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3 internautes sur 3 ont trouvé ce commentaire utile
4.0 étoiles sur 5
Un peu déçu,
Par
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Ce commentaire fait référence à cette édition : Piano Concertos 3 & 5 (CD)
Tous le monde connait Herbert von Karajan pour être un des grand expert dans les oeuvres de Ludwig van Beethoven ( je pense aux 3 coffrets des 9 symphonies années 60 /70 et 80 )Malheureusement je trouve que sur ce CD Herbert von Karajan à la tête du Berliner Philharmoniker manque de vitalité lui qui nous a toujours habitué à un tempo rapide plein d'énergie semble avoir changé de stratégie surtout sur le concerto N° 5 l'Empereur !!! Le CD est très beau à écouter mais me laisse un peu perplexe !!! Musicalement vôtre Aidez d'autres clients à trouver les commentaires les plus utiles
12 internautes sur 14 ont trouvé ce commentaire utile
3.0 étoiles sur 5
Une glaciale beauté,
Par
Ce commentaire fait référence à cette édition : Piano Concertos 3 & 5 (CD)
Ludwig van Beethoven ébaucha son troisième concerto pour piano et orchestre (en réalité le quatrième) à la fin de l'année 1799. Il le vouait à son concert à bénéfice au Burgtheater de Vienne d'avril 1800, mais comme souvent, il ne le termina point dans les délais. La création eut lieu en avril 1803 au Theater an der Wien, avec Beethoven au piano ; comme il n'eut pas le temps non plus de noter l'intégralité de la partie de piano, il joua l'essentiel de mémoire. Il n'écrivit la totalité de la partie soliste qu'une année plus tard, et lorsque l'oeuvre fut reprise, d'immanquables variations par rapport à ce qu'il avait joué en 1803 apparurent. Ce concerto, le premier de Beethoven en mode mineur, s'éloigne du modèle mozartien ; il confie à l'orchestre un rôle considérable, celui-ci devenant alors un parfait "adversaire dramatique" du piano.Son dernier concerto pour piano et orchestre fut dédié à l'Archiduc Rudolph d'Autriche (comme le triple concerto pour violon, violoncelle, piano et orchestre en ut majeur op.56 ou la "Missa Solemnis" en ré majeur op.123 par exemple) et surnommé "L'Empereur". Il fut esquissé en 1808, et créé à Leipzig en 1811 par un jeune organiste, Friedrich Schneider (Beethoven étant déjà atteint d'une surdité avancée, il ne put se risquer à jouer la partie soliste). Avec ce concerto (certainement son plus célèbre), il atteint là les sommets du genre. La conception romantique est encore plus présente que dans le troisième concerto ; il préfigure le concerto pour piano et orchestre en la mineur op.54 de Robert Schumann ou le concerto pour piano et orchestre n°1 en ré mineur op.15 de Johannes Brahms. L'interprétation ne laissera personne indifférent. Il ne faut certainement pas s'attendre à une conception d'unité, car avec deux fortes têtes comme messieurs Karajan et Weissenberg, nous avons là deux conceptions de ces deux concertos totalement opposées. Il en résulte un léger malaise à la fin de l'écoute de ce compact-disc ; chacun joue à sa manière, c'est très (trop ?) narcissique. Alexis Weissenberg est plus à l'aise dans le cinquième, il peut laisser courir ses doigts virtuoses et s'enivrer de rubatos. Dans cette oeuvre assez extravertie, ses libertés par rapport à la partition (ralentissements, accélérations, nuances) se prêtent mieux à l'esprit beethovénien. Tandis que dans le troisième concerto, plus intisme et plus tendre, il est moins à l'aise car trop hésitant entre un flot de romantisme inutile et une virtuosité absurde. Karajan, quant à lui, est plus à son aise dans le troisième ; le legato légendaire des cordes berlinoises émeut aux larmes dans le "Largo" central. Mais l'orchestre est malgré tout trop fourni et la lourdeur s'installe assez vite. Dans le cinquième, la grandiloquence de l'oeuvre l'entraîne à surjouer et à tout faire pour être encore plus puissant que le pianiste ; le combat est intéressant mais... l'interprétation perd du charme et de l'émotion. Dans ce genre de "combat" entre fortes têtes, Alfred Brendel et James Levine, Maurizio Pollini et Claudio Abbado voire Wilhelm Kempff et Paul van Kempen restent préférables. Mais prises séparément, ici, les deux parties ne sont pas négligeables (n'oublions pas qu'à la même période Karajan enregistrait sa quatrième intégrale des symphonies du même Beethoven). Aidez d'autres clients à trouver les commentaires les plus utiles
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