Version MP3
incluse GRATUITEMENT
ou
Identifiez-vous pour activer la commande 1-Click.
ou
en essayant gratuitement Amazon Premium pendant 30 jours. Votre inscription aura lieu lors du passage de la commande. En savoir plus.
Plus de choix
Sent2u_france Ajouter au panier
EUR 12,75
Vous l'avez déjà ? Vendez votre exemplaire ici
Aussi disponible en MP3
 
Album MP3 à EUR 10,49
 
 
 
 

Physical Graffiti [Enregistrement original remasterisé]

Led Zeppelin CD
4.7 étoiles sur 5  Voir tous les commentaires (33 commentaires client)
Prix : EUR 12,80 Livraison gratuite dès EUR 25 d'achats. Détails
  Tous les prix incluent la TVA
o o o o o o o o o o o o o o o o o o o o o o o o o o o o o o o o o o o o o o o o o o o o o o o o o o o o o o o o o o o o o o o o
 : inclut GRATUITEMENT la version MP3 de cet album.
 Ne s'applique pas aux commandes de cadeaux ou aux produits vendus par des vendeurs tiers sur la plate-forme Marketplace. Veuillez consulter les Conditions générales sur les coûts en cas d'annulation de commande.
Il ne reste plus que 6 exemplaire(s) en stock (d'autres exemplaires sont en cours d'acheminement).
Expédié et vendu par Amazon. Emballage cadeau disponible.
Voulez-vous le faire livrer le vendredi 22 août ? Choisissez la livraison en 1 jour ouvré sur votre bon de commande. En savoir plus.
Passez cette commande pour sauvegarder la version numérique de cet album dans votre bibliothèque Amazon Music. Vendu par Amazon EU S.à r.l.
A télécharger immédiatement en MP3 pour EUR 10,49.

‹  Retourner à l'aperçu du produit

Descriptions du produit

Amazon.fr

Physical Graffiti est un nouveau coup de maître de Led Zeppelin. Le quartette anglais renoue ici avec le hard-rock qui l'a propulsé au sommet à la fin des sixties, comme sur "Custard Pie", "The Rover" et "In My Time Of Dying". Les ballades ne sont toutefois pas oubliées ("Down By Seaside"), ni les atmosphères acoustiques ("Bron-Y-Aur", "Ten Years Gone") ou post-psychédéliques. Ainsi, le morceau le plus intéressant - entendons le plus original et ambitieux - est de toute évidence "Kashmir" où, sur fond de violons et de synthétiseurs, Led Zeppelin, avec à sa tête un Jimmy Page au sommet de son art, semble conduire l'auditeur au coeur des fastes de l'Empire britannique du début du XXe siècle, comme s'il s'agissait de rendre un hommage explicite à Kipling. --Philippe Margotin

Critique

En janvier 1974, lorsque Jimmy Page donne rendez-vous à ses trois comparses à Headley Grange (où il a cette fois-ci à sa disposition le studio mobile de Ronnie Lane, bassiste des Faces), Led Zeppelin n'a alors pas enregistré depuis plus d'un an et demi. Robert Plant, qui a entre-temps subi une fâcheuse opération des cordes vocales, ne peut plus atteindre aussi facilement qu'autrefois les aigus et ses collègues doivent s'adapter à cette nouvelle situation. Mais ce qui aurait représenté un obstacle majeur pour n'importe quelle formation se transforme très vite en un défi que le quatuor, qui n'a peur de rien, va relever avec un brio époustouflant.  

Après avoir fait son choix dans les différentes cassettes de démo présentées, chacun y va de ses idées et apports lors de répétitions longues et acharnées. C'est seulement là que le groupe, sûr de ce qu'il va faire, peut enregistrer. Déjà, Plant montre que même avec une voix diminuée, il reste un chanteur qui n'a pas d'égal et qui pousse sur chaque note avec férocité et passion, comme dans « Ten Years Gone », longue ballade tout empreinte de nostalgie. Son ami John Bonham, pas en reste, porte à bout de bras « In My Time of Dying », plus longue chanson dans tout le catalogue de Led Zeppelin, variation sur un traditionnel blues popularisé par Blind Willie Johnson en tant que « Jesus Gonna Make Up My Dying Bed » et dont Bob Dylan avait déjà réalisé une relecture sur son premier album : ici, c'est devenu un monument du hard rock et du riff, quelque chose d'incompréhensible même après des centaines d'écoutes.  

Evidemment, Led Zeppelin ne serait pas non plus Led Zeppelin si plusieurs de ses chansons n'étaient encore chargées de sous-entendus sexuels plus ou moins explicites, ainsi le très funk « Trampled Underfoot » (très marqué par Stevie Wonder), les ravageurs « Custard Pie » et « Sick Again » (sur les groupies mineures) ou le brutal « The Wanton Song ». Logé à la même enseigne que les autres,John Paul Jones a droit à son morceau de bravoure rituel avec l'aventureux « In the Light », que le groupe ne pourra interpréter sur scène en raison de sa complexité. Par ailleurs, un instrumental de toute beauté, « Swan Song », sera laissé de côté et jamais enregistré en studio, n'existant pour la postérité qu'en version de travail piratée.  

Il est indiscutable qu'on a ici un groupe dont les musiciens ont atteint un niveau d'exigence incroyable et surtout une sorte d'alchimie, une complémentarité absolue, qui tourne tout simplement à la fusion. Ils parviennent même au-delà de tout ce qu'ils avaient imaginé avec « Kashmir », inspiré par la musique arabe et dont l'idée était venue à Robert Plant et Jimmy Page lors d'un périple en voiture qu'ils avaient accompli dans le désert marocain. Peut-être encore plus que « Stairway to Heaven », « Kashmir » est le classique absolu du groupe, axé entièrement sur la frappe de John Bonham, avec des arrangements magistraux de John Paul Jones et une rythmique implacable de Page, qui, exceptionnellement, ne s'autorise pas de solo.  

Une fois tout ce beau travail fini, Page, qui n'en est pas peu fier, constate que la somme de matériel qu'il a obtenue est tellement longue qu'elle ne tiendra pas sur un seul disque, mais qu'il n'y en a pas assez non plus pour faire un album double. Avec en tête l'exemple des Rolling Stones et de leur Exile On Main St., il décide alors de fouiller dans ses bandes et d'exploiter des chansons enregistrées lors des séances des précédents albums mais qui étaient restées inédites. Le charmant instrumental « Bron-Yr-Aur », que Page jouait sur scène lors de la tournée américaine du groupe en 1970, date ainsi des séances du troisième album.  

D'autres titres viennent des rebuts d’Houses of the Holy, ainsi la chanson du même nom (indice pour la datation : le grincement du pied de grosse caisse de Bonham), le formidable « The Rover » et le très folk « Black Country Woman », enregistré en extérieur, dans le jardin de la propriété de Stargroves, et alors qu'un avion survole le site ! Retour à Headley Grange mais en 1971 avec le beau « Night Flight » (composé principalement par John Paul Jones) et avec l'amusant « Boogie With Stu », où le groupe jamme avec Ian Stewart, le tour manager et pianiste des Rolling Stones (qui jouait déjà sur « Rock and Roll », sur l’album Led Zeppelin IV), ceci sur un décalque du « Ooh My Head » de Ritchie Valens : pour l'occasion, dans un rare élan de générosité, nos musiciens donnent même crédit non seulement à Ian Stewart mais aussi à la mère de Valens, qui voudra en retour leur intenter un procès! Et dans la foulée, ils osent recaser « Down By the Seaside », une sorte de pastiche de Neil Young par Plant (où celui-ci joue même une partie de guitare) enregistré lui aussi lors des travaux du quatrième album et qui y aurait très difficilement eu sa place.  

A la fin, ce qui aurait pu n'être qu'un patchwork musical bancal et incohérent se révèle un disque d'une richesse inépuisable, foisonnant et soigné dans ses moindres détails, et ce jusque dans la pochette, qui, dix ans plus tard, perd tout à être reproduite au format CD (même en vinyl replica made in Japan).  

Frédéric Régent - Copyright 2014 Music Story

Descriptions du produit

1975 double opus includes "Sick Again", Kashmir" & "Trampled Under Foot". 1994 remaster.
‹  Retourner à l'aperçu du produit