Télérama
Le narrateur de Pierre Mertens, Pierrot Saturnin, lui ressemble comme un frère. L'un, l'écrivain belge, est romancier, nouvelliste, essayiste, auteur de théâtre. L'autre, le citoyen d'« Innommie » nom sous lequel on reconnaît la Belgique est librettiste. Les deux croient ne plus rien devoir attendre de la passion... Paradoxe de ce superbe et flamboyant roman d'amour : il dit la fulgurance sans céder à la brièveté. Il raconte le temps trop court de l'amour-passion dans la lenteur maîtrisée d'une prose voluptueuse. Perasma est le livret d'un opéra intime dont Mertens signe avec émotion les paroles et la musique.--Michèle Gazier--
Présentation de l'éditeur
Elle est grecque, musicologue et mariée. Elle porte un nom qui n'est pas répertorié dans les registres de l'état civil. Dans sa langue, Perasma signifie passage. Avec elle, Pierrot Saturnin, qui est librettiste, va vivre quelque chose qui ressemble à un premier amour sur le tard. Une maladie de l'aube qu'on incuberait au crépuscule. Et dont il ne voudrait pas vraiment guérir. Cela se passe dans un pays que le narrateur s'obstine à appeler l' « Innommie ». Avec des incursions à Budapest et Jérusalem. Un opéra sans notes. Une histoire cruelle et lumineuse.
Pierre Mertens, romancier, essayiste et auteur dramatique, est notamment l'auteur des Bons Offices (1974), des Éblouissements (prix Médicis 1987) et d'Une paix royale.