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| 1. Disque 1 piste 1 - François Corneloup |
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Commentaires client les plus utiles
2 internautes sur 2 ont trouvé ce commentaire utile
4.0 étoiles sur 5
Le quartet ne dort pas,
Par
Ce commentaire fait référence à cette édition : Pidgin (CD)
Dès l'introduction, pleine de mystère, on perçoit le potentiel de ce quartet, avec un son si particulier (le saxophone baryton du leader, le trombone d'Yves Robert, la guitare de Marc Ducret, et la batterie d'Eric Echampard).Puis « Bruges » démarre, se met en marche tranquillement, installe une dynamique formidable, qui ne retombera pas de tout le disque, même dans des passages plus doux et relâchés en termes de pulsation. Enregistré en 2003, Pidgin était une réussite flagrante, après Jardins Ouvriers en 2002 (un disque en trio avec Claude Tchamitchian et, déjà, Eric Echampard). Relativement en retrait, François Corneloup tient notamment le rôle de bassiste avec brio, et installe une présence solide mais très subtile. Ses compositions sont de longues fresques très élaborées, basées sur des thèmes atypiques, et des motifs décapants et énergétiques. Mais on peut aussi saisir l'album comme une suite en plusieurs mouvements. Le morceau-titre se joue, avec un naturel déconcertant, de changements de dynamique périlleux. « La maison dort », commence en somnambule, mais finit par se réveiller avec un superbe duo croisé d'Yves Robert et Marc Ducret, sur la rythmique effrénée de saxophone/batterie. Le décoiffant « Tell », est parfaitement inclassable. Un thème squelettique est prétexte à des zébrures acides de guitare, un contrechant inébranlable et fascinant de sax baryton. « Ophélie nage », le dernier morceau (et aussi le plus long - 15 minutes), prend le temps nécessaire pour installer un développement très tonique et captivant. Un disque merveilleusement à cheval entre jazz, rock et musique improvisée ; annonciateur des futurs disques de François Corneloup (notamment le récent Next). Aidez d'autres clients à trouver les commentaires les plus utiles
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