Ce roman est foisonnant et l on s y perd parfois
Il y a dans ce livre, un léger parfum de Richard Russo quand il décrit les petites villes où tout le monde se connait et traîne son ennui voire sa solitude, où rien n échappe à personne que l on soit bien ou mal servi par le destin ;
Il y a aussi un léger goût de Tom Savage dans la description des temps passés.
La comparaison s arrête là.
Je ne sais pas définir ce roman. Une ambiance nostalgique, un récit composé de souvenirs, plusieurs voix, des destins qui se croisent et peu à peu des pièces de puzzle qui se mettent en place
Personnage central, Finus traverse les années et voit disparaître ceux qu il aime, ceux qu il aime moins. Toutefois, s il faut en retenir une chose : Il aime et aimera toujours. L amour est le moteur de son monde.
Dirais-je le moteur du monde ? Il est question ici d amour transi, d amour honteux, d amour déçu, d amour vache, d amour clandestin, pervers, inaccessible, raisonnable, infini, délicieux
Les qualificatifs ne manqueraient pas pour définir tous les amours rencontrés dans ce roman.
Le plus beau étant celui qui lie Finus à Birdie, à tout jamais...
Après, de ce roman il me reste des impressions, une ambiance qui pourrait nous rendre plutôt tristounet car en fin de compte, en ce temps où les heures s écoulaient avec lenteur, où la frénésie du monde n avait pas encore répandu ses ravages, la vie n était pas plus simple, puisque aucun des protagonistes n est heureux.
J ai à la fois aimé certains passages et éprouvé parfois de l ennui, j ai trouvé des longueurs, des phrases interminables, des retours en arrière parfois peu utiles et un certain passage à la lisière du fantastique que j ai allègrement sauté car je le trouvais incongru.
Toutefois, il y a dans mon coeur une grande tendresse pour ces auteurs Etats-uniens du sud qui savent si bien recréer les ambiances.
Ce livre somnolait depuis plusieurs mois dans ma PAL, je ne regrette pas de l'avoir fait remonter à la surface !