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16 internautes sur 17 ont trouvé ce commentaire utile
5.0 étoiles sur 5
Comment devient on complice de l'infamie...,
Par
Ce commentaire fait référence à cette édition : Par delà le bien et le mal (DVD)
L'intérêt principal de ce film réside dans sa mise en lumière des processus d'acceptation individuelle de l'infamie; comment chacun, tout occupé à la résolution de ses problèmes familiaux, carriéristes, pécuniaires, peut finir par devenir complice de l'inacceptable dans un système totalitaire. Le réalisateur Vincente Amorim insiste à juste titre sur le sens profondément contemporain de cette histoire. On pense aussi au remarquable livre d'Hannah Arendt " Eichman à Jérusalem- Rapport sur la banalité du mal"; le même Eichman que l'on voit d'ailleurs trôner au milieu de ses dossiers dans ce même film.La présence de Viggo Mortensen dans le rôle principal n'est évidemment pas pour rien dans cette réussite. Aidez d'autres clients à trouver les commentaires les plus utiles
4 internautes sur 4 ont trouvé ce commentaire utile
5.0 étoiles sur 5
Intimiste et cruel,
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Ce commentaire fait référence à cette édition : Par delà le bien et le mal [Blu-ray] (Blu-ray)
Par delà le bien et le mal (traduction du titre original Good), sorti en 2008, s'appuie beaucoup sur le talent de Viggo Mortensen. Ayant pour contexte l'émergence du parti nazi, et s'étendant jusqu'en 1942, on se focalise sur un homme, John Halder, simple professeur, dont une œuvre littéraire sur l'euthanasie sera remarquée par la chancellerie et utilisée par le gouvernement. Peu à peu, le film montre comment un citoyen lambda, qui n'a jamais eu l'intention de faire le mal, se retrouve mêlé au gouvernement nazi avec un poste important et une réussite sociale fondée sur l'amoralité. Un très grand film dont le caractère intimiste a un peu limité le propos, mais qui s'attaque à décrire combien la collaboration est insidieuse.L'histoire : en 1930, le professeur de littérature John Halder est convoqué par la chancellerie pour développer les arguments qu'il évoque dans son dernier roman, une fiction où un homme abrège les souffrances de sa femme malade. Il lui est proposé un poste à condition d'adhérer au parti nazi. Œuvre troublante que ce Par delà le bien et le mal, qui a pour ambition de décrire combien il est facile de se retrouver dans le mauvais camp sans jamais avoir eu de mauvaises intentions. Le seul repère que nous pourrons avoir (du moins dans la première partie du film), c'est Maurice, l'ami juif de John, un psychiatre qui va voir peu à peu son quotidien changer, et qui ne cessera de rabaisser moralement John pour son nouveau parcours social. Car c'est bien là que l'œuvre est insidieuse. Elle dépeint comment on pouvait acquérir un statut social enviable dans le troisième Reich. En faisant preuve de zèle, et avec quelques concessions, il devenait facile d'acquérir des avantages auxquels les populations civiles n'avaient pas droit. Le livre de Halder a plu au Führer. Il n'a qu'à écrire une thèse en développant l'idée de l'euthanasie, et il deviendra un consultant pour les décisions politiques et médicales qui seront prises sur le sujet. Il suffit juste d'adhérer au parti nazi pour cela. Qu'est-ce que c'est, au final ? Porter un pin's sur une cravate, un ou deux petits saluts deci-delà, une bague' Rien en comparaison d'un foyer agréable, d'une nouvelle femme fraîche et avenante, d'une situation financière stable. De minuscules concessions, et si je ne suis pas d'accord avec certaines décisions du parti, il suffit de me taire pour que tout continue. Et voilà John Halder qui se retrouve consultant pour diverses installations médicales, qui aide le gouvernement à prendre quelques décisions mineures, et qui vit une vie tout simplement idyllique dans un contexte de guerre mondiale. Le film va même plus loin en montrant combien il est facile de se rassurer et d'éluder toutes questions de morales pour un SS, en se murmurant de petites vérités pour en masquer des plus grosses. Suite à un attentat perpétré par des juifs, la fureur populaire force l'armée à appeler tous ses réservistes dans les rues pour maintenir l'ordre. Et là, Halder se retrouve sanglé dans un uniforme SS, totalement métamorphosé. Toutes ses appréhensions refont surface, et sa nouvelle compagne les calme en lui susurrant qu'il va maintenir la paix ce soir, qu'il va protéger la population, qu'il est admirable. Avant de partir sur le fétichisme induit par l'uniforme et de le satisfaire avant son départ. Par delà le bien et le mal décrit la facilité que l'individu (ayant un minimum d'importance) a à améliorer sa situation par une complicité passive. Et ce n'est qu'au cours d'un final traumatisant que John se rendra compte de son erreur. Quelques défauts mineurs ne doivent pas éclipser un contenu vraiment intéressant (abordé avec un tact qui atténue parfois les émotions, mais qui laisse clairement passer le message), en nous offrant son lot de scènes glaçantes (John, sans compétences médicales, se retrouvant dans le quartier des handicapés mentaux, en face d'un médecin lui demandant son avis sur leur euthanasie). Un film modeste, d'une excellente qualité et qui mérite le soutien de la communauté cinéphile. Film intemporel, Par-delà le bien et le mal, n'est pas un énième film sur la seconde guerre mondiale, mais plutôt un regard sans concession sur la collaboration intrusive et passive,qu'on peut retrouver partout et tout le temps. Aidez d'autres clients à trouver les commentaires les plus utiles
3 internautes sur 3 ont trouvé ce commentaire utile
5.0 étoiles sur 5
Aesthetic Delight Juxtaposed With Good Writing,
Par
Ce commentaire fait référence à cette édition : Par delà le bien et le mal (DVD)
Excellently written/adapted by John Wrathall (derived from CPTaylor's play). If traditionalist semioticians can look beyond linguistic contemporization and localization this is a feast for the aesthetician's eyes and the intellectualist's mind re temptation and redemption. Story movement is great and viewer involvement superb. It's simple: identify and cogitate. The Passion was contemporized frequently so 'modern' viewers would be enabled to understand what composers like J S Bach were talking about. This is the modern Passion of Hell. And in this case there is no redemption at the top of Calvary. View it and talk about it! Immerse yourselves.
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