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5 internautes sur 5 ont trouvé ce commentaire utile
5.0 étoiles sur 5
La perfection n'est pas de ce monde ? Suivez le guide,
Par Mélomaniac (France) - Voir tous mes commentaires (#1 CRITIQUE au Tableau d'HONNEUR) (COMMENTATEUR N° 1)
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Ce commentaire fait référence à cette édition : Piano Ctos 19 & 20 (CD)
Tout y est ! La limpidité conquise sur l'idéale pureté du melos mozartien, mais aussi l'intelligence qui y mène, la poésie qui en provient, l'élégance suprême qui en émane : comment pourrait-on souhaiter meilleure (ou autre) interprétation du 19° Concerto, tant le clavier de Serkin comble les sens et l'esprit ?Capté dans l'exceptionnelle acoustique du Severance Hall de Cleveland en 1961, le Columbia Symphony Orchestra subjugue par la densité et la richesse de ses timbres instrumentaux, et surtout par la spontanéité de sa respiration, miraculeusement vivante ! Dix ans auparavant, le 11 février 1951 avec Eugene Ormandy à Philadelphie, le pianiste autrichien avait déjà gravé une version du 20° Concerto qui suffirait au bonheur de tout mélomane. Accompagné par George Szell qui l'avait lui-même déjà enregistré en 1956 avec Robert Casadesus (l'année du bicentenaire...), les doigts de Serkin traduisent l'inquiétude émue qui s'immisce dans l'Allegro : la conflictualité quasi-beethovénienne de cette page d'essence théâtrale est ici visitée avec une profondeur de pensée qui la fait paraître inhabituellement réflexive. Interrogatrice mais sans calcul... En dépit des puissants ressorts dramatiques qu'il tire de son orchestre, le chef hongrois veille à ne pas susciter une relance trop hardie qui déstabiliserait l'introspection de son prodigieux soliste. Les soubresauts échappés de la Romanze n'auront qu'effet d'en affermir la sérénité : combien d'autres pianistes savent-ils y intégrer une telle dimension cathartique ? Sous la baguette de Szell, le ciel du Rondo se charge d'électricité, qui fût une menace si les divins phrasés de Serkin ne frayaient leur chemin d'altitude bien au-delà de ces nuages. Vers quoi ? Opportun complément de programme ! A entendre ce "Rondo Concertant" K. 382, capté en novembre 1955 à New York, on se sait arrivé au paradis. Et les anges s'y amusent espièglement. Aidez d'autres clients à trouver les commentaires les plus utiles
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