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1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
4.0 étoiles sur 5
Un grand oratorio moderne, dans une version honnête,
Par
Ce commentaire fait référence à cette édition : Penderecki : Symphony no. 7 "Les sept portes de Jérusalem" ("Seven Gates of Jerusalem") (CD)
En l'honneur du 3000ème anniversaire de la ville de Jérusalem, Penderecki a conçu un oratorio grandiose, qu'il recensera ensuite comme une symphonie. En effet, les "Sept Portes de Jérusalem" se placent, par leur gigantisme et la majesté de la musique, dans la lignée des grandes symphonies chorales (8è symphonie de Mahler, Sea Symphony de Vaughan Williams) plus que dans celle des oratorios.Musicalement, c'est un Penderecki postromantique qui officie à cette messe, mais descendant direct du Penderecki avant-gardiste des années 70 : basses hypertrophiées (dès la première note de la symphonie), répétitions âpres (début du 4è mouvement) rappelant la passacaille de la 3è symphonie, polyphonie extrêmement chromatique et même les clusters idiomatiques de la célébrissime Thrène que l'on ré-entend ça et là. Cependant, faire honneur pleinement à cette ½uvre virtuose et vibrante nécessite des ensembles irréprochables. Ce qui n'est pas le cas ici : l'orchestre semble souvent à la limite et le ch½ur est perpétuellement mis à mal, notamment les sopranos, fausses dans les aigus (redoutables, il est vrai). Antoni Wit, incontestable spécialise de Penderecki, ne semble pas à son aise avec cette symphonie. Et si la structure implacable de l'½uvre est soulignée remarquablement, il manque la ferveur que l'on est en droit d'attendre d'une symphonie de psaumes. Une version de second rang, à laquelle on préfèrera celle de Kamizierz Kord, hélas plus difficilement trouvable. Aidez d'autres clients à trouver les commentaires les plus utiles
4 internautes sur 11 ont trouvé ce commentaire utile
5.0 étoiles sur 5
La Symphonie N° 7 « Seven Gates of Jerusalem » de Krzysztof Penderecki, très bien interprétée,
Par JRL (France) - Voir tous mes commentaires
Ce commentaire fait référence à cette édition : Penderecki : Symphony no. 7 "Les sept portes de Jérusalem" ("Seven Gates of Jerusalem") (CD)
Les cent dernières années ont vu la composition de plusieurs cycles de symphonies de très grande qualité, depuis celui de Guy Ropartz (1864-1955) à celui de Kalevi Aho (né en 1949), en passant par celui de Carl Nielsen (1865-1931), d'Alexandre Glazunov (1865-1936), de Jean Sibelius (1865-1957), de Wilhelm Peterson-Berger (1867-1942), de Charles Tournemire (1870-1939), de Ralph Vaughan Williams (1872-1958), de Hugo Alfvén (1872-1960), d'Havergal Brian (1876-1972), de Jan van Gilse (1881-1944), de Karl Weigl (1881-1949), de Nikolaï Miaskovsky (1881-1950), de Georges Enesco (1881-1954), de Gian Francesco Malipiero (1882-1973), d'Arnold Bax (1883-1953), d'Egon Wellesz (1885-1974), d'Heitor Villa-Lobos (1887-1959), d'Ernst Toch (1887-1964), de Kurt Atterberg (1887-1974), de Bohuslav Martinü (1890-1959), de Serge Prokofiev (1891-1953), d'Arthur Honegger (1892-1955), de Darius Milhaud (1892-1974), de Jean Absil (1893-1974), d'Erwin Schulhoff (1894-1942), de Walter Piston (1894-1976), de Paul Hindemith (1895-1963), de Boris Lyatoshinsky (1895-1968), de William Grant Still (1895-1978), d'Howard Hanson (1896-1931), de Richard Flury (1896-1967), de Roger Sessions (1896-1985), de Jean Rivier (1896-1987), d'Alexandre Tansman (1897-1986), de Roy Harris (1898-1979), de Marcel Mihalovici (1898-1985), de Carlos Chávez (1899-1978), de George Antheil (1900-1959), d'Ernst Krenek (1900-1991), d'Edmund Rubbra (1901-1986), de Conrad Beck (1901-1986), de Vissarion Chebaline (1902-1963), de Gavriil Popov (1904-1972), de Karl Amadeus Hartmann (1905-1963), d'Eduard Tubin (1905-1982), de William Alwyn (1905-1985), d'Eugène Bozza (1905-1991), de Benjamin Frankel (1906-1973), de Dmitri Chostakovitch (1906-1975) bien sûr, mais aussi de Paul Creston (1906-1985), d'Arnold Cooke (1906-2005), d'Ahmed Adnan Saygun (1907-1991), de Camargo Guarnieri (1907-1993), de Miloslav Kabelác (1908-1979), de Vagn Holmboe (1909-1996), de William Schuman (1910-1992), d'Allan Pettersson (1911-1980), d'Alan Hovhaness (1911-2000), de Donald Gillis (1912-1978), de Daniel Jones (1912-1993), de George Lloyd, 1913-1998), d'Humphrey Searle (1915-1982), de Vincent Persichetti (1915-1987), de David Diamond (1915-2005), d'Isang Yun (1917-1995), de Richard Arnell (né en 1917), de George Rochberg (1918-2005), de Lex van Delden (1919-1988), de Cláudio Santoro (1919-1989), de Mieczyslaw Weinberg (1919-1996), de Galina Oustvolskaïa (1919-2006), d'Alexander Lokshin (1920-1987), de Peter Racine Fricker (1920-1990), de Robert Simpson (1921-1997), de Malcolm Arnold (1921-2006), de Francis Thorne (né en 1922), d'Hans Werner Henze (né en 1926), d'Einojuhani Rautavaara (né en 1928), d'Avet Terterian (1929-1994), de John Davison (né en 1930), d'Aubert Lemeland (né en 1932), de David Morgan (né en 1932), d'Alfred Schnittke (1934-1998), de Peter Maxwell Davies (né en 1934), de Philip Glass (né en 1937), de Valentin Silvestrov (né en 1937), de William Bolcom (né en 1938), de Boris Tishchenko (né en 1939), de Leif Segerstam (né en 1944), de Péteris Vasks (né en 1946), ou bien encore de Jean-Claude Wolff (né en 1946), sans compter de nombreux chef-d'oeuvres isolés. Les sept symphonies composées à ce jour par Krzysztof Penderecki sont tout à fait remarquables.Krzysztof Penderecki est né à Debica, près de Cracovie (Pologne), en 1933. À 18 ans, il entreprend des études de composition avec Franciszek Skolyszewski au Conservatoire de Cracovie. En 1954, il suit l'enseignement d'Artur Malawski (1904-1957) à l'Ecole Supérieure de Musique de Cracovie, puis de Stanislas Wiechowicz, après la mort de Malawski. Il achève ses études musicales en 1958 et, en 1959, la création de « Strophes » au festival « L'Automne de Varsovie » et, surtout, du « Thrène à la mémoire des victimes d'Hiroshima » l'année suivante, lui donne confèrent trsè rapidement une notoriété internationale. La même année, il commence à enseigner à l'École supérieure de musique de Cracovie, et en devient le recteur 1972. De 1973 à 1978, il fut professeur invité à la Yale University de New Haven. Krzysztof Penderecki fut initialement, tout comme György Ligeti (1923-2006), très mal compris ; souvent alors classé à tort parmi les compositeurs de l'école néo-avantgardiste alors très à la mode, en particulier en France et en Allemagne, Penderecki se révélera rapidement être en réalité, non pas l'un des derniers représentants d'un académisme devenu sclérosé et de plus en plus stérile, mais, à l'instar de Ligeti, un formidable innovateur, un créateur authentique, ces deux compositeurs étant à la source, à la fois de la révolution musicale qui se produisit aux Etats-Unis vers la fin des années 1960 avec La Monte Young (nés en 1935), Terry Riley (né en 1935), Steve Reich (né en 1936) ou Philip Glass, puis de celle qui se produisit dans les pays bordants la Baltique dans le courant des années 1970 avec Henryk Górecki (né en 1933), Arvo Pärt (né en 1935), Erkki-Sven Tüür (né en 1959), Alfred Schnittke ou Peteris Vasks, et qui aboutirent au renouvellement complet du langage musical que nous avons connu à partir des années 1980. 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