Fernand Meyssonnier est né, en 1931, en Algérie. « Bénévole » à partir de 1947, il devient officiellement exécuteur de 1957 à 1961. Il participe à plus de deux cents exécutions. Son père, Maurice Meyssonnier, « bénévole » de 1928 à 1943, fut exécuteur à partir de 1943 et exécuteur en chef de 1956 à 1962. Jean-Michel Bessette, anthropologue, est professeur à l'Université de Besançon. Il a publié Il était une fois...la guillotine (Alternatives) et Sociologie du crime (PUF).
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2 internautes sur 2 ont trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5
Un livre original,
Ce commentaire fait référence à cette édition : Paroles de bourreau : Témoignage unique d'un Exécuteur des Arrêts criminels (Broché)
C'est un livre original sur la peine de mort par rapport aux autres que j'ai pu lire sur le sujet comme "L'abolition" et "L'exécution" de Robert Badinter, car ici c'est l'un des bourreaux qui exerçait en Algérie qui témoigne. Une grande partie de son récit a lieu durant la guerre d'Algérie. A la fin de cette guerre, il est parti pour Tahiti et a définitivement cessé d'être exécuteur. Ainsi quand on nous dit sur le quatrième de couverture que "Fernand Meyssonnier est le premier et le dernier exécuteur de France à s'exprimer", on pourrait croire qu'il est le dernier exécuteur a avoir exercé en France, ce qui est faux, il y avait un autre exécuteur qui a opéré en France jusqu'à l'abolition de la peine de mort. La partie sur le montage de la guillotine, assez intéressante, est illustrée de photos. Il explique aussi très bien le déroulement de l'exécution du moment où il allait chercher le condamné jusqu'à son enterrement. Une autre partie est consacrée aux incidents qu'il a rencontrés. A la fin du livre, il y a en annexe les manuscrits de deux bourreaux dont son père, ainsi que des réquisitions pour des exécutions. Le seul reproche que je fais, c'est que les 20 premières pages sur son enfance sont barbantes. En conclusion, c'est un bon livre pour ceux qui veulent comprendre ce qu'était vraiment la peine de mort par la guillotine et ce que ressentait le condamné et le bourreau. Aidez d'autres clients à trouver les commentaires les plus utiles
5.0 étoiles sur 5
exellent temoignage sur cette epoque de l algerie francaise,
Par abibi "abibi" (france) - Voir tous mes commentaires
Ce commentaire fait référence à cette édition : Paroles de bourreau : Témoignage unique d'un Exécuteur des Arrêts criminels (Broché)
l auteur nous fais revivre les evenements de 1962 en algerie au travers de la guillotine
temoignage sincere du debut a la fin Aidez d'autres clients à trouver les commentaires les plus utiles
5 internautes sur 7 ont trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5
Je suis sympathique à Mr Meyssonnier : ma tête lui revient !,
Ce commentaire fait référence à cette édition : Paroles de bourreau : Témoignage unique d'un Exécuteur des Arrêts criminels (Broché)
Après nombre de biographies apocryphes, d'interviews plus ou moins trafiquées, de mémoires posthumes, voici enfin le témoignage d'un "bourreau", ou, pour être poli envers cette fonction, d'un "exécuteur des arrêts criminels" encore parmi nous. Souvenez-vous : "en ce temps-là, la vie était plus belle, et l'Algérie plus française qu'aujourd'hui..." En 1947, Fernand Meyssonnier n'avait que 16 ans quand il vit, pour la première fois, la tête d'un homme tomber dans la bassine de la guillotine. De ce moment, jusqu'à la décolonisation, il participa à plus de 200 autres exécutions. Mr Meyssonnier, qui reste l'un de nos derniers témoins du "côté obscur" de la Justice, ne nous cache rien. A ceux qui s'imaginent le bourreau vêtu de rouge, rasant les murs, victime d'un ostracisme séculier, il oppose une image, la sienne, celle d'un jeune homme dans les années 50, aimant rire, danser, auquel les jolies filles n'étaient pas insensibles, mais qui, certains matins, le plus simplement du monde, avec sérieux, accompagnait son père, exécuteur en chef, dans les prisons du Maghreb pour y débarrasser la Société d'assassins et de terroristes... Il parle, comme si c'était la veille, de ces terribles réveils qui s'achevaient par le claquement du couperet sur ses butoirs. Aucun détail n'est omis, les derniers mots de certains exécutés, les accidents (rares) de la profession, et aussi, photos plan par plan à l'appui, le montage des bois de justice, mais également sa vie de famille, son père, la Guerre d'Algérie, sa vie d'exilé, son musée des châtiments. Le tout raconté simplement, avec les mots d'une conversation banale. Plus de vingt ans après l'Abolition, on évoque encore avec réticence la peine de mort dans notre pays. Ce livre offre un nouvel éclairage sur ce sujet qu'on veut garder caché, et devient ainsi une oeuvre essentielle pour toute personne s'intéressant un peu aux zones d'ombre de l'Histoire, ou plus simplement aux anciennes affaires judiciaires. Et à ceux qui feraient la moue face à certains élements du livre un peu choquants, je dirai ceci : amis lecteurs, pensez-y...Un peu d'horreur passée, c'est aussi notre patrimoine. Aidez d'autres clients à trouver les commentaires les plus utiles
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