Présentation de l'éditeur
Première édition mise en ordre et annotée. Le plus célèbre traité de gastronomie français est en même temps un manuel de savoir-vivre et une description de la société riche et heureuse du temps de Louis-Philippe. Près de deux siècles après la mort de Brillat-Savarin, on reste confondu par la diversité des talents et des lumières de ce haut magistrat, aussi féru de belles-lettres que de bonne cuisine. uvre de toute une vie, la Physiologie du goût, publiée en 1825, est une véritable somme de réflexions sur
les sens en général, sur le goût en particulier. Brillat-Savarin a agrémenté le tout d'un bouquet d'anecdotes qui composent le plus savoureux des tableaux de murs. La longue introduction de Roland Barthes en révèle les aspects inconnus et dresse un tableau nouveau des désirs et des joies des sens. --Ce texte fait référence à l'édition Broché .
les sens en général, sur le goût en particulier. Brillat-Savarin a agrémenté le tout d'un bouquet d'anecdotes qui composent le plus savoureux des tableaux de murs. La longue introduction de Roland Barthes en révèle les aspects inconnus et dresse un tableau nouveau des désirs et des joies des sens. --Ce texte fait référence à l'édition Broché .
Description
La Physiologie du goût est un recueil de mémoires. Mémoires d'humour, dans le ton héroï-comique, ou comment traiter de matières familières avec un rien de noblesse, un zeste de pompe ou de solennité. Cela pourrait lasser, si tout ne baignait dans la modestie et la gaieté. Brillat-Savarin est l'auteur le plus aimable qui soit. Mais il est question de cuisine. Brillat-Savarin (1755-1826) inaugure avec génie cette intellectualisation de la gastronomie qui ne devait pas cesser jusqu'à nos jours. Il est témoin de l'époque où s'impose le restaurant, lieu pour manger, au détriment de l'auberge, refuge du voyageur sans feu ni lieu, où l'on ne faisait guère que boire et se nourrir. La cuisine se professionnalise et toute profession suscite discours ; se mettre à table est affaire de langage. Au-delà du besoin de manger, le plaisir de la table est comme une mise en scène : le luxe du désir. La nourriture désirée est une sorte de cérémonie ethnographique par laquelle l'homme célèbre son pouvoir, sa liberté de brûler son énergie " pour rien ".


