| |||||||||||||||
Détails sur le produit
Souhaitez-vous compléter ou améliorer les informations sur ce produit ? Ou faire modifier les images?
|
Mots-clés associés par les clients à ce produit(De quoi s'agit-il ?)Cliquez sur un mot-clé pour trouver les produits, discussions et clients qui y sont associés.
|
|
Partagez votre opinion avec les autres clients:
|
||||||||||||||||||||||
|
Commentaires client les plus utiles
25 internautes sur 27 ont trouvé ce commentaire utile
4.0 étoiles sur 5
L'exil comme miroir,
Ce commentaire fait référence à cette édition : Partir (Broché)
"Partir"; partir où? Pourquoi? Les personnages ne le savent pas eux-mêmes. L'exil n'est pas un but en soi, il n'est qu'une fuite; mais la fuite de quoi? La fuite de soi!L'exil n'est pas bon ou mauvais; il n'est qu'un miroir. A travers lui, les personnages découvrent leurs failles, leurs souffrances, leurs névroses. Les liens qui les unissent se brisent et ils perçoivent la réalité brute de leurs rêves, tissés d'infantilisme et d'incohérence. "Partir": un roman d'aventure, de voyage. Mais le voyage n'est pas extérieur; l'aventure la plus périlleuse est celle qui nous amène à faire face à nous-même... Aidez d'autres clients à trouver les commentaires les plus utiles
13 internautes sur 16 ont trouvé ce commentaire utile
5.0 étoiles sur 5
On en redemande..,
Par
Ce commentaire fait référence à cette édition : Partir (Broché)
Quelques pointes d'humour sur un triste fonds de réalité, TBJ nous enchante une fois de plus, une fois commencé hors de question de poser ce livre, personnages.. situations.. émotion .. quelle alchimie ! quant à la fin de ce roman on reconnait sans aucun doute le génie littéraire habituel de l'Ecrivain.
Aidez d'autres clients à trouver les commentaires les plus utiles
1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
4.0 étoiles sur 5
Une fable caustique et amère,
Par
Ce commentaire fait référence à cette édition : Partir (Broché)
« Partir » n'est certainement pas le meilleur roman de Tahar Ben Jelloum, écrivain contemporain d'expression francophone majeur et prolifique.C'est cependant un livre attachant et douloureux, d'une brûlante actualité, et comme toujours avec Ben Jelloum, superbement écrit. Le titre provient de cette pulsion que tout marocain, surtout s'il est jeune et diplômé, ressent. Celle de quitter le pays faute de travail en « brûlant la mer » c'est-à-dire en s'embarquant, au péril de sa vie, pour rejoindre l'Espagne, promesse de vie meilleure et de boulots lucratifs. Après s'y être essayé vainement, un frère et une saeur vont employer des moyens plus légaux pour y parvenir, jusqu'à y perdre totalement ou partiellement leur âme. Le frère, beau comme un dieu et aimant les femmes, séduira malgré lui un riche Espagnol qui lui procurera le sésame, sous la forme d'un contrat de travail, pour émigrer. Mais le prix à payer est de devenir son amant. Or le jeune homme n'a aucun penchant homosexuel. Cette liaison va finir par le détruire psychologiquement, en le faisant douter de sa sexualité malgré deux maîtresses entretenues en parallèle, à la grande fureur de son maître et amant. Il finira certes par se faire éjecter de son rôle de gigolo mais en ayant perdu son âme, son honneur et en se vendant au diable pour survivre en tant que clandestin. C'est une fin tragique, dans l'anonymat et l'oubli, déraciné et exclu, qui l'attend au bout de l'aventure. La saeur quant à elle épousera l'amant de son frère qui pour cela devra se convertir à l'Islam. Tahar Ben Jelloum en profite pour critiquer ouvertement le cynisme des religieux qui ferment ouvertement les yeux sur une conversion d'autant moins sincère que le mariage ne sera pas consommé, le mari n'ayant cure d'une femme. Le mariage finira par être dissout et l'ex-épouse par revenir au pays. Elle aura gagné la liberté d'une femme moderne émancipée mais restera décalée dans une société traditionnelle qui ne comprend par qu'une belle femme de trente ans ne soit pas mariée et mère de famille. Car c'est la principale morale de ce douloureux roman : le salut n'est point dans ce désir de partir surtout lorsqu'il se réalise. C'est au Maroc que les marocains peuvent et doivent vivre. C'est là qu'ils y ont leurs racines, leur culture, leur tradition. C'est au pays de fabriquer les emplois, ce à quoi le petit royaume s'attaque fermement d'ailleurs depuis quelques années. Fuir c'est mourir en sacrifiant ce que l'on est au plus profond de soi, en salissant ce que l'on a de plus sacré, en se confrontant à une culture occidentale qui corrompt. Pourtant, il n'y a point de militantisme de la part de l'auteur, ni de prosélytisme musulman. Un simple constat d'inéluctabilité. Le livre est écrit un peu comme une polyphonie en prenant le point de vue successif des principaux protagonistes au fur et à mesure que le roman progresse. Le fond commun est le désespoir et la déception. C'est « no future » pour ces paumés qui ne trouvent pas vraiment leur place dans une société qui ne fait que les tolérer et qui finira par les condamner, d'une manière ou d'une autre. Seule la mère, restée sur place et qui fait face, semble trouver grâce aux yeux de l'auteur. Un roman noir et qui donne à comprendre les tragiques destins de ces émigrés. Publié aux Editions Gallimard - 267 pages Retrouvez mes notes de lecture sur thierrycollet-cetalir.blogspot.com Aidez d'autres clients à trouver les commentaires les plus utiles
Partagez votre opinion avec les autres clients: Créer votre propre commentaire
|
Commentaires client les plus récents |
|
|
|