'intrigue en soi(tension maintenue jusqu'au bout, une fois le livre entamé, on ne le lâche plus),du propos "philosophique" qu'on y trouve(déjà présent(du moins sous forme d'esquisse) dans oeuvres antérieures de Biély), de la force proprement romanesque de l'oeuvre, Petersbourg s'avère époustouflant par la maîtrise dont son auteur fait preuve. L'utilisation de principes propres aux arts plastiques appliqués à l'écriture; une rythmique spécifique(tantôt soutenue, tantôt plus lâche, mais toujours maîtrisé par la redondance, la reprise de certains passages), conférant à l'oeuvre une musicalité indéniable; l'élaboration d'un contexte à l'intérieure d'une architecture oppressante(variant clair et obscur) relevée par des passages proprement burlesques(contrepoids au contexte général,faisant de la lecture de ce livre un vrai plaisir)..tout cela(et bien plus encore) fait de Petersbourg une oeuvre géniale, alliant tout ce qu'on peut rechercher dans la lecture d'un roman à cette maîtrise formelle qui en fait une oeuvre d'art à part entière. Brillant!
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Un roman très déconcertant (notamment en raison de sa dimension onirique et parfois névrotique) et très prenant dont l'action se passe à Saint-Pétersbourg dans un climat pré-révolutionnaire (André Biély a assisté aux évènements de 1905 à Saint-Pétersbourg, sorte de répétition de la révolution de 1917). L'intrigue, menée avec suspense et rebondissements, nous met au contact des diverses réalités sociales de cette immense capitale, qu'il est nécessaire de comprendre: il serait faux en effet de croire que ce monde était simplement partagé en deux, avec d'un coté une poignée d'aristocrates richissimes et de l'autre un peuple misérable travaillé par les idées révolutionnaires. Tous les milieux d'une société plus complexe existaient (les immenses avenues, les quais, les beaux immeubles néoclassiques, ou hausmanniens, ou art nouveau de cette ville magnifique en attestent comme les quartiers plus populaires avec leurs petits immeubles parfois délabrés et leurs arrière-cours). Nous pénétrons avec Biély successivement dans l'intimité de l'intérieur de hauts fonctionnaires et de moins hauts fonctionnaires, de bourgeois aisés ou moins aisés, de gens de petite bourgeoisie et de toute condition, d'intellectuels révolutionnaires, d'illuminés et d'ivrognes en tous genres. L'écriture de Biély se fait tantôt puissamment poétique et tendre pour décrire admirablement les beautés singulières de cette ville gigantesque et obsédante, tantôt burlesque et dérisoire, faisant passer le lecteur du rire aux larmes et jetant un regard critique sur les méfaits de la bureaucratie et de la surveillance policière comme sur l'excitation pleine de déraison des idéologues révolutionnaires. Ayant lu ce beau livre après avoir erré une semaine dans les rues de Pétersbourg, je recommanderais de faire une vsite approfondie des lieux au préalable, faute de quoi les descriptions (de la perspective Nevski, du cavalier de bronze, de la cathédrale Saint-Isaac, des quais ou de l'île Vassilievski, etc) et leur poésie risquent de demeurer inaccessibles. Vivre les nuits blanches et la chaude lumière dorée de l'été tout comme la nuit hivernale, la bise glaciale, et l'éclat de la neige, seraient idéalement des clés permettant de mieux sentir la beauté des envolées de Biély. S'il y a dans ce livre une intrigue principale, des intrigues, des personnages, le héros véritable est en définitive la ville elle-même, Pétersbourg, cette ville mi-réelle, mi-imaginaire à la légende de laquelle Biély a magistralement apporté sa contribution après Pouchkine, Gogol ou Dostoïevski!
Cette édition est agrémentée d'une puissante et lumineuse postface écrite par Georges Nivat en 1966 qu'il faut absolument lire.
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