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Voici l'histoire réelle d'un Michelange révolté contre le pape Jules II, qui fuit l'Italie en répondant à l'invitation du sultan Bajazet à Istanbul.
Le but de l'invitation : obtenir de MichelAnge qu'il accepte de construire un pont sur le Bosphore.
Si l'argument est simple et authentique, le roman qu'en a tiré Mathias Enard est une grande réussite littéraire. La forme d'abord, en pages courtes, synthétiques, qui scandent merveilleusement bien les situations. Les personnages ensuite, très crédibles, dont la psychologie est assurément complexe, même si elle est à peine ébauchée.
Ce roman est un très beau roman sur la vie, sur les rêves, sur les impossibilités, sur le pouvoir et la faiblesse humaine.
Les plus : la forme très agréable, le style de l'auteur mélange suave de sophistication et de simplicité, l'évocation de Constantinople par les yeux d'un occidental, le personnage de la danseuse andalouse, métaphore de la ville ou de cette culture que Michelange ne parvient pas à comprendre?
En moins : que ce livre se lit vite, on en aurait aimé davantage.
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Au début du XVIème siècle, Michel Ange, en mission à Istanbul, dans l'emploi inattendu d'architecte pour la construction d'un pont. Un récit (un rêve ?) reconstruit à partir de quelques éléments historiques. Dans un style élégant et concis, une rapide et forte évocation des affres de la création chez un génie, rendu familier par l'esquisse de ses humeurs, de ses intrigues, de ses amitiés et de ses amours. En toile de fond, le contexte politique Orient-Occident, si complexe. Une complète réussite, dans l'esprit de ces objets précieux de la Renaissance et de l'empire de la Sublime Porte, comme la dague de damas noir rehaussé d'or dont il est question dans ce beau texte qui lui fait écrin.
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Un pont entre deux rives. Tel est le projet pour lequel Michel-Ange est appelé à Constantinople, en l'an 1406, par le sultan Bajazet. L'on sait peut de choses de ce séjour et Mathias Enard en fait son miel, dans Parle-leur de batailles, de roi et d'éléphants, pour laisser courir son imagination.
Réalité ou fantasme, peu importe. L'Orient agit sur Michel-Ange comme un sortilège et il se retrouve dans un univers parfumé et enivrant qui chamboule ses sens. D'abord "Lost in translation", il n'aura d'autre choix que de succomber.
Le roman de Mathias Enard peut se lire de mille et une façons. Comme un portrait du génial sculpteur de David, qui n'est pas encore au faîte de sa gloire, lui qui s'évalue d'abord en fonction de Vinci, son aîné abhorré. Comme la découverte d'un monde nouveau, qui change et élargit son regard sur l'art, en général, et la vie, en particulier. Comme une initiation amoureuse, entre homo et hétérosexualité, ente chasteté et luxure. Les rapports ambigus qu'il entretient avec le poète Mesihi, donnent l'occasion au romancier d'écrire ses plus belles pages, celles de la frustration et du désir amoureux.
Une danseuse andalouse, à l'instar de Shéhérazade, s'immisce dans le récit, narrant à Michel-Ange contes et légendes, lovée contre son corps endormi. Enard maîtrise ainsi, avec bonheur, réalisme, onirisme, fantasmagories.
Parle-leur de batailles, de rois et d'éléphants nous fait la courte échelle entre deux civilisations, entre ce qui a été et ce qui aurait pu être. Comme un pont entre deux rives.
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Ecrivain et traducteur français né en 1972, Mathias Énard a étudié le persan et l’arabe et fait de longs séjours au Moyen-Orient. Il vit aujourd'hui à Barcelone.
Son roman "Parle-leur de batailles, de rois et d’éléphants" a reçu le prix Goncourt des Lycéens 2010 et le prix du Livre en Poitou-Charentes 2011.

Un roman qui traite d'un épisode peu connu de la vie de Michel-Ange. Celui de son séjour à Constantinople (Istanbul) à l'invitation du Sultan Bajazet qui lui propose de concevoir un pont sur la Corne d'Or.
Un pont au milieu du port d'Istanbul, un ouvrage de plus de 900 pieds de long. Un pont qui fabriquera une ville immense.
Un pont militaire, commercial, religieux, politique...un morceau d'urbanité !
Un pont loin des prouesses techniques de Vinci, des courbes régulières de l'ancien viaduc de Constantin.
Bref, donner au monde un monument sans pareil à l'égal de son David ou de la Pietà.
Un ouvrage qui nous promène dans le Constantinople du XVI ième siècle ou Michel-Ange se sent à l'aise.
Il aime s'y promener et engranger des images, des visages et des couleurs. Cette ville ressemble à la Sérénissime (Venise) mais dans des proportions fabuleuses.
Son regard sera à jamais transformé par cette ville. A y regarder de plus près, il y a quelque chose de Sainte-Sophie dans la basilique Saint-Marc.
Un court roman qui nous fait mieux comprendre les raisons pour lesquelles l'Art, la Beauté et le Génie sont associés à Michel-Ange.

Vous l'avez compris, j'ai pris un immense plaisir à la lecture de cette douce sucrerie.
De courts chapitres comme autant de contes, d'instants volés à la vie du Génie .
Un incroyable moment le lecture .
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Dans cet ouvrage, Mathias Enard lève un voile sur un épisode à propos duquel rien ou presque n'est parvenu jusqu'à nous.
De son séjour finalement assez court à Constantinople au moment où il est dans une situation difficile avec le pape, Mathias Enard tire une histoire passionnante où l'amour, la trahison, la passion se mêlent sur fond d'intrigues politiques et sentimentales tortueuses alors même que Michel-Ange doit se heurter à un projet sur lequel le grand Léonard a avoué son impuissance.
Face à ce défi auquel son génie, toujours en compétition avec celui de de Vinci ou de Raphael, cherche à s'imposer en majesté, il trébuche, cherche l'inspiration avec rage et refuse avec obstination ses limites...
L'histoire est passionnante, l'artiste et l'homme dévoilent leurs craintes et leur trouble... D’éléphants, de rois et de batailles, il ne sera que peu question finalement. Mais l'histoire m'en est pas moins majestueuse !
Une très grande réussite...
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le 23 janvier 2014
La première chose que j’ai envie de dire est que la magie du conte, l'envoûtement, n'ont pas fonctionné pour moi. Oui, la langue est belle, le procédé narratif original, avec des chapitres très courts, écrits au présent du subjonctif. Le livre condense les activités quotidiennes de Michel-Ange, les sentiments éprouvés pour le futur génie par un poète turc interprète, et enfin quelques passages correspondent aux pensées d'un ou une inconnue dont l'identité mystérieuse est bien vite devinée.
Au final, on découvre l'histoire d'un être frustre, bien loin du génie que j'avais imaginé, qui ne sait pas trop où il en est. Les chapitres sont trop courts pour m’immerger dans une autre culture, il y peu de réflexions sur l'art en tant que tel. J’ai toujours imaginé qu’artiste rimait avec sensations et sentiments, et « Michelagnollo », comme le surnomme son frère, parait un personnage qui semble bien loin de ces deux univers, coincé entre son envie de créer des œuvres immortelles, la radinerie de la papauté, son complexe vis à vis de Vinci, son refus de la sensualité et de l’amour.
Quant à l’écriture, ma foi… certains chapitres sont à mon avis complètement inutiles ou inintéressants (à mon avis hein, mais puisque je le donne…), comme ceux qui inventorient les possessions ou achats du grand homme :
« 19 mai : bougies, lampe, deux petites pièces ; brouet (herbes, épices, pain, huile) autant ; poissons en fritures, deux pigeons, un ducat et demi ; service, une petite pièce ; couverture de laine, un ducat. Eau fraiche et claire. »
Une page pour si peu…

Et puis il y a des passages certes poétiques, mais dont la métaphore m’échappe complètement :
« Je ne cherche pas l’amour. Je cherche la consolation. Le réconfort pour tous ces pays que nous perdons depuis le ventre de notre mère et que nous remplaçons par des histoires, comme des enfants avides, les yeux grands ouverts face au conteur. »
Au commencement était le verbe, parait-il, et du verbe naquit le monde. De cette image jolie et poétique ne nait qu’incompréhension et étonnement de ma part.
Enfin, je suppose qu’il y a une jolie métaphore concernant le pont, qui pourrait relier des cultures, des pays, des hommes, etc… mais c’est pareil, je suis passée à côté !
Bon, le petit singe est mort, c’était mon personnage préféré avec Mesihi, le poète, qui en avait fait cadeau à l’Italien. Il y a aussi du bon dans ce prix Goncourt des lycéens 2010, du bon sur lequel je ne m’étendrais pas, les autres critiqueurs en parlent mieux que moi.

Je reste, au final, assez déçue de cette lecture, et suis étonnée que des lycéens aient choisi ce livre pour un titre aussi prestigieux.
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le 16 décembre 2010
cela se lit très rapidement, et nous révèle une histoire anecdotique de la vie de Michel-Ange, alors qu'il est en disgrâce auprès du Pape Jules II, il est sollicité par le sultan régnant sur l'empire Byzantin.Mais cette petite nouvelle nous dépeint surtout un état d'esprit, un état des lieux de l'époque, mais aussi les rapports tendancieux des artistes avec leur mécènes,et des artistes entre eux.C'est vivant, pleins de détails sue les moeurs de l'époque, la vison du monde sur la vie et la mort, et la fragilité de l'oeuvre.
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J'ai bien aimé l'idée de cette histoire : Michel-Ange parti à Constantinople terminer le projet de Léonard de Vinci : construire un pont sur Bosphore. Donc un épisode de la vie du grand artiste dans un contexte historique probable, mais pas certain. J'ai bien aimé aussi quelques descriptions de ce que pouvait être le monde de l'époque. Par contre, je ne suis pas certaine, que l'auteur ait fait assez de recherches pour s'appuyer sur les faits, les vrais. Toujours est-il, j'ai passé du bon temps en écoutant l'interprétation de Thibault de Montalembert. Et le grand plus de la version audio : l'interview avec l'auteur ! J'adore ainsi apprendre comment le livre nait, comment l'auteur lui-même parle de sa création.
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le 8 septembre 2010
1506. Le sculpteur Michel-Ange débarque à Istanbul sur un coup de tête, à l'invitation du sultan Bayazid. Ce dernier souhaite faire bâtir un pont, le plus magnifique, par-dessus la Corne d'Or.

Fin connaisseur du Moyen-Orient, Mathias Enard livre un roman subtil sur la rencontre entre l'artiste et une ville envoûtante. Moins roman historique qu'introspection distante d'un génie face à ses faiblesses et ses doutes, Parle leur de batailles, de rois et d'éléphants est un voyage aux parfums délicats et entêtants.
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le 7 juin 2013
Vite lu, intéressant, on est embarqué et on vogue sur le Bosphore pendant quelques heures.
Livre idéal pour un voyage en train ou en avion ou encore à la plage.
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