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5.0 étoiles sur 5
A film culte, BO culte !, 14 janvier 2004
On ne présente plus le film correspondant. La musique est un pur délice, quoique subtilement différente de celle du film lui-même; certains morceaux semblent sublimés par la voix de Paul Williams, réorchestrés pour le disque. Tous les protagonistes sont là, leurs chansons aussi: Winslow Leach, Beef, les Juicy Fruits, Phoenix et bien entendu Swan. Dommage qu'il manque quelques morceaux entendus dans le film et dont l'absence créé une curieuse sensation d'inachevé. A écouter, à réécouter tard le soir, dans le noir.
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5.0 étoiles sur 5
ESTHETIQUE DECADENCE, 16 octobre 2008
Ce commentaire fait référence à cette édition : Phantom of the Paradise (CD)
Swan... Il n'a pas d'autre nom... Son passé est un mystère... Son oeuvre déjà une légende... Il a produit son premier disque d'or à 14 ans. Depuis, il en a tant remportés qu'il a tenté de les déposer à Fort Knox. Il a introduit le blues en Angleterre... et Liverpool en Amérique. Il a réconcilié le folk et le rock. Son groupe, les Juicy fruits, a créé de toute pièce la mode rétro. À présent, il cherche une musique interplanétaire qui inaugurera son Xanadu, son Disneyland, le Paradise, le super palais du rock. Ce film est l'histoire de cette quête, de cette musique, de l'homme qui la créa, de la fille qui la chanta, du monstre qui la vola...
En s'intéressant autant à l'image qu'à la musique durant toute son aeuvre, Brian De Palma a toujours collaboré avec les plus grands compositeurs. Ainsi, lorsqu'il décide de s'engager dans la réalisation de son psychédélique et fulgurant Phantom of the Paradise, si ses premiers choix se portent plus favorablement vers les Rolling Stones ou les Who pour en assurer la partition, c'est sur Paul Williams, alors sous contrat chez A&M, que le cinéaste pose l'objectif de sa caméra pour la mise en scène de sa musique. Tragédie rock usant du prétexte de stigmatiser la toute puissance d'une industrie du disque pour mieux faire la critique d'une société de consommation en pleine déliquescence, ce Fantôme de l'Opéra est également un film en hommage à toutes les références classiques qui feront le ciment de la filmographie de son auteur. Reprenant plus ou moins la trame du livre du romancier Gaston Leroux, le mythe de Faust et le portrait d'un Dorian Gray vitriolé, De Palma nous entraine dans un monde dérangeant soutenu par une bande originale inspirée.
Métaphorique, jouant sur un kaléidoscope de références, dont les plus lisibles restent Hitchcock et l'expressionisme allemand, Phantom of the Paradise est une chirurgie de l'âme qui nous propulse dans un monde dans lequel, passé et modernisme se croisent, se confondent, jusqu'à se consumer dans des extases mélodiques plus originales les unes que les autres. Officiant en second à la barre du vaisseau Phantom et monstrueux dans le rôle de Swan, Paul Williams s'inscrit parfaitement dans la démarche artistique du cinéaste. Ainsi, comme s'il ne suffisait pas de nous maintenir sous l'emprise des mouvements de caméra de De Palma, c'est avec une certaine délectation que le compositeur nous entraîne dans les filets d'un piège musical, dont on peine à s'extraire une fois le film terminé. En effet, si on y trouve tous les éléments de provocation, comme de décadence, issus du mouvement Glam Rock, ce sont les composantes classiques, pop et romantiques qui confèrent à l'ensemble son caractère universel.
Son diégétique, fruits acidulés ou acoustiques, si à l'évidence ce conte musical est unique en son genre, le puzzle sonore qui en habille le scénario l'est également. Parfaite vitrine de ce qui se faisait de mieux à l'époque, si la totalité des chansons nous ramène à ce qui fit la flamboyance des années 70, certains titres n'hésitent pas à affirmer leur consanguinité avec les Beach Boys, Bowie, Roxy Music et Kiss. Cependant, là où cette bande originale nous surprend le plus, c'est évidemment lorsqu'elle s'accorde quelques instants de sensibilité absolue. En la matière, Old Souls, chanté sur la pointe des mots par une Jessica Harper toute en nuances, reste comme un des moments les plus poignants de cet opéra rock. En fait, qu'elle nous renverse par ses excès ou qu'elle nous prenne en otage par l'émotion, chaque séquence ne s'accorde aucune limitation, dès lors qu'il s'agit de nous transporter vers une destination inconnue. Variée, ampoulée, ne se refusant aucune circonstance mélodramatique atténuante, cette musique de film supporte particulièrement bien le sous titre : d'aventure intemporelle.
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5.0 étoiles sur 5
paul williams le chantre du soft rock, 13 février 2006
Ce commentaire fait référence à cette édition : Phantom of the Paradise (CD)
petite injustice, hélas bien fréquente dans le monde du rock!!!!
c'est vrai qu 'au dela de sa participation au fil phamtoms of the paradise paul williams reste ignoré, malgrés la qualité de sa musique honteusement ignoré par l amateur! sa production ne s 'arête pas a cette b o, pop musique arrangée avec goût (beadh boys, r'n roll, comedie musicale) pour l enluminure baroque et chantilly pop;;; je le placerai à côté des tout premier paul mc cartney!!!
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