Pierre Bachelet

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Biographie

Bien qu'il ait chanté le Nord et ses corons, c'est à Paris que Pierre Bachelet voit le jour le 25 mai 1944, peu de temps avant la Libération. Enfant d'une famille de blanchisseurs, il connaît très tôt les déplacements professionnels parentaux et quitte la capitale pour Calais, ville dans laquelle il passe une partie de son enfance. Dire que ce séjour le marque profondément serait un euphémisme tant il s'imprègne de l'esprit de la terre ch'ti, de ses terrils et de ses gueules noires, dans laquelle il puisera son inspiration par la suite. Bien qu'il se passionne très tôt pour la guitare et la ... Lire la suite

Bien qu'il ait chanté le Nord et ses corons, c'est à Paris que Pierre Bachelet voit le jour le 25 mai 1944, peu de temps avant la Libération. Enfant d'une famille de blanchisseurs, il connaît très tôt les déplacements professionnels parentaux et quitte la capitale pour Calais, ville dans laquelle il passe une partie de son enfance. Dire que ce séjour le marque profondément serait un euphémisme tant il s'imprègne de l'esprit de la terre ch'ti, de ses terrils et de ses gueules noires, dans laquelle il puisera son inspiration par la suite. Bien qu'il se passionne très tôt pour la guitare et la composition, Pierre Bachelet ne compte cependant pas en faire son métier. Nanti de peu de diplômes suite à son passage dans l'institution scolaire, il réussit toutefois à décrocher le sésame pour une école de cinéma parisienne. S'il effectuera ses premières armes dans le domaine de l'audiovisuel avec le documentaire, c'est la publicité qui lui garantit ses premiers revenus et, surtout, lui permet de faire la connaissance de quelques jeunes réalisateurs en devenir, comme Jean-Jacques Annaud ou Patrice Leconte, pour lesquels il travaillera plus tard.

« Mélodie d'amour, chante le cœur d'Emmanuelle... »

C'est alors qu'il approche de la trentaine que Pierre Bachelet commence enfin à mêler sa passion pour la musique et son métier de cinéaste. S'il touche encore à la réalisation, notamment en qualité de documentariste, c'est avec la composition de bandes sonores de divers divertissements ou documentaires télévisés (Français, si vous saviez), films (Quelques messieurs trop tranquilles en 1972) ou reportages que débute réellement sa carrière de compositeur professionnel. Travaillant sur l'environnement musical et les jingles de l'émission Dim, Dam, Dom (« Le magazine des Dim(anches), des Dam(es) et D(h)om(mes) » ), de Daisy de Galard et Michel Polac sur l'ORTF en compagnie de Pierre Delanoë, Pierre Bachelet se fait connaître du réalisateur et photographe Just Jaeckin, qui lui propose de composer l'habillage musical de son premier long-métrage narrant les aventures érotiques d'une jeune femme aisée mais délaissée, sur fond d'exotisme thaïlandais. « Mélodie d'amour, chante le corps d'Emmanuelle... », chante Pierre Bachelet et Emmanuelle est le carton de l'année 1974, le film qui introduit l'érotisme dans le cinéma populaire. La chance ayant voulu que le permissif Michel Guy succède au strict Maurice Druon au Ministère de la Culture, le film n'est pas relégué dans les tréfonds des salles réservées au public adulte et la bande originale s'écoule à plus d'un million d'exemplaires.

Le succès fulgurant de la bande son d'Emmanuelle ayant fait de Pierre Bachelet un compositeur en vue, d'anciens collègues se rappellent à son bon souvenir : Jean-Jacques Annaud tout d'abord, pour les besoins de Coup de tête et La Victoire en chantant ; Patrice Leconte pour Les Bronzés font du ski ou, à nouveau, Just Jaeckin pour Histoire d'O et Le Dernier amant romantique. Pas toujours regardant sur l'origine des commandes, Pierre Bachelet compose et interprète également des morceaux pour d'autres films, bien moins connus et aujourd'hui oubliés, comme Monsieur Sade de Jacques Robin en 1977, oeuvrette de dimension érotico-psychédélique totalement absconse dont seules les années 1970 ont conservé le secret.

Carrière solo

S'il s'essaye à la chanson solo avec « L'Atlantique », en 1974, Pierre Bachelet ne rencontre pas le succès dans ce créneau et il faut attendre 1980 pour que l'album Elle Est D'ailleurs rencontre un succès public. C'est à l'occasion de ce projet qu'il rencontre celui qui sera son ami et son parolier pendant près de quinze ans : Jean-Pierre Lang, déjà collaborateur de Sylvie Vartan, Johnny Hallyday, Carlos ou Nicole Croisille. Une collaboration aussi fusionnelle que symbiotique qui donnera naissance à la plupart des tubes de Pierre Bachelet : «Les Corons », « Marionnettiste », « L'An 2001 »... Ce n'est qu'en 1982 que Pierre Bachelet se confronte au public de l'Olympia, et encore n'est-il à l'époque que la première partie de Patrick Sébastien. S'il commence à se faire connaître en France, c'est surtout le public belge qui le plébiscite lors de sa première tournée européenne. En 1985, l'album Vivre, renfermant quelques titres majeurs de Pierre Bachelet comme « L'An 2001 » ou « La Chanson du bon Dieu » lui permet enfin d'accéder à une notoriété personnelle qui se concrétise par une tournée à travers toute la France. Toutefois, cette nouvelle célébrité ne change pas fondamentalement l'homme. S'il participe régulièrement à quelques émissions télévisées comme La Chance aux chansons ou L'école des fans, il ne devient pas pour autant un habitué des plateaux, faisant le choix de privilégier une carrière sur scène plutôt que sur le petit écran. Vingt Ans en 1987, puis le double album Quelque Part... C'est Toujours Ailleurs, en 1989 (où plusieurs morceaux sont chantés en duo avec la navigatrice Florence Arthaud), lui permettent de se maintenir dans le paysage artistique et musical français sans pour autant devenir un chanteur « à la mode ». Plusieurs autres tournées au Québec et à l'étranger lui valent également la reconnaissance d'un large public francophone.

Les dernières années

En 1995, Pierre Bachelet s'associe à l'écrivain Yann Queffélec pour La Ville... Ainsi Soit-Il, album centré sur le thème de l'urbanisation illustré par Philippe Druillet, sur lequel il invite Robert Charlebois pour le titre « Fatalité ». La collaboration avec l'écrivain breton ne s'arrête pas là car, en 1998, le trio Queffélec/Bachelet/ Lang est à l'origine d'Un Homme Simple pour lequel le chanteur est pour la première fois auteur de deux titres. Ce qui constitue le dernier album de la décennie pour l'artiste passionné de naviation comprend une chanson en hommage à Eric Tabarly, disparu récemment. Rongé par l'annonce d'un cancer, la maladie ne l'empêche guère d'entamer le tournant des années 2000 avec la bande originale de deux films de Jean Becker : Les Enfants du marais et Un crime au Paradis. En outre, paraissent des albums : Une Autre Lumière, en 2001 ; puis Tu Ne Nous Quittes Pas, en 2003, compilation de reprises de Brel qui met un certain temps à être achevée du fait de conflits avec les ayants droit du grand Jacques (auquel Bachelet fut régulièrement comparé au point que la rumeur qu'il fut son fils ou son neveu courut un certain temps). En 2004, Bachelet remonte sur scène pour fêter ses trente ans de carrière au Casino de Paris ; une prestation qui se révèle être la toute dernière en public car, le 15 février 2005, Pierre Bachelet décède des suites de son cancer à Suresnes, mettant ainsi fin à la carrière d'un artiste toujours à contre-courant et n'ayant jamais vraiment tenté de rattraper son époque.

Copyright 2014 Music Story Benjamin D'Alguerre

Bien qu'il ait chanté le Nord et ses corons, c'est à Paris que Pierre Bachelet voit le jour le 25 mai 1944, peu de temps avant la Libération. Enfant d'une famille de blanchisseurs, il connaît très tôt les déplacements professionnels parentaux et quitte la capitale pour Calais, ville dans laquelle il passe une partie de son enfance. Dire que ce séjour le marque profondément serait un euphémisme tant il s'imprègne de l'esprit de la terre ch'ti, de ses terrils et de ses gueules noires, dans laquelle il puisera son inspiration par la suite. Bien qu'il se passionne très tôt pour la guitare et la composition, Pierre Bachelet ne compte cependant pas en faire son métier. Nanti de peu de diplômes suite à son passage dans l'institution scolaire, il réussit toutefois à décrocher le sésame pour une école de cinéma parisienne. S'il effectuera ses premières armes dans le domaine de l'audiovisuel avec le documentaire, c'est la publicité qui lui garantit ses premiers revenus et, surtout, lui permet de faire la connaissance de quelques jeunes réalisateurs en devenir, comme Jean-Jacques Annaud ou Patrice Leconte, pour lesquels il travaillera plus tard.

« Mélodie d'amour, chante le cœur d'Emmanuelle... »

C'est alors qu'il approche de la trentaine que Pierre Bachelet commence enfin à mêler sa passion pour la musique et son métier de cinéaste. S'il touche encore à la réalisation, notamment en qualité de documentariste, c'est avec la composition de bandes sonores de divers divertissements ou documentaires télévisés (Français, si vous saviez), films (Quelques messieurs trop tranquilles en 1972) ou reportages que débute réellement sa carrière de compositeur professionnel. Travaillant sur l'environnement musical et les jingles de l'émission Dim, Dam, Dom (« Le magazine des Dim(anches), des Dam(es) et D(h)om(mes) » ), de Daisy de Galard et Michel Polac sur l'ORTF en compagnie de Pierre Delanoë, Pierre Bachelet se fait connaître du réalisateur et photographe Just Jaeckin, qui lui propose de composer l'habillage musical de son premier long-métrage narrant les aventures érotiques d'une jeune femme aisée mais délaissée, sur fond d'exotisme thaïlandais. « Mélodie d'amour, chante le corps d'Emmanuelle... », chante Pierre Bachelet et Emmanuelle est le carton de l'année 1974, le film qui introduit l'érotisme dans le cinéma populaire. La chance ayant voulu que le permissif Michel Guy succède au strict Maurice Druon au Ministère de la Culture, le film n'est pas relégué dans les tréfonds des salles réservées au public adulte et la bande originale s'écoule à plus d'un million d'exemplaires.

Le succès fulgurant de la bande son d'Emmanuelle ayant fait de Pierre Bachelet un compositeur en vue, d'anciens collègues se rappellent à son bon souvenir : Jean-Jacques Annaud tout d'abord, pour les besoins de Coup de tête et La Victoire en chantant ; Patrice Leconte pour Les Bronzés font du ski ou, à nouveau, Just Jaeckin pour Histoire d'O et Le Dernier amant romantique. Pas toujours regardant sur l'origine des commandes, Pierre Bachelet compose et interprète également des morceaux pour d'autres films, bien moins connus et aujourd'hui oubliés, comme Monsieur Sade de Jacques Robin en 1977, oeuvrette de dimension érotico-psychédélique totalement absconse dont seules les années 1970 ont conservé le secret.

Carrière solo

S'il s'essaye à la chanson solo avec « L'Atlantique », en 1974, Pierre Bachelet ne rencontre pas le succès dans ce créneau et il faut attendre 1980 pour que l'album Elle Est D'ailleurs rencontre un succès public. C'est à l'occasion de ce projet qu'il rencontre celui qui sera son ami et son parolier pendant près de quinze ans : Jean-Pierre Lang, déjà collaborateur de Sylvie Vartan, Johnny Hallyday, Carlos ou Nicole Croisille. Une collaboration aussi fusionnelle que symbiotique qui donnera naissance à la plupart des tubes de Pierre Bachelet : «Les Corons », « Marionnettiste », « L'An 2001 »... Ce n'est qu'en 1982 que Pierre Bachelet se confronte au public de l'Olympia, et encore n'est-il à l'époque que la première partie de Patrick Sébastien. S'il commence à se faire connaître en France, c'est surtout le public belge qui le plébiscite lors de sa première tournée européenne. En 1985, l'album Vivre, renfermant quelques titres majeurs de Pierre Bachelet comme « L'An 2001 » ou « La Chanson du bon Dieu » lui permet enfin d'accéder à une notoriété personnelle qui se concrétise par une tournée à travers toute la France. Toutefois, cette nouvelle célébrité ne change pas fondamentalement l'homme. S'il participe régulièrement à quelques émissions télévisées comme La Chance aux chansons ou L'école des fans, il ne devient pas pour autant un habitué des plateaux, faisant le choix de privilégier une carrière sur scène plutôt que sur le petit écran. Vingt Ans en 1987, puis le double album Quelque Part... C'est Toujours Ailleurs, en 1989 (où plusieurs morceaux sont chantés en duo avec la navigatrice Florence Arthaud), lui permettent de se maintenir dans le paysage artistique et musical français sans pour autant devenir un chanteur « à la mode ». Plusieurs autres tournées au Québec et à l'étranger lui valent également la reconnaissance d'un large public francophone.

Les dernières années

En 1995, Pierre Bachelet s'associe à l'écrivain Yann Queffélec pour La Ville... Ainsi Soit-Il, album centré sur le thème de l'urbanisation illustré par Philippe Druillet, sur lequel il invite Robert Charlebois pour le titre « Fatalité ». La collaboration avec l'écrivain breton ne s'arrête pas là car, en 1998, le trio Queffélec/Bachelet/ Lang est à l'origine d'Un Homme Simple pour lequel le chanteur est pour la première fois auteur de deux titres. Ce qui constitue le dernier album de la décennie pour l'artiste passionné de naviation comprend une chanson en hommage à Eric Tabarly, disparu récemment. Rongé par l'annonce d'un cancer, la maladie ne l'empêche guère d'entamer le tournant des années 2000 avec la bande originale de deux films de Jean Becker : Les Enfants du marais et Un crime au Paradis. En outre, paraissent des albums : Une Autre Lumière, en 2001 ; puis Tu Ne Nous Quittes Pas, en 2003, compilation de reprises de Brel qui met un certain temps à être achevée du fait de conflits avec les ayants droit du grand Jacques (auquel Bachelet fut régulièrement comparé au point que la rumeur qu'il fut son fils ou son neveu courut un certain temps). En 2004, Bachelet remonte sur scène pour fêter ses trente ans de carrière au Casino de Paris ; une prestation qui se révèle être la toute dernière en public car, le 15 février 2005, Pierre Bachelet décède des suites de son cancer à Suresnes, mettant ainsi fin à la carrière d'un artiste toujours à contre-courant et n'ayant jamais vraiment tenté de rattraper son époque.

Copyright 2014 Music Story Benjamin D'Alguerre

Bien qu'il ait chanté le Nord et ses corons, c'est à Paris que Pierre Bachelet voit le jour le 25 mai 1944, peu de temps avant la Libération. Enfant d'une famille de blanchisseurs, il connaît très tôt les déplacements professionnels parentaux et quitte la capitale pour Calais, ville dans laquelle il passe une partie de son enfance. Dire que ce séjour le marque profondément serait un euphémisme tant il s'imprègne de l'esprit de la terre ch'ti, de ses terrils et de ses gueules noires, dans laquelle il puisera son inspiration par la suite. Bien qu'il se passionne très tôt pour la guitare et la composition, Pierre Bachelet ne compte cependant pas en faire son métier. Nanti de peu de diplômes suite à son passage dans l'institution scolaire, il réussit toutefois à décrocher le sésame pour une école de cinéma parisienne. S'il effectuera ses premières armes dans le domaine de l'audiovisuel avec le documentaire, c'est la publicité qui lui garantit ses premiers revenus et, surtout, lui permet de faire la connaissance de quelques jeunes réalisateurs en devenir, comme Jean-Jacques Annaud ou Patrice Leconte, pour lesquels il travaillera plus tard.

« Mélodie d'amour, chante le cœur d'Emmanuelle... »

C'est alors qu'il approche de la trentaine que Pierre Bachelet commence enfin à mêler sa passion pour la musique et son métier de cinéaste. S'il touche encore à la réalisation, notamment en qualité de documentariste, c'est avec la composition de bandes sonores de divers divertissements ou documentaires télévisés (Français, si vous saviez), films (Quelques messieurs trop tranquilles en 1972) ou reportages que débute réellement sa carrière de compositeur professionnel. Travaillant sur l'environnement musical et les jingles de l'émission Dim, Dam, Dom (« Le magazine des Dim(anches), des Dam(es) et D(h)om(mes) » ), de Daisy de Galard et Michel Polac sur l'ORTF en compagnie de Pierre Delanoë, Pierre Bachelet se fait connaître du réalisateur et photographe Just Jaeckin, qui lui propose de composer l'habillage musical de son premier long-métrage narrant les aventures érotiques d'une jeune femme aisée mais délaissée, sur fond d'exotisme thaïlandais. « Mélodie d'amour, chante le corps d'Emmanuelle... », chante Pierre Bachelet et Emmanuelle est le carton de l'année 1974, le film qui introduit l'érotisme dans le cinéma populaire. La chance ayant voulu que le permissif Michel Guy succède au strict Maurice Druon au Ministère de la Culture, le film n'est pas relégué dans les tréfonds des salles réservées au public adulte et la bande originale s'écoule à plus d'un million d'exemplaires.

Le succès fulgurant de la bande son d'Emmanuelle ayant fait de Pierre Bachelet un compositeur en vue, d'anciens collègues se rappellent à son bon souvenir : Jean-Jacques Annaud tout d'abord, pour les besoins de Coup de tête et La Victoire en chantant ; Patrice Leconte pour Les Bronzés font du ski ou, à nouveau, Just Jaeckin pour Histoire d'O et Le Dernier amant romantique. Pas toujours regardant sur l'origine des commandes, Pierre Bachelet compose et interprète également des morceaux pour d'autres films, bien moins connus et aujourd'hui oubliés, comme Monsieur Sade de Jacques Robin en 1977, oeuvrette de dimension érotico-psychédélique totalement absconse dont seules les années 1970 ont conservé le secret.

Carrière solo

S'il s'essaye à la chanson solo avec « L'Atlantique », en 1974, Pierre Bachelet ne rencontre pas le succès dans ce créneau et il faut attendre 1980 pour que l'album Elle Est D'ailleurs rencontre un succès public. C'est à l'occasion de ce projet qu'il rencontre celui qui sera son ami et son parolier pendant près de quinze ans : Jean-Pierre Lang, déjà collaborateur de Sylvie Vartan, Johnny Hallyday, Carlos ou Nicole Croisille. Une collaboration aussi fusionnelle que symbiotique qui donnera naissance à la plupart des tubes de Pierre Bachelet : «Les Corons », « Marionnettiste », « L'An 2001 »... Ce n'est qu'en 1982 que Pierre Bachelet se confronte au public de l'Olympia, et encore n'est-il à l'époque que la première partie de Patrick Sébastien. S'il commence à se faire connaître en France, c'est surtout le public belge qui le plébiscite lors de sa première tournée européenne. En 1985, l'album Vivre, renfermant quelques titres majeurs de Pierre Bachelet comme « L'An 2001 » ou « La Chanson du bon Dieu » lui permet enfin d'accéder à une notoriété personnelle qui se concrétise par une tournée à travers toute la France. Toutefois, cette nouvelle célébrité ne change pas fondamentalement l'homme. S'il participe régulièrement à quelques émissions télévisées comme La Chance aux chansons ou L'école des fans, il ne devient pas pour autant un habitué des plateaux, faisant le choix de privilégier une carrière sur scène plutôt que sur le petit écran. Vingt Ans en 1987, puis le double album Quelque Part... C'est Toujours Ailleurs, en 1989 (où plusieurs morceaux sont chantés en duo avec la navigatrice Florence Arthaud), lui permettent de se maintenir dans le paysage artistique et musical français sans pour autant devenir un chanteur « à la mode ». Plusieurs autres tournées au Québec et à l'étranger lui valent également la reconnaissance d'un large public francophone.

Les dernières années

En 1995, Pierre Bachelet s'associe à l'écrivain Yann Queffélec pour La Ville... Ainsi Soit-Il, album centré sur le thème de l'urbanisation illustré par Philippe Druillet, sur lequel il invite Robert Charlebois pour le titre « Fatalité ». La collaboration avec l'écrivain breton ne s'arrête pas là car, en 1998, le trio Queffélec/Bachelet/ Lang est à l'origine d'Un Homme Simple pour lequel le chanteur est pour la première fois auteur de deux titres. Ce qui constitue le dernier album de la décennie pour l'artiste passionné de naviation comprend une chanson en hommage à Eric Tabarly, disparu récemment. Rongé par l'annonce d'un cancer, la maladie ne l'empêche guère d'entamer le tournant des années 2000 avec la bande originale de deux films de Jean Becker : Les Enfants du marais et Un crime au Paradis. En outre, paraissent des albums : Une Autre Lumière, en 2001 ; puis Tu Ne Nous Quittes Pas, en 2003, compilation de reprises de Brel qui met un certain temps à être achevée du fait de conflits avec les ayants droit du grand Jacques (auquel Bachelet fut régulièrement comparé au point que la rumeur qu'il fut son fils ou son neveu courut un certain temps). En 2004, Bachelet remonte sur scène pour fêter ses trente ans de carrière au Casino de Paris ; une prestation qui se révèle être la toute dernière en public car, le 15 février 2005, Pierre Bachelet décède des suites de son cancer à Suresnes, mettant ainsi fin à la carrière d'un artiste toujours à contre-courant et n'ayant jamais vraiment tenté de rattraper son époque.

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