5.0 étoiles sur 5
très beau roman, 4 février 2008
Ce commentaire fait référence à cette édition : Petite Fille Qui Cachait les Tours Roman (Broché)
La petite fille qui cachait les tours est un de ces romans qui a la capacité d'intégrer le lecteur à l'histoire. Celle d'une petite fille brisée par l'inceste et hantée par le parricide.
En fond d'écran, on assiste également à la chute des twins towers et (d'un cerf volant), à des rituels aborigènes dans les plaines d'Ayers Rock (et ceux d allumés qui ne jurent que par Sirius), à la marche d'un vieux vénitien hanté par un souvenir Hitlérien, à l espionnage de leurs vies, et des nôtres par le satellite KH12.
L'auteur à travers sa plume agile, réussi à éveiller nos peurs, et nous place sans permission (mais on s'en rejouit) spectateur d'une vie.
Le lecteur prend part au roman façon tragédie grecque et nous touche par la terreur et la pitié.
On y retrouve la construction tragico-théâtrale de l'impuissance d'une femme face aux forces supérieurs (des dieux) qui la manipulent.
Dominique Agostini réussi brillamment la catharsis de nos passions. La représentation dramatique libère le spectateur de ses passions, fantasmes en les vivants à travers le héros et la situation qui est « représentée »sous ses yeux.
Vous l aurez compris, ce roman réveille nos peurs et agit comme une thérapie freudienne d'un rappel à notre conscience de fantasmes refoulés.
Et c'est avec une infinie délicatesse que l'auteur parle de mort, celle de l'âme et du corps, de dégout, mais aussi de vie, d'espoir et de renaissance.
L'absurde se mêle à la réalité. L'objectif est atteint car Dominique A. parvient à titiller la part d' oedipe qui est en nous.
A lire de toute urgence!
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