Quatrième de couverture
" Roubaud pointait diablement bien. De temps à autre, pendant que Zaaf s'échinait sur ses histoires de cochonnet et d'appréciation des distances, il passait une main dans les cheveux de la morte, lui dégageant le visage, pour qu'elle ne soit pas gênée. Il lui peignait les sourcils, remettait en ordre un pli de la bouche ou effaçait une ride du cou. Il prenait soin d'elle comme un père distrait. Comme un embaumeur. A vous. Vous tenez encore. Un petit pastis ? " Quel étrange et séduisant roman que celui de Claude Meunier où l'on rencontre deux détectives palabreurs, dont l'un aux fesses musclées, une habilleuse érotomane, un éloge du jazz, la tristesse de Primo Levi, un corps féminin encore chaud sous cellophane, les paysages du Portugal et de la Drôme. Bizarre ? Absolument. Sous le signe de l'humour à froid, cette partie de pétanque policière, avec ses méditations et ses rebondissements, ses femmes fatales et ses désirs frustrés, dépayse le lecteur. C'est un divertissement cruel. A vous de jouer.