Alors que des cambrioleurs débarquent chez elles, Jodie et sa fille s'enferment dans la chambre de panique de leur immense appartement. Pas de bol, les cambrioleurs veulent y entrer aussi.
Panic Room est un huis-clos tout ce qu'il y a de plus minimaliste, avec une histoire d'une banalité affreuse. À lire le résumé, on pourrait s'attendre à un film complètement dénué d'intérêt, comprenant tous les clichés du genre.
Pourtant, David Fincher réalise un miracle. À partir d'une histoire vide, il fabrique un film millimétré où chaque rebondissement (et il y en a beaucoup) repose sur du concret. Mélangeant scènes attendues avec des idées humbles et originales, il a surtout la bonne idée de ne pas se reposer sur son postulat de départ, préférant faire avancer cette histoire à travers des personnages crédibles dont la personnalité influence le déroulement de l'intrigue.
La réalisation, parfois stylisée pour rien (c'est Fincher en même temps), sait faire monter le suspense, la tension, utiliser le ralenti quand il faut, et transforme ce gigantesque appartement en champ de bataille.
Film sans propos, de pur divertissement, mais ô combien réussi, Panic Room se repose aussi sur un casting solide dont 3 acteurs sur les 6 sont parmi ceux que j'aime retrouver au cinéma (Jodie Foster, Jared Leto, Forest Whitaker).
Je l'ai vu une dizaine de fois, je n'en suis toujours pas lassé.