Olivier Adam décrit avec sobriété ces grands blessés de lexistence, ces paysages noyés dans le brouillard, qui sont comme la métaphore dune inguérissable mélancolie, ces femmes maternelles auprès de qui des hommes déjà usés tentent de retrouver un réconfort. Avec ce recueil, Olivier Adam simpose demblée comme un « nouvelliste » hors pair, dans la lignée des « grands » américains (Carver, Cheever), dont il a assimilé leurs techniques : stylisation, art de lellipse, montage « cut », refus de la psychologie.


