Ce n'est qu'assez récemment que j'ai découvert Maurice Attia et sa trilogie, en achetant un peu par hasard le troisième volume, attiré par la promesse de description d'un Paris des années 70 que j'étais trop jeune pour connaître. Le récit à plusieurs voix est bien mené et l'intrigue prenante. Les héros sont suffisamment attachants pour que j'ai envie, désormais, de replonger dans le temps et découvrir les autres volumes de la série.
S'agissant du dernier opus, il y a cependant quelques anachronismes en matière de références littéraires et cinématographiques, plutôt surprenants de la part d'un auteur né en 1949 et qui a donc vécu l'époque. Ainsi, pour un récit situé dans le courant de l'année 1970, j'ai repéré deux références à des chansons de Jacques Brel faisant partie de son ultime album, sorti en... 1977 ! Idem pour le film "Le crépuscule des dieux" de Visconti, diffusé en salles en 1972. Voilà qui nuit quelque peu à la crédibilité du roman car peut-être y a-t-il d'autres erreurs que je n'ai su déceler.