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Commentaires client les plus utiles
4 internautes sur 4 ont trouvé ce commentaire utile
3.0 étoiles sur 5
Petits réglements de compte entre amis,
Par
Ce commentaire fait référence à cette édition : Petit déjeuner chez Tyrannie, suivi de Le Crétinisme alpin (Broché)
La publication de "La littérature sans estomac" a déclenché une forte polémique et a valu à E. Nalleau et P. Jourde, respectivement éditeur et auteur, de violentes attaques personnelles, des insultes et des menaces. Il était donc sans doute légitime et utile qu'ils publient ce droit de réponse et tentent de clarifier un peu le débat. Mais, à force de détails et de répétitions dans les 183 pages du livre, leurs dénonciations et leurs mises au point parfois insistantes finissent par laisser un arrière-goût de réglement de compte à OK Coral et nuisent un peu au propos. Si je n'ai pas retrouvé dans la 1ere partie, celle d'E. Nalleau, le style alerte et incisif que j'avais tant apprécié dans "Au secours, Houellebecq revient" (voir ma critique) ; en revanche, Pierre Jourde montre encore ici sa maitrise parfaite de la langue, son adresse magistrale à manier les mots. Quel style ! A lire, au moins pour cette deuxième partie et pour le plaisir stylistique qu'elle procure.
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10 internautes sur 11 ont trouvé ce commentaire utile
5.0 étoiles sur 5
Bon appétit, Messieurs !,
Par
Ce commentaire fait référence à cette édition : Petit déjeuner chez Tyrannie suivi de Le crétinisme alpin (Poche)
" En tout cas, dites bien à ce crétin des Alpes que si je le croise un jour, je lui mets mon pied dans les couilles". C'est ce que confie la charmante Josyane Savigneau à Eric Naulleau, en visant Pierre Jourde, l'auteur de la Littérature sans estomac, qui lui a valu le prix de la critique de l'Académie Française. A l'honnête critique, la gentille créature souhaite également la tuberculose et la mort. Rien que cela. Et lui trouve une mine de sidéen. Est-il bien normal qu'il porte aussi des lunettes noires ? Eric ne pouvait en entendre davantage. Il écrivit ce petit livre, pour défendre son ami.L'ouvrage de Jourde déplut au Monde des Livres, parce que s'y lisait une certaine dénonciation littéraire et médiatique, en mentionnant Josyane Savigneau, sa directrice, et Philippe Sollers, collaborateur gaillard et prolixe... Il y eut donc un fameux déjeuner, réunissant entre autres Savigneau et Jean-Luc Douin, auteur d'un article dans le Monde révélant "la respiration catarrheuse" de Jourde. Décidément, tous les moyens étaient bons pour étouffer le pauvre critique ! Le titre rappelle avec humour, sans doute, "Petit déjeuner chez Tiffany" de Truman Capote. Le lecteur est ainsi mis au courant des diverses polémiques surgies tout autour du livre de Jourde, de l'agitation et des raisons précédant l'origine de ce petit déjeuner. Tout y est enfin révélé et se lit avec intérêt, bien servi par la verve reconnaissable entre mille de Naulleau, acide et franche, avec des remarques fort justes, et toujours cette culture littéraire qu'envient sûrement la plupart des auteurs de romans contemporains. Une bonne leçon pour tout un petit monde de gensdelettres dévitaminé et asthmatique. A sa suite, se lit "Le crétinisme Alpin", où Pierre Jourde s'explique, ne mâche pas ses mots, revient sur le problème du critique qui doit avoir la bouche cousue pour plaire et survivre, et il dénonce alors cette dérive. Il dévoile par la même occasion certains remous et affaires pénibles, toujours sur le ton personnel que vous lui connaissez, désormais. Un grand moment de plaisir où l'humour n'est pas absent. L'empathie s'installe. On se dit qu'on rêve, qu'une certaine frange du monde du livre est en état de décomposition avancée ou qu'elle a bu un coup de trop. En fin de livre une annexe : des extraits de presse, un fait divers déroutant. Vous serez médusés. Enfin une lettre de l'avocat Emmanuel Pierrat, incriminant P. Jourde : vous rirez. Sans aucun doute. Et Pierre Jourde lui répond. Et comment ! En résumé, un petit livre délicieux pour bien comprendre cette "ténébreuse affaire". Et les héros triomphent, comme il se doit. Leur probité nous émeut. A lire ! D'urgence ! Aidez d'autres clients à trouver les commentaires les plus utiles
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