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14 internautes sur 15 ont trouvé ce commentaire utile
4.0 étoiles sur 5
Cruauté des anges inatteignables,
Par Reader Accro baT-Man (RATM) "Bombtracker" (Fance, M&Moselle) - Voir tous mes commentaires
Ce commentaire fait référence à cette édition : Peter Ilyich Tchaikovsky: Violin Concerto in D, Op. 35 [Hybrid SACD] (CD)
Quelle version ! Au premier abord on est subjugué par la beauté de la chose, du violon d'abord, qui exhale des sonorités superbes (amateurs de haute fidélité, salut...), notament dans les passages lents et nuancés ; du "geste" ensuite, impeccable, facile, même dans les passages rapides, jamais brouillon, jamais démonstratif non plus, comme pénétré par je ne sais quelle candeur ; puis par l'orchestre enfin, juste à son emplacement, pas trop devant , pas trop derrière. Bref, un ensemble parfaitement équilibré, parfaitement dosé, maitrisé...Mais justement, c'est là que quelquechose d'indéfinissable vient me tarauder le tympan... tout ceci est tellement maitrisé et si impeccablement déroulé, que cela en devient déroutant. On se méprend à attendre l'emballement(comme dans les dernières mesures du 1er mouvement), on voudrait un "je ne sais quoi" de folie ou d'effronterie qui propulserait cette version au firmament musical. Plus le morceau s'étire et plus ce sentiment de trop grande perfection prends le dessus ; alors on s'agace de la facilité indéfectible de cette Julia, on ressent que l'orchestre lui même est comme subjugué, par le charme hermétique de cette beauté de 23 ans, qu'il n'ose pas l'éffaroucher, qu'il n'ose pas l'égratigner, elle qui est si parfaite, qui en plus ne le montre tellement pas, qui n'en joue tellement pas, qu'elle en devient intouchable, qu'elle en devient insolante à force d'inacessibilité ... Julia, trop parfaite pour s'épancher, comme les femmes trop belles pour oser paraître, trop orgeuilleuses pour ne serait-ce qu'imaginer s'exhiber, qui s'angoissent à toujours réfréner et refouler toute résurgence narcissique qu'elles méprisent, finit par se rendre fade, lisse et utilitaire. On la voudrait moins protégée, plus livrée, on voudrait un Chef qui lui "casse la gueule", qui lui rentre dedans, car ce concerto c'est une lutte, c'est un défi - l'orchestre contre le violon - c'est cela au fond qui manque, c'est trop angélique, trop "vénéré". Si mon ressenti n'est pas assez parlant (j'ai du mal à l'expliquer) je vous renvoie aux versions d'Issac Stern (avec le Philharmonqiue de New York et l'effronterie de Bernstein, ou bien le merveilleux Philadelphie d'Eugen Ormandy) ou encore mieux, à la version d' Itzakh Perlman avec le Boston de E. Leinsdorf (1967 - chez RCA red seal) sur les braises (pour moi la meilleure de la discographie), où l'OP 35 prends littéralement une dimension hors norme. Voyez et jugez. Elle est belle cependant cette version (et Julia aussi, mais c'est froid, un peu). Aidez d'autres clients à trouver les commentaires les plus utiles
16 internautes sur 18 ont trouvé ce commentaire utile
5.0 étoiles sur 5
Une technique superlative au service de Tchaikovsky,
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Ce commentaire fait référence à cette édition : Peter Ilyich Tchaikovsky: Violin Concerto in D, Op. 35 [Hybrid SACD] (CD)
Julia Fischer est une étoile montante du violon: 23 ans quand elle enregistre le disque et pourtant fermez les yeux et vous penserez à Isaac Stern.Si on cherche une démonstration de virtuosité, il vaut mieux passer son chemin. Elle est bien là mais tellement fluide qu'elle n'est jamais démonstrative. Son phrasé n'accroche jamais. Les trilles du 3ième mouvement virtuoses en diable et pourtant on sent que malgré le rythme infernale, Julia a encore le temps d'appuyer ses notes pour aller chercher le bois de son violon (un merveilleux GB Guadagnini). La musique est là tout au long, même dans les compléments de programme Les ingénieurs du son et l'orchestre emportés par une telle soliste se surpassent. Pentatone retrouve le son plein et ordonné de la grande période Philips Classics et l'orchestre une discipline et une harmonie qu'on ne lui connait pas souvent sous la baguette de Mickael Pletnev Un très grand disque de violon Aidez d'autres clients à trouver les commentaires les plus utiles
4 internautes sur 7 ont trouvé ce commentaire utile
5.0 étoiles sur 5
interprétation émouvante,
Par
Ce commentaire fait référence à cette édition : Peter Ilyich Tchaikovsky: Violin Concerto in D, Op. 35 [Hybrid SACD] (CD)
Interprétation féminine originale, sensible et émouvante du concerto pour violon opus 35 de Tchaikovsky.Les passages connus prennent un relief inattendu et passent par le filtre d'une jeunesse talentueuse qui ne répètent pas les exécutions brillantes se jouant des difficultés par la seule maîtrise de la technique. Rien ne lui ressemble et elle redonne à cette oeuvre éternelle le romantisme qui l'a inspiré. Elke Texier Aidez d'autres clients à trouver les commentaires les plus utiles
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