Dans l'un des petits hôtels comfortables et impersonnels qui longent Cromwell Road un cercle de vieillars semblables aux personnages de Beckett attendent un évènement dont il n'est jamais question, tout en bavardant de choses et d'aures. Tels "les pots de fleurs remplis de vieille terre dans lequels plus rien ne poussent"qui garnissenr les fenêtres des maisons délaissées. Ils sont là animés d'un secret désespoir d'une méchanceté qui parfois les déborde préoccupés de faire illusion et de cacher leurs innombrables misères. L'existence de Mrs Palfrey et de ses compagnons est composée de petits riens de ces choses si dénuées d'importance mais qui donnent sens à leur vie. Comme tout le monde leur détresse solitaire est un chant: toujours aimer et être aimé.Elizabeth TAylor s'attache à ses vieillards avec une pointe d'ironie de l'humour et de l'émotion.Lorsque elle écrit ce livre le dernier ouvrage publié de son vivant, elle avait on peut l'imaginer une connaissance des états et de l'angoisse qu'elle dépeignait. Elle a voulu incarner cette peur de vieillir et de la mort ce qui rend ce livre tout simplement bouleversant.