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5.0 étoiles sur 5
Son meilleur album à ce jour, 13 décembre 2009
Le parcours discographique de
Yellow6 est aussi impressionnant que sa confidentialité affligeante. En effet, si Jon Attwood a vu ses disques publiés un peu partout sur des labels à particulièrement côtés mais faibles tirages certes (comme Darla, Awkward Silence, Enraptured, Bearos, Rocket Racer, etc.), le guitariste n'est pas parvenu à ce jour à sortir d'un cercle restreint.
Néanmoins, l'anglais peut compter sur quelques fans fidèles prêts à suivre sa production discographique éreintante : 6 albums studio auxquels s'ajoute 5 albums live, 1 album de remixes et un nombre hallucinant de format plus ou moins courts (du 7" au mini-album). A tel point que prétendre détenir l'intégralité des disques de Yellow6 tient de la gageure tant Jon Attwood aime distiller ses compositions sans retenue : de disques composés pour Noël (ou n'importe quelles autres occasions) en compilations variées, Yellow6 est apparu sur plus de 50 disques ( !!!) depuis la fin des années 90. A ce rythme-là, celui qui s'avère être finalement le premier anglais signé sur le label Resonant (22 réalisations au compteur, mais pour l'essentiel en provenance d'Islande) a pu décliner sous toutes ses formes son inspiration post-space-electro-ambient-rock.
Sur Painted Sky, Jon Attwood privilégie une instrumentation réduite à une guitare et des drones, tout juste rehaussée par quelques notes de piano et de très rares percussions. Les longues plages instrumentales instaure une ambiance mélancolique et méditative et s'inscrivent dans la lignée des travaux de
Windy & Carl ou encore,
Labradford sur les morceaux les plus réussis comme le diptyque Eighteen Days / Requiem For Julian.
En point d'orgue de cet album (très probablement son meilleur à ce jour), cette longue ode est construite par des guitares aquatiques débute sur un doux bruit de friction métallique tournant en boucle supplanté par une batterie sourde et feutrée qui à son tour disparaît pour laisser place à des nappes spatiales.
De fait, dès lors que Yellow6 quitte le terrain de l'ascétisme exacerbé, ce gars est décidément capable de nous envoyer la tête dans les étoiles.
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