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| 1. Acclamate de terra |
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| 2. Capriccio |
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| 3. Bienheureuse est une ame o quam clemens, motet a |
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| 4. Madre, non mi far monaca sonata a tre sopra la m |
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| 5. Fugue a quatre parties sur un sujet italien |
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| 6. Sancta maria, motet a deux dessus |
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| 7. Canzon per cornetto e violino in risposta |
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| 8. Surge, propera, amica mea, motet en echo |
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| 9. Laudate pueri, pour voix et trois instruments |
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| 10. Capriccio e ciaccona |
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| 11. Passacaille pour le clavecin |
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| 12. In caligine umbrosa, cantate pour voix seule et de |
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Commentaires client les plus utiles
37 internautes sur 39 ont trouvé ce commentaire utile
4.0 étoiles sur 5
imports italiens,
Par Un client
Ce commentaire fait référence à cette édition : Philippe Jaroussky - Un concert pour Mazarin (La musique italienne dans les collections françaises du Grand Siècle) (CD)
Excellent recital pour découvrir l'influence italienne sur la musique de l'époque de Mazarin, avant la domination d'un Lully "francisé" sur la musique française au XVIIe siècle. Une ambiance qui doit beaucoup à l'alliance Jarroussky-Tubéry, la virtuosité du chanteur et la sensualité de sa vocalise semblant si naturelle et aisée dans ce répertoire!La cantate de Bassani est un beau moment!Jarroussky illuminait à lui seul l'enregistrement de La Fenice consacré à Bassani quelques années avant!On en redemande!
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4 internautes sur 6 ont trouvé ce commentaire utile
5.0 étoiles sur 5
1 Voix, 1 Ensemble,
Par remik (France) - Voir tous mes commentaires
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Ce commentaire fait référence à cette édition : Philippe Jaroussky - Un concert pour Mazarin (La musique italienne dans les collections françaises du Grand Siècle) (CD)
Peut-être moins "pêchu" dans le rythme que ses albums Heroes et carestini, mais quand on est fan de Jaroussky c'est un CD à recommander; une voix toujours magnifique et l'Ensemble La Fenice font pour ce CD un moment d'écoute privilégié.
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1 internaute sur 2 a trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5
La maturité est proche,
Par Jacques COULARDEAU "A soul doctor, so to say" (OLLIERGUES France) - Voir tous mes commentaires (VRAI NOM)
Ce commentaire fait référence à cette édition : Philippe Jaroussky - Un concert pour Mazarin (La musique italienne dans les collections françaises du Grand Siècle) (CD)
Il s'agit d'une sélection de pièces pour contreténor et instrumentales de la première moitié du 17ème siècle principalement et quelques pièces plus tardives. D'où la dédicace à Mazarin. Il s'agit donc d'un répertoire baroque de compositeurs principalement italiens mais dans ce qui se veut le goût français d'avant Louis XIV.Le « Capriccio » de Frescobaldi est une très belle ½uvre d'orgue, courte mais puissante. La « Sonata » de Turini est sautillante comme une danse de village qui aurait pris un peu de diable dans les pieds, mais qui se calme en son temps pour devenir presque triste, pour se ré-endiabler peu après. La « Fugue » de Roberday est d'une lenteur triste qui prend cependant un souffle d'orgue langoureux quasi suave dans des graves profonds. La « Canzon » de Viadana pour cornet et violons, sorte de dialogue à deux voix instrumentales, l'une sonnant clair et l'autre glissant en douceur d'un pic de piston à un autre. Léger, printanier, serein et rassurant. La vie serait-elle belle après tout ? Le « Capriccio e ciaccona » de Cazzetti est espiègle dans son début sournois pour ensuite laisser les cornets s'en donner à c½ur joie et nous fouetter d'un doux martinet ironique sinon sarcastique. Que nous nous sentons sots devant ces petits vauriens de cornets qui nous donnent la leçon en sautant d'un pied sur l'autre. Et c'est alors qu'avec le violoncelle la pièce tourne au menaçant, à la sueur froide dans le dos et cette fois les cornets ont du baisser d'un ton et rabaisser leurs caquets. On ne rit pas tous les jours et il y a des moments où il vaut mieux se donner le mot qu'il est un temps pour tout, et surtout pour rire. Mais les cornets prennent une juste revanche sur la fin et se font à nouveau des entrechats malicieux pour laisser l'archiluth clore le tout sur un ton doux et docile. La « Passacaille pour clavecin » de Rossi est une sorte de marche un peu solennelle qui monte et descend sempiternellement des escaliers majestueux. Les pièces pour contre-ténor avec Philippe Jaroussky sont bien sûr tout ce que l'on peut attendre de cette voix très fidèle à elle-même et à nous et qui a plus d'un charme dans ses vastes manches. Mais les choix ici sont plutôt originaux et veulent mettre en valeur des aspects particuliers de cette voix. Il commence avec un chant de gloire à la Vierge qui lui permet de travailler sur la plus grande largeur de sa voix, du plus sombre au plus élevé. Mais ensuite son chant à la Vierge va se moduler d'un ton serein de bienvenue puis d'une sourde et sombre douleur du pêcheur dont l'espoir d'être sauvé entièrement repose dans la prière adressée à la Vierge qui va parler en son nom. Le chant de gloire du début est devenu un chant de gloire retenu et beaucoup plus calme et plein de gratitude. On atteint la solennité alors qui s'enfle peu à peu en un débordement d'allégresse et un bouquet de louanges sur une musique soutenue. La courte pièce anonyme dédiée au bonheur d'une âme qui a su se purger de ses péchés et de ses vices en un français très clairs est comme une bouffée de chaleur humaine totalement contenue dans une dignité sereine. Son enchaînement sur la pièce de Foggia permet à Jaroussky d'exprimer dans son chant une douleur presqu'heureuse, consolée dans la communion avec la Vierge Marie, rassurée dans le soutien qu'elle nous apportera le moment venu. La voix se fait alors poignante car rien n'est jamais gagné d'avance à l'homme qui trop souvent pêche sans même le savoir. Il exprime le chagrin et la tristesse de la joie de dédier sa propre mort à la vie éternelle de la Vierge. Et c'est sur une vigueur retrouvée pour évoquer cette Vierge illimitée que le voix prend des accents à la fois langoureux et rieurs. La pièce anonyme d'une jeune fille qui prie sa propre mère de ne pas l'envoyer au couvent où elle subirait l'ennui de la routine et les ronchonnements de la mère supérieure permet à Jaroussky d'ajouter un ton de plus à son chant, la plainte de la jeune fille qui sait qu'elle a perdu d'avance et par avance et qu'elle ira dans ce couvent qu'elle abhorre. Le « Sancta Maria » de Monteverdi est plus dans la ligne d'une plainte exprimée par le ton presque triste d'un ch½ur qui trouve la lumière de la foi et de la certitude dans la voix joyeusement sereine de Jaroussky. Et la voix dialogue avec le cornet comme s'ils étaient deux copains d'antan, deux amis célébrant leurs retrouvailles, le retour de l'ami prodigue et du cornet prodige, ou l'inverse. Le « Surge, propira, amica mea » de Cima n"est qu"un morceau de joie sans nuages, de certitude sans la moindre ombre où le cornet cette fois se fait le distant écho de la voix qui se veut pleine et mûre. Le « Laudate Pueri » de Fontei démarre sur un ton un peu traînant qui contraste immédiatement avec le ton entraînant de Jaroussky qui semble se détacher d'une glèbe un peu lourde pour s'élever vers la trinité divine au pas un peu de charge de la musique Le « In caligine umbrosa » de Bassani est une pièce vocale plus longue quasiment en plusieurs mouvements. Chant dramatique d'un paria de la terre enchaîné et en esclavage à on ne sait quel sort vital. C'est pourtant un chant endiablé en diable qu'entonne Jaroussky qui appelle tous ces parias de la terre de se réunir, de se regrouper sous les coups des châtiments humains. Mais la plainte revient en un ton si triste et pourtant parcouru d'une force vitale qui ramène la danse endiablée qui en appelle alors dans cette lutte contra la souffrance et le châtiment à une gloire divine qui pourrait pardonner, sauver, soutenir et consoler, toutes actions sources de force morale et humaine. Et le ton se fait introspectif et jouissif dans cette certitude de salut. La sérénité s'ensuit qui amène un calme suspendu à des accords en demi-teinte d'une mort qui vient dans le bonheur, d'un feu qui se consume comme énergie pour le grand voyage, cette vaste migration vers l'au-delà de tous les repos. Et l'endiablement de la danse du début revient avec le souvenir de la douleur et du malheur une fois le havre de l'amour divin atteint qu'un Jaroussky nous donne avec des accents si variables et si bien adaptés aux tons divers que l'on en est sous le charme indéniable d'une voix qui se voudrait une voix d'ange gardien. Et le final « cantebo, alleluia » est si beau qu'on est prêt à accepter toutes les Bibles du monde pour éprouver encore une fois ce bonheur vocal et auditif. Dr Jacques COULARDEAU Aidez d'autres clients à trouver les commentaires les plus utiles
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