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5.0 étoiles sur 5
Est-ce bien utile ?, 6 août 2010
Car je ne vais rien apprendre à personne.
Eddie, la mascotte d'Iron Maiden, aurait dû faire moins le malin par le passé. Le voici enchaîné dans une cellule capitonnée, victime d'une ablation du cerveau. Cerveau servi aux membres du groupe sur la photo centrale du livret. Ca rigole pas chez Maiden !
Changement de personnel, comme pour tous les albums du groupe jusque là. Le batteur Clive Burr est parti, remplacé par Nicko Mc Brain qui occupe toujours ce poste. Il s'agit en fait d'un échange standard de batteur avec le groupe Trust. Mais pas de révolution dans le style du groupe, même si le jeu des deux batteurs est sensiblement différent. Par contre, chose inédite, ce line-up va rester stable pour 4 albums consécutifs.
Introduit par le décapant "Where eagles dare", inspiré du film "Quand les aigles attaquent" (on entend d'ailleurs le son des mitraillettes durant les solos), "Piece of Mind" démarre sous les meilleurs auspices. Un titre énergique. "Revelations" qui suit, composé par Bruce Dickinson (qui n'avait rien pu composer pour l'album précédent) avec ses changements de rythmes est encore un grand moment. On sent avec ces deux premiers morceaux que Maiden a envie de se lancer dans des titres de plus en plus longs aux constructions multiples. Effet confirmé avec le dernier titre de l'album, j'y reviendrai.
Retour à du classique avec le très efficace "Flight of Icarus", second titre signé Dickinson en collaboration avec Adrian Smith et premier single de l'album. Contrairement à
Number Of The Beast, presque exclusivement composé par Steve Harris, "Piece of Mind" voit presque toute l'équipe se mettre au travail, même le peu prolifique Dave Murray. Et l'on commence à distinguer deux courants de composition, celles d'Harris justement et celles du tandem Smith/Dickinson. Quand les deux courants composent ensemble, cela donne un "Die with your boots on", avec sa basse en avant qui imprime la mélodie.
La seconde face (enfin, ce qui correspondait la seconde face du vinyl) débute en trombe avec "The trooper", second single de l'album est l'un des plus grands classiques du groupe avec son refrain remplacé par des "Oh Oh Oh". Le genre de titre idéal pour les concerts. Au passage, la pochette du single est très réussie.
Le morceau suivant, "Still life", est introduit par un message incompréhensible, apparemment enregistré à l'envers, pour provoquer toutes les ligues puritaines (qui avaient le groupe dans le nez depuis l'album précédent). Celles-ci sont évidemment tombées dans le panneau. Elles ont essayé de décrypter le message en le passant dans l'autre sens et, au final, se sont bien ridiculisées car le message, enregistré par Nicko, ne voulait strictement rien dire ! Ridiculisées aussi avec la citation de la bible détournée sur la pochette du disque (avec le mot "pain" remplacé par "brain"). Ah, l'humour anglais...
"Quest for fire" et "Sun and steel" font un peu retomber la sauce mais on termine sur une note très positive avec une superbe évocation du roman de fiction de Frank Herbert, "Dune". Le titre fut baptisé "To tame a land" car Maiden n'a pas eu le droit d'utiliser le titre du roman pour leur morceau, l'entourage de l'auteur s'étant même montré très désagréable vis à vis du groupe lors de sa demande. Le titre devait à l'origine être introduit par une citation du roman mais l'idée fut, du coup, abandonnée. Toujours est-il que ce morceau est très réussi et il annonce déjà les titres épiques chers à Steve Harris que l'on retrouvera dorénavant sur tous les albums du groupe.
"Piece of Mind" est l'un des grands classiques d'Iron Maiden. Malgré sa production un peu métallique, il reste pour moi encore aujourd'hui un album incontournable. Le fait qu'il soit paru entre les deux meilleurs albums du groupe ne doit en rien minimiser sa qualité.
Mais tout ça, vous, les fans du groupe, vous le saviez déjà. Non ?
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1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5
Pièce de choix, 28 octobre 2011
Avec ce quatrième album, Iron Maiden déjà un des plus grands groupes de HM devient invincible.
A cela une raison : l'arrivée de Nicko McBrain en remplacement de Clive Burr.
En effet ce grand échalas à la figure de boxeur à la retraite et au caractère adorable va apporter une assise rythmique au groupe qu'il n'avait pas au vu du style volcanique mais souvent approximatif de Burr.
Son entrée en fanfare dans "When Eagles Dare" est un morceau d'anthologie, McBrain est au moins aussi véloce que Clive mais il a en plus ce sens du "beat", un art de la relance et une frappe sèche et rapide qui en font immédiatement un très grand batteur et assurément le meilleur de sa génération (du moins en Europe).
Fort de l'arrivée de Nicko notre groupe favori (du moins ce fût le mien pendant 10 ans) va prendre une nouvelle dimension, la basse galopante de Steve Harris va se trouver un partenaire de choix et ces deux compères vont dresser une toile d'araignée métallique du plus bel effet aux arabesques, chorus en harmonie et duels pour Stratocaster et Ibanez des sieurs Dave Murray (le plus véloce, spécialiste des soli à l'envers) et Adrian Smith (plus pointilliste mais tout aussi lyrique).
Quant à Bruce Dickinson en plus de commencer à composer (le splendide "Revelations") il est ici à l'apogée de sa puissance et de son intensité dramatique.
Avec ce disque et les trois suivants, Iron Maiden va donc reconstruire son heavy métal épique et progressiste, se basant d'une part sur un lyrisme et une musicalité de tous les instants, revendiqués par Dickinson mais aussi Smith et Murray : ("Sun and Steel", le très beau "To Tame a Land" première mouture du futur "Powerslave"), et une agressivité et une science du carnage musical orchestrés par Harris et Mc Brain ("The Trooper", "They Die With Their Boots On").
Un album que certains trouveront plus "intellectuel" et moins évident que "Number of The Beast", un très beau disque pourtant sans aucune faiblesse et plein de moments épiques et savoureux qui préfigurera l'incroyable "Somewhere in Time
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3 internautes sur 4 ont trouvé ce commentaire utile
5.0 étoiles sur 5
Décoiffant !, 10 novembre 2006
Successeur de "Number Of The Beast", Piece Of Mind est trop souvent comparé à son prédécéseur !
Je viens de lire les précédent commentaires et certains l'on cassé !??
Moi je l'aime beaucoup je l'ai et il ne fait pas tache entre Number Of The Beast et British Steels de Judas Priest !
Les titres sont puissant et superbement interprétés. Dickinson chante très bien, le tandem Murray/Smith fonctionne à merveille, Harris nous délivre d'excellentes lignes de basses (il est certainement le meilleurs bassistes dans ce domaine encore aujourd'hui et le petit nouveau Nicko Mc Brain piqué à Trust se débrouille très bien !
Je ne suis pas trop fan de Maiden mais celui là et Number Of The Beast restene les meilleurs de la discographie du groupe.
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