La Légende « Noire » du grand Pape Pie XII se résume à une élucubration théorique qui veut que le Pape Pie XII ait gardé silence contre le Nazisme, sous-entendant une complaisance à l'égard de l'idéologie mais aussi vis-à-vis du régime en place, de facto qu'il soit le Pape D'Hitler. Cette légende noire prend naissance avec la pièce de Rolf Hochhuht, le Vicaire, œuvre théâtrale publiée 5 ans après la mort du pape, en 1963. Cette œuvre présente une vision négative extrêmement partiale de l'Eglise Catholique à travers son Pape Pie XII. Dans sa biographie du Pape Pie XII, Andréa Tornielli ne reviendra pas dans les circonstances qui ont mené à la création de cette « œuvre » théâtrale. Pour la petite anecdote, sachez tout de même que Rolf Hochhuth, allemand Protestant, jeunesse hitlérienne qui s'était réfugié à Moscou à la fin de la guerre et par la suite à participer à un plan du KGB, intitulé V-12, pour déstabiliser l'Eglise Catholique, seule et dernière opposante de force à son totalitarisme aveugle. D'ailleurs, sachez donc que cette source a été étudiée et révélée par Gary Krupp qui dirige la fondation des juifs américains Pave the way. Cette fondation a enquêté longuement sur le pape Pie XII et son attitude face à la persécution des juifs et dénonce cette machination.
Dans les années 80, Cette pièce théâtrale anticatholique sera adapter au cinéma dans le film « Amen » avec un applaudissement sans faille pour le réalisateur, et ce, sans même qu'un journaliste ne fasse son travail de recherche pour opposer les faits historiques à cette fable littéraire antichrétienne. Rappelons quand même que Rolf Hochhuth s'est totalement discrédité en 2005 en soutenant le négationniste David Irving. David Irving a été condamné pour négationnisme en Allemagne (1993), en Angleterre (2000) et en Autriche (2006) et l'Allemagne lui a interdit l'entrée sur son territoire pour la même raison. Malgré cela, Hochhuth a donc déclaré dans Junge Freiheit qu'Irving était un historien très sérieux et jugé que les accusations contre lui étaient « idiotes ». Confronté aux déclarations d'Irving, selon lesquelles « il y avait moins de personnes mortes pendant l'Holocauste que sur le siège arrière de la voiture d'Edward Kennedy » et « il n'y avait aucune chambre à gaz à Auschwitz ». Pourtant, Aujourd'hui, son « œuvre » a eu l'effet recherché, savoir réduisant à chapeau de paille le magistère de Pie XII a une honteuse diabolisation et du même coup véhicule une haine antichrétienne, plus précisément anticatholique dont certaines personnes continuent de cracher leur haine aveugle.
Pour s'en convaincre, il suffit de se remémorer la polémique crée lorsque le décembre 2009, le pape Benoît XVI proclame le décret reconnaissant Pie XII comme vénérable. Cette étape précède celle de la béatification. Acte qui déclencha une vive polémique dans l'intelligentsia Française. On dénote chez certain une ignorance totale de cette période, d'autres des accusations qui camouflent une haine. Mais le Pape Benoit XVI n'en démord pas. Il poursuit et il est probable que le processus de béatification se poursuivra. La raison l'emporte sur la haine. Aussi, cette polémique m'a donné la force d'approfondir véritablement cette période et de répondre à des questions fondamentales qu'ouvre la deuxième guerre mondiale. L'école Républicaine ne nous faisant plus apprendre l'histoire de manière chronologique, la compréhension de cette période, la deuxième guerre mondiale, n'en reste que floue. D'autant que la laïcité s'étant transformer en un laïcisme qui exhorte la religion, le rôle de l'Église Catholique n'en est donc pas étudié, ni même approché. Pourtant l'Église catholique joue un rôle indéniable sur la scène politique occidentale et son influence est réelle comme le rôle de Jean-Paul II dans la lutte contre le communiste peut nous le rappeler. S'agissant du magistère de Pie XII, comme d'ailleurs de l'histoire de l'Église catholique, la jeune génération n'en n'a aucune connaissance si ce n'est justement qu'à travers l'adaptation cinématographique de l'œuvre de Rolf Hochhuht qu'est l'odieux film «
Amen ». Aussi, pour une parfaite compréhension de cette période, je recommande la lecture, en parallèle, de
Ian Kershaw, spécialiste internationalement reconnu de la seconde guerre mondiale et substantiellement du Nazisme, à travers sa gargantuesque biographie en deux tomes (
Hitler, tome 1 : 1889-1936 et
Hitler, tome 2 : 1936-1945) sur Hitler. Cette lecture permettra de répondre à trois questions essentielles : Qui est Adolf Hitler ? Qu'est ce que le National-Socialisme ? Comment un tel mouvement idéologique a-t-il pu monter au sommet du pouvoir ? Ce renforcement de vos connaissances historiques fait...vous ne pourrez déjà que vous rendre compte du fossé ébranlant la conception christianophobe d'un Pape d'hilter. Il vous restera alors à appréhender, à travers de riches lectures, le Pape Pie XII incarnant, indéniablement, la lumière de cette époque terrible.
Andréa Tornielli dévoile La figure d'Eugenio Pacelli, le pape Pie XII, au travers de l'ensemble de sa vie, de sa petite enfance à sa mort. L'ensemble de son magistère y est décrié grâce à des sources impressionnantes. L'auteur ne souffle que la vérité historique et la légende « noire » prouve son inconsistance totale au fur et à mesure de la prise de connaissance de ses actions et surtout de la réalité des faits. Faut-il rappeler que l'œuvre du Pape Pie XII est accessible et très connus si on s'en donne la peine, à travers les « Actes et Documents du Saint Siège » mais aussi les biographies de
Nazareno Padellaro, Sœur
Madre Pascalina, du
Père Pierre Blet. On peut encore citer le rabbin conservateur de New York
David G.Dalin qui vient défendre L'Eglise Catholique et Pie XII et exhorte ses coreligionnaires à faire de même. De même, peut-on citer l'historien Français Philippe Chenaux à travers son :
Pie XII : Diplomate et pasteur ou encore Dr Bernard Plouvier et son livre:
Pie XII contre Hitler.
Andrea Tornielli qui, dans cette biographie corpulente et documentée, puisant à de nombreux inédits, nous restitue la grandeur et l'entièreté de la figure de Pie XII, nous fait approfondir son humanité, nous fait redécouvrir son magistère. Son parcours, son sacerdoce, sa force morale, sa doctrine, sa philosophie, son attachement à la Romanité de l'Église, sa catholicité intacte, sa chrétienté tout simplement. Un exemple chrétien, pour tous, dans sa splendeur !
Environ 800 pages.
La vérité historique est, enfin, à votre portée, donnez-vous la peine...