Dans les années 70, Rifkin enregsitrait trois galettes de Joplin qui sont devenus des classiques ; tout le monde redécouvrait ce compositeur immortalisé par la B.O. de l'Arnaque "the sting" ; Rifkin nous le joue comme du Mozart avec un tempo très très mesuré. En tête de ses partitions, Scott indiquait toujours qu'il fallait jouer le ragtime sans se presser, sans cavaler ; c'est une musique très mélodique qui ne supporte pas la vitesse ni le galop. Le disque manque toutefois de luminosité dans ses qualités d'enregistrment, franchement un peu "passées" ; mais tout s'écoute très bien quand même ; en dépit de la simplité d'écriture de Joplin, les pièces sont parfois techniquement difficiles à jouer, j'en sais quelque chose ; les plus belles sont rassemblées dans cet album qu'il faut avoir, si l'on ne doit avoir qu'un seul disque de ragtime ; il fait vite oublier les interprétations un peu speed de Claude Bolling. Rifkin est devenu célèbre comme musicologue, développant une théorie très dsicutée sur les choeurs à voix uniques. Mais c'est une autre histoire....