Platine
Né en 1943, le fils de Marcel Cerdan a décidé de parler, de nous raconter sa vie dans l'ombre de son père disparu en 1949 et de Piaf qu'il a aimée plus que sa propre mère. Si la première partie du livre, où le boxeur raconte les années 30 et 40 de Piaf est un peu sans intérêt (surtout que, écrivant avec ses gants, le boxeur n'a pas un style des plus légers et imagés), en revanche toute l'histoire de son père, ainsi que ses souvenirs avec Piaf du milieu des années 50 à la mort de celle-ci en 1963, sont passionnants. S'il nous raconte sa vision de la Piaf devenue star internationale, nous commente ses aventures sentimentales avec Jacques Pills, Félix Marten, Georges Moustaki, Théo Sarapo…, on aurait aimé en savoir plus sur ses années après Piaf, notamment sur ses combats de boxe des années 60 et 70. Le cahier photos nous propose une poignée de clichés inédits, notamment de Marcel Junior avec Édith. C'est autant avec les témoignages des proches qu'avec celui de l'intéressé qu'on se fait une idée d'une personne… Pour Piaf, celui-ci conforte certaines opinions. --A. B.
Description
" Je m'appelle, nom et prénom, comme mon père. Cerdan Marcel. J'ai six ans lorsqu'il disparaît, en 1949, juste avant d'aller reconquérir son titre de champion du monde des poids moyens. A l'époque, tout le monde parle de la passion d'Edith Piaf et de Marcel Cerdan. Je grandis, je guette tout ce qu'on dit d'eux. Edith vient à la maison, à Casablanca, s'occupe des trois enfants et de ma mère, la veuve du boxeur. Je vois vivre plusieurs années chez elle, à Paris, elle me poussera même à boxer pour regagner le litre qui échappa à mon père. Parce qu'Edith m'a considéré comme son fils, dans ce livre, je dessine d'elle le visage que j'ai connu. Beaucoup seront surpris... Je raconte ce que je sais de l'itinéraire fabuleux de la chanteuse et du champion. Je rétablis comme je peux la vérité contre tous ceux qui ont voulu abîmer cette femme qui n'était que tendresse et générosité. Je dis tout. "