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3 internautes sur 3 ont trouvé ce commentaire utile
5.0 étoiles sur 5
A réveiller les morts,
Par
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Ce commentaire fait référence à cette édition : Penderecki : Credo (CD)
Une oeuvre pour la Basilique Saint Pierre ! Composé à la même époque, le Credo semble être au nouveau testament ce que "Les sept portes de Jérusalem" est à l'ancien, dans les deux cas des oeuvres au souffle hors catégorie, à réveiller les morts ! Penderecki maîtrise comme personne les grandes fresques, creusant le texte pour en toucher le mystère et mieux se pénétrer de sa force vitale. Certes il puise ausi dans la tradition tonale mais son lyrisme très slave est un creuset en fusion, les longs solos instrumentaux renvoient à la solitude du Christ et à celle de chacun face à Dieu, avant d'être porté dans le souffle du choeur, les effets sonoristes se mettent au service du mystère et de la puissance divine. En ce sens l'oeuvre me semble bien plus apparentée au Bruckner de la messe en fa voir au requiem de Verdi qu'à Chostakovitch, le tout n'appartenant qu'à Penderecki. La brève cantate de 1964 qui complète le CD se veut d'une expression plus souterraine et dissonnante, en lien avec le climat politique ambiant ? L'interprétation est parfaitement exceptionnelle de ferveur et de puissance.
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3 internautes sur 3 ont trouvé ce commentaire utile
5.0 étoiles sur 5
Fascinant !,
Par
Ce commentaire fait référence à cette édition : Penderecki : Credo (CD)
Composé en 1998, le Credo est considéré à juste titre comme l'une des oeuvres de la veine post-romantique de Penderecki les plus colorées et les plus grandioses. Le grand compositeur polonais est un maître des effets. Il manie dans cette oeuvre maîtresse des effectifs choraux impressionnants, fait dialoguer en permanence les solistes et un orchestre fastueux et a recours régulièrement à des effets de percussion à donner des sueurs à vos voisins !Bref, il s'agit d'une oeuvre vigoureuse, enthousiasmante, destinée à afficher une foi sans le moindre doute et à convertir ceux qui n'auraient pas encore été touchés par la grâce. Antoni Wit, à l'instar de son intégrale en cours, en donne ici avec son orchestre et ses choeurs de Varsovie une interprétation éblouissante. Le disque est complété par une courte cantate, composée en 1964, et qui nous rappelle, après l'abondance chromatique du Credo, que Penderecki fut aussi et pendant longtemps un acteur engagé dans l'exploration de la dissonnance et de l'avant-garde musicale. Au total, un disque absolument magnifique ! Aidez d'autres clients à trouver les commentaires les plus utiles
7 internautes sur 8 ont trouvé ce commentaire utile
2.0 étoiles sur 5
C'était mieux avant,
Par Denis Urval (Paris, France) - Voir tous mes commentaires (COMMENTATEUR DU HALL DHONNEUR) (TOP 10 COMMENTATEURS)
Ce commentaire fait référence à cette édition : Penderecki : Credo (CD)
Si vous pensez que toute oeuvre d'un compositeur célèbre est géniale, que toute trajectoire artistique est ascendante, que tout ce qui est sincère est digne d'éloge, que tout ce qui est très long et très sérieux est important, nous n'allons sans doute pas être d'accord.Je me souviens d'avoir écouté à la radio, il y a très longtemps, des pièces de Penderecki comme Utrenja ou la Passion selon saint Luc : une musique qui avait, pour quelqu'un qui découvrait la musique d'aujourd'hui, quelque chose d'effrayant, d'inépuisable, qui bouleversait les habitudes d'écoute. On n'en ressortait pas indemne. Comparé au Penderecki d'hier, le nouveau Penderecki (1998 pour ce Credo) fait ici pâle figure. Outre le fait qu'on a la copie carbone d'effets sonores que Penderecki nous a déjà servis un grand nombre de fois, on a l'impression d'écouter un « à la manière de » permanent, où la musique antérieure revient, souvent celle qu'on aime, mais toujours en moins bien. Bach, Stravinsky, Chostakovitch (vraiment omniprésent) et d'autres remontent à la surface d'un potage au goût indéfinissable. La sollicitation de l'émotion, avec voix d'enfants séraphiques et cloches, tombe souvent à plat. Cependant, le coeur de l'oeuvre, si on en admet l'esthétique, est un peu meilleur que d'autres volets (« Crucifixus », et section suivante, « crucem tuam adoramus »). Plage 6, le début du Et resurrexit semble parodier, ce qui n'arrange rien, la pénible scie qu'est le `O fortuna' des Carmina Burana de Orff. S'il y a quelque chose en tout cas que Penderecki est incapable d'exprimer ici, c'est bien la joie. L'exécution, fervente et soignée (le ténor, les voix féminines), n'est pas en cause. Les premiers pupitres de l'orchestre philharmonique de Varsovie (bois, cuivres) peuvent s'illustrer dans des passages solos où ils sont très convaincants. La brève Cantata de 1964, placée à la fin du disque, nous ramène à l'époque des premières oeuvres. Comme pour mieux nous la faire regretter. On dit parfois que le public adore être surpris par ce qu'il connaît déjà. On pourrait penser que cela suffira à assurer un bel avenir à ce Credo. Mais j'en doute. Aidez d'autres clients à trouver les commentaires les plus utiles
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