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Pierre Boulez

 

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Titre Album Durée Prix
Écouter1. Stravinsky: 4 Etudes for Orchestra - CantiqueStravinski coffret 4cd 3:38EUR 0,99  Acheter le titre 
Écouter2. Eclat (Instrumental)Pierre Boulez Conducts His Own Works17:03EUR 0,99  Acheter le titre 
Écouter3. Deserts (Instrumental)Carter: Symphony of Three Orchestras, Varese: Deserts; Eq...16:14EUR 0,99  Acheter le titre 
Écouter4. Equatorial (Instrumental)Carter: Symphony of Three Orchestras, Varese: Deserts; Eq...12:04EUR 0,99  Acheter le titre 
Écouter5. Hyperprism (Instrumental)Carter: Symphony of Three Orchestras, Varese: Deserts; Eq... 4:14EUR 0,99  Acheter le titre 
Écouter6. Pli selon pli : I DonBoulez : Vocal & Orchestral Works - Apex15:31EUR 0,99  Acheter le titre 
Écouter7. Stravinsky : Le Chant du Rossignol : II Chant du RossignolStravinsky : Pulcinella & Le chant du rossignol - Apex 3:23EUR 0,99  Acheter le titre 
Écouter8. Mahler: Symphony No.5 In C Sharp Minor - 4. Adagietto (Se...Mahler: Symphony No.5 (Boulez)10:59EUR 1,99  Acheter le titre 
Écouter9. BoléroRavel: Boléro; La Valse; Rhapsodie Espagnole; Menuet Anti...15:32EUR 3,09  Acheter le titre 
Écouter10. Ma Mère L'oye (Complete Ballet) - Highlights: Laideronnet...Une Heure Une Vie - Ravel 4:42EUR 0,99  Acheter le titre 
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Biographie

Né à Montbrison, dans la Loire, en 1925, Pierre Boulez s'oriente tout d'abord vers une carrière scientifique avant que sa passion naturelle pour le piano (qu'il pratique depuis sa prime jeunesse) ne l'amène au Conservatoire de Paris en lieu et place de l'Ecole Polytechnique qu'il avait initialement choisie. Étudiant sous la direction d'Olivier Messaien et René Leibowitz (avec lequel il se brouille), il finit lauréat du Conservatoire alors que l'Occupation s'achève. Sans autre travail que celui de compositeur, Boulez écrit quelques sonates, cantates et sonatines qui reçoivent un bon accueil de ... Lire la suite

Né à Montbrison, dans la Loire, en 1925, Pierre Boulez s'oriente tout d'abord vers une carrière scientifique avant que sa passion naturelle pour le piano (qu'il pratique depuis sa prime jeunesse) ne l'amène au Conservatoire de Paris en lieu et place de l'Ecole Polytechnique qu'il avait initialement choisie. Étudiant sous la direction d'Olivier Messaien et René Leibowitz (avec lequel il se brouille), il finit lauréat du Conservatoire alors que l'Occupation s'achève. Sans autre travail que celui de compositeur, Boulez écrit quelques sonates, cantates et sonatines qui reçoivent un bon accueil de la part de la profession. C'est surtout sa « 2e sonate pour piano », en 1948, qui le fait remarquer et lui permet d'obtenir la direction musicale du Théâtre Marigny et de la compagnie Renaud-Barrault.

Surréalisme sérialiste

En 1953, il prend la direction des Concerts du Petit Marigny qu'il transforme en Domaine Musical, laboratoire d'idée sur la musique dodécaphonique en plus d'être un vivier de jeunes talents. Essentiellement chef d'orchestre et théoricien, il n'en compose pas moins quelques exercices musicaux d'un certain classicisme (« Le Marteau sans maître », « Le visage nuptial »...) mais qui frôlent parfois la musique concrète développée par Pierre Schaeffer, à l'image de « Poésie pour pouvoir - pour récitant, orchestre et bande magnétique ». Peu conventionnel dans sa manière d'écrire et de concevoir la musique, Boulez est l'un des ardents défenseurs d'une certaine forme de sérialisme, laissant à l'interprète le choix de jouer - ou pas - certains morceaux d'une partition. Quant à son inspiration, elle se trouve du côté des poètes surréalistes comme René Char ou Henri Michaux qu'il met à plusieurs reprises en musique, marquant là une jonction entre le style surréaliste et le sérialisme symphonique.

L'IRCAM

S'il continue à enseigner et à mener les orchestres du Petit Marigny, il s'installe sur le sol allemand en 1958, à Baden-Baden et accepte une place d'enseignant à l'Académie de Musique de Bâle, en Suisse. Darmstadt et Harvard font également appel à ses dons de conférencier et de pédagogue dans les années qui suivent. Compositeur doué, Boulez n'en est pas moins non plus un homme de son temps, concevant la musique non seulement comme un objet artistique, mais également comme un domaine relevant du social et du politique. S'il devient l'une des bêtes noires d'André Malraux, il est, en revanche, dans les petits papiers du Président Pompidou qui lui laisse carte blanche pour créer l'Institut de Recherche et de Coopération Acoustique/Musique (IRCAM), institut à la fois artistique et technique, étudiant la musique et le son sous différentes approches culturelles et scientifiques.

La renommée de Boulez est telle qu'il mène en 1966, c'est à la demande de l'héritière Wagner qu'il mène Parsifal à Bayreuth. S'il est régulièrement appelé à diriger les orchestres philharmoniques les plus prestigieux (Cleveland, New York, Bayreuth, Baden-Baden...), il n'est guère prophète en son pays car certaines officines gaullistes encore influente au confluent des années Giscard le tiennent éloigné des plus grands orchestres français. Si la volonté expresse de George Pompidou, puis de sa veuve, le maintient à la tête de l'IRCAM envers et contre tout, il n'est guère appelé à de hautes fonctions artistiques.

Cela ne l'empêche pas de continuer ses expérimentations musicales particulières comme « Rituel in memoriam Bruno Maderna » ou « Messagesquisse » lorsqu'il ne se plonge pas dans le patrimoine de Mahler (son idole), de Stravinski ou même de Stockhausen, assumant ainsi son engagement dans un mouvement proche de celui de la musique concrète.   

La réhabilitation

Avec l'arrivée au pouvoir de VGE et la redistribution des cartes qui s'ensuit, Boulez revient en grâce à Paris et nulle part ailleurs qu'au Collège de France où il est sollicité pour donner ses « leçons de musique » dont seront tirés plusieurs ouvrages. Le passage des années voit Boulez continuer à conduire des orchestres et interpréter les oeuvres de Bartok, Schoenberg, Wagner, Debussy, Ravel... l'esprit sautillant de Boulez ne se contente pas de diriger des philharmoniques, mais participe parfois à des projets moins conventionnels en association, par exemple, avec Frank Zappa en 1984. À l'époque, Rock & Folk titre : « Pierre Zappa déteste le rock. Frank Boulez aussi et ils le prouvent ». Car si les univers musicaux des deux artistes sont à des années-lumière l'un de l'autre, ce rapprochement démontre qu'en plus d'être deux musiciens talentueux, ils n'en sont pas moins des freaks que leurs contemporains et semblables jugent comme déviants par rapport aux normes de leurs temps.

Toujours scientifique dans l'âme, Boulez conçoit sa musique comme une série de cellules en pleine mutation qui évolue sans oublier pour autant les composantes d'origine. Somme toute, une vision pas si éloignée de celle de Pierre Schaeffer et Karlheinz Stockhausen.  

Boulez : XXème siècle

Considéré comme une figure de la composition, Boulez participe, au cours des années 1980 à la fondation de l'Opéra Bastille et de la Cité de la Musique... pas toujours au profit des politiques qui ont fait appel à lui car le musicien n'a pas sa langue dans sa poche et n'hésite pas à pointer du doigt les incohérences des projets qu'on lui présente.

En 1988, la télévision lui offre une série de six reportages, Boulez XXe siècle dans laquelle il revient longuement sur ses conceptions artistiques, ses méthodes de travail et son admiration pour Mahler. Il choisit, en 1992 de démissionner de la direction de l'IRCAM afin de se consacrer pleinement à sa carrière de compositeur et de chef d'orchestre, répondant là encore aux nombreuses sollicitations internationales.

Succession ?

Pas particulièrement gêné par son grand âge, Pierre Boulez continue à assurer de nombreuses directions d'orchestre et s'il démissionne successivement de tous ses mandats et postes de prestige, il consacre son énergie à l'écriture, qu'elle soit musicale ou littéraire et toujours à théoriser sur le sens de la musique. Infatigable musicien, Boulez devient lui-même sujet de nombreuses thèses et autres ouvrages consacrés à la musicologie. Devenu Maître en la matière, l'homme n'en continue pourtant pas moins ses activités artistiques, les années ne semblant pas avoir prise sur sa créativité. À la tête d'une oeuvre colossale, Boulez ne semble pourtant pas souhaiter faire valoir ses droits à la retraite. En 2006 sort ainsi la seconde partie de sa seconde « Dérive pour onze instruments ». Une question cependant, hante le maître au crépuscule de sa vie : aura t'il une succession ? Copyright 2014 Music Story Benjamin D'Alguerre

Né à Montbrison, dans la Loire, en 1925, Pierre Boulez s'oriente tout d'abord vers une carrière scientifique avant que sa passion naturelle pour le piano (qu'il pratique depuis sa prime jeunesse) ne l'amène au Conservatoire de Paris en lieu et place de l'Ecole Polytechnique qu'il avait initialement choisie. Étudiant sous la direction d'Olivier Messaien et René Leibowitz (avec lequel il se brouille), il finit lauréat du Conservatoire alors que l'Occupation s'achève. Sans autre travail que celui de compositeur, Boulez écrit quelques sonates, cantates et sonatines qui reçoivent un bon accueil de la part de la profession. C'est surtout sa « 2e sonate pour piano », en 1948, qui le fait remarquer et lui permet d'obtenir la direction musicale du Théâtre Marigny et de la compagnie Renaud-Barrault.

Surréalisme sérialiste

En 1953, il prend la direction des Concerts du Petit Marigny qu'il transforme en Domaine Musical, laboratoire d'idée sur la musique dodécaphonique en plus d'être un vivier de jeunes talents. Essentiellement chef d'orchestre et théoricien, il n'en compose pas moins quelques exercices musicaux d'un certain classicisme (« Le Marteau sans maître », « Le visage nuptial »...) mais qui frôlent parfois la musique concrète développée par Pierre Schaeffer, à l'image de « Poésie pour pouvoir - pour récitant, orchestre et bande magnétique ». Peu conventionnel dans sa manière d'écrire et de concevoir la musique, Boulez est l'un des ardents défenseurs d'une certaine forme de sérialisme, laissant à l'interprète le choix de jouer - ou pas - certains morceaux d'une partition. Quant à son inspiration, elle se trouve du côté des poètes surréalistes comme René Char ou Henri Michaux qu'il met à plusieurs reprises en musique, marquant là une jonction entre le style surréaliste et le sérialisme symphonique.

L'IRCAM

S'il continue à enseigner et à mener les orchestres du Petit Marigny, il s'installe sur le sol allemand en 1958, à Baden-Baden et accepte une place d'enseignant à l'Académie de Musique de Bâle, en Suisse. Darmstadt et Harvard font également appel à ses dons de conférencier et de pédagogue dans les années qui suivent. Compositeur doué, Boulez n'en est pas moins non plus un homme de son temps, concevant la musique non seulement comme un objet artistique, mais également comme un domaine relevant du social et du politique. S'il devient l'une des bêtes noires d'André Malraux, il est, en revanche, dans les petits papiers du Président Pompidou qui lui laisse carte blanche pour créer l'Institut de Recherche et de Coopération Acoustique/Musique (IRCAM), institut à la fois artistique et technique, étudiant la musique et le son sous différentes approches culturelles et scientifiques.

La renommée de Boulez est telle qu'il mène en 1966, c'est à la demande de l'héritière Wagner qu'il mène Parsifal à Bayreuth. S'il est régulièrement appelé à diriger les orchestres philharmoniques les plus prestigieux (Cleveland, New York, Bayreuth, Baden-Baden...), il n'est guère prophète en son pays car certaines officines gaullistes encore influente au confluent des années Giscard le tiennent éloigné des plus grands orchestres français. Si la volonté expresse de George Pompidou, puis de sa veuve, le maintient à la tête de l'IRCAM envers et contre tout, il n'est guère appelé à de hautes fonctions artistiques.

Cela ne l'empêche pas de continuer ses expérimentations musicales particulières comme « Rituel in memoriam Bruno Maderna » ou « Messagesquisse » lorsqu'il ne se plonge pas dans le patrimoine de Mahler (son idole), de Stravinski ou même de Stockhausen, assumant ainsi son engagement dans un mouvement proche de celui de la musique concrète.   

La réhabilitation

Avec l'arrivée au pouvoir de VGE et la redistribution des cartes qui s'ensuit, Boulez revient en grâce à Paris et nulle part ailleurs qu'au Collège de France où il est sollicité pour donner ses « leçons de musique » dont seront tirés plusieurs ouvrages. Le passage des années voit Boulez continuer à conduire des orchestres et interpréter les oeuvres de Bartok, Schoenberg, Wagner, Debussy, Ravel... l'esprit sautillant de Boulez ne se contente pas de diriger des philharmoniques, mais participe parfois à des projets moins conventionnels en association, par exemple, avec Frank Zappa en 1984. À l'époque, Rock & Folk titre : « Pierre Zappa déteste le rock. Frank Boulez aussi et ils le prouvent ». Car si les univers musicaux des deux artistes sont à des années-lumière l'un de l'autre, ce rapprochement démontre qu'en plus d'être deux musiciens talentueux, ils n'en sont pas moins des freaks que leurs contemporains et semblables jugent comme déviants par rapport aux normes de leurs temps.

Toujours scientifique dans l'âme, Boulez conçoit sa musique comme une série de cellules en pleine mutation qui évolue sans oublier pour autant les composantes d'origine. Somme toute, une vision pas si éloignée de celle de Pierre Schaeffer et Karlheinz Stockhausen.  

Boulez : XXème siècle

Considéré comme une figure de la composition, Boulez participe, au cours des années 1980 à la fondation de l'Opéra Bastille et de la Cité de la Musique... pas toujours au profit des politiques qui ont fait appel à lui car le musicien n'a pas sa langue dans sa poche et n'hésite pas à pointer du doigt les incohérences des projets qu'on lui présente.

En 1988, la télévision lui offre une série de six reportages, Boulez XXe siècle dans laquelle il revient longuement sur ses conceptions artistiques, ses méthodes de travail et son admiration pour Mahler. Il choisit, en 1992 de démissionner de la direction de l'IRCAM afin de se consacrer pleinement à sa carrière de compositeur et de chef d'orchestre, répondant là encore aux nombreuses sollicitations internationales.

Succession ?

Pas particulièrement gêné par son grand âge, Pierre Boulez continue à assurer de nombreuses directions d'orchestre et s'il démissionne successivement de tous ses mandats et postes de prestige, il consacre son énergie à l'écriture, qu'elle soit musicale ou littéraire et toujours à théoriser sur le sens de la musique. Infatigable musicien, Boulez devient lui-même sujet de nombreuses thèses et autres ouvrages consacrés à la musicologie. Devenu Maître en la matière, l'homme n'en continue pourtant pas moins ses activités artistiques, les années ne semblant pas avoir prise sur sa créativité. À la tête d'une oeuvre colossale, Boulez ne semble pourtant pas souhaiter faire valoir ses droits à la retraite. En 2006 sort ainsi la seconde partie de sa seconde « Dérive pour onze instruments ». Une question cependant, hante le maître au crépuscule de sa vie : aura t'il une succession ? Copyright 2014 Music Story Benjamin D'Alguerre

Né à Montbrison, dans la Loire, en 1925, Pierre Boulez s'oriente tout d'abord vers une carrière scientifique avant que sa passion naturelle pour le piano (qu'il pratique depuis sa prime jeunesse) ne l'amène au Conservatoire de Paris en lieu et place de l'Ecole Polytechnique qu'il avait initialement choisie. Étudiant sous la direction d'Olivier Messaien et René Leibowitz (avec lequel il se brouille), il finit lauréat du Conservatoire alors que l'Occupation s'achève. Sans autre travail que celui de compositeur, Boulez écrit quelques sonates, cantates et sonatines qui reçoivent un bon accueil de la part de la profession. C'est surtout sa « 2e sonate pour piano », en 1948, qui le fait remarquer et lui permet d'obtenir la direction musicale du Théâtre Marigny et de la compagnie Renaud-Barrault.

Surréalisme sérialiste

En 1953, il prend la direction des Concerts du Petit Marigny qu'il transforme en Domaine Musical, laboratoire d'idée sur la musique dodécaphonique en plus d'être un vivier de jeunes talents. Essentiellement chef d'orchestre et théoricien, il n'en compose pas moins quelques exercices musicaux d'un certain classicisme (« Le Marteau sans maître », « Le visage nuptial »...) mais qui frôlent parfois la musique concrète développée par Pierre Schaeffer, à l'image de « Poésie pour pouvoir - pour récitant, orchestre et bande magnétique ». Peu conventionnel dans sa manière d'écrire et de concevoir la musique, Boulez est l'un des ardents défenseurs d'une certaine forme de sérialisme, laissant à l'interprète le choix de jouer - ou pas - certains morceaux d'une partition. Quant à son inspiration, elle se trouve du côté des poètes surréalistes comme René Char ou Henri Michaux qu'il met à plusieurs reprises en musique, marquant là une jonction entre le style surréaliste et le sérialisme symphonique.

L'IRCAM

S'il continue à enseigner et à mener les orchestres du Petit Marigny, il s'installe sur le sol allemand en 1958, à Baden-Baden et accepte une place d'enseignant à l'Académie de Musique de Bâle, en Suisse. Darmstadt et Harvard font également appel à ses dons de conférencier et de pédagogue dans les années qui suivent. Compositeur doué, Boulez n'en est pas moins non plus un homme de son temps, concevant la musique non seulement comme un objet artistique, mais également comme un domaine relevant du social et du politique. S'il devient l'une des bêtes noires d'André Malraux, il est, en revanche, dans les petits papiers du Président Pompidou qui lui laisse carte blanche pour créer l'Institut de Recherche et de Coopération Acoustique/Musique (IRCAM), institut à la fois artistique et technique, étudiant la musique et le son sous différentes approches culturelles et scientifiques.

La renommée de Boulez est telle qu'il mène en 1966, c'est à la demande de l'héritière Wagner qu'il mène Parsifal à Bayreuth. S'il est régulièrement appelé à diriger les orchestres philharmoniques les plus prestigieux (Cleveland, New York, Bayreuth, Baden-Baden...), il n'est guère prophète en son pays car certaines officines gaullistes encore influente au confluent des années Giscard le tiennent éloigné des plus grands orchestres français. Si la volonté expresse de George Pompidou, puis de sa veuve, le maintient à la tête de l'IRCAM envers et contre tout, il n'est guère appelé à de hautes fonctions artistiques.

Cela ne l'empêche pas de continuer ses expérimentations musicales particulières comme « Rituel in memoriam Bruno Maderna » ou « Messagesquisse » lorsqu'il ne se plonge pas dans le patrimoine de Mahler (son idole), de Stravinski ou même de Stockhausen, assumant ainsi son engagement dans un mouvement proche de celui de la musique concrète.   

La réhabilitation

Avec l'arrivée au pouvoir de VGE et la redistribution des cartes qui s'ensuit, Boulez revient en grâce à Paris et nulle part ailleurs qu'au Collège de France où il est sollicité pour donner ses « leçons de musique » dont seront tirés plusieurs ouvrages. Le passage des années voit Boulez continuer à conduire des orchestres et interpréter les oeuvres de Bartok, Schoenberg, Wagner, Debussy, Ravel... l'esprit sautillant de Boulez ne se contente pas de diriger des philharmoniques, mais participe parfois à des projets moins conventionnels en association, par exemple, avec Frank Zappa en 1984. À l'époque, Rock & Folk titre : « Pierre Zappa déteste le rock. Frank Boulez aussi et ils le prouvent ». Car si les univers musicaux des deux artistes sont à des années-lumière l'un de l'autre, ce rapprochement démontre qu'en plus d'être deux musiciens talentueux, ils n'en sont pas moins des freaks que leurs contemporains et semblables jugent comme déviants par rapport aux normes de leurs temps.

Toujours scientifique dans l'âme, Boulez conçoit sa musique comme une série de cellules en pleine mutation qui évolue sans oublier pour autant les composantes d'origine. Somme toute, une vision pas si éloignée de celle de Pierre Schaeffer et Karlheinz Stockhausen.  

Boulez : XXème siècle

Considéré comme une figure de la composition, Boulez participe, au cours des années 1980 à la fondation de l'Opéra Bastille et de la Cité de la Musique... pas toujours au profit des politiques qui ont fait appel à lui car le musicien n'a pas sa langue dans sa poche et n'hésite pas à pointer du doigt les incohérences des projets qu'on lui présente.

En 1988, la télévision lui offre une série de six reportages, Boulez XXe siècle dans laquelle il revient longuement sur ses conceptions artistiques, ses méthodes de travail et son admiration pour Mahler. Il choisit, en 1992 de démissionner de la direction de l'IRCAM afin de se consacrer pleinement à sa carrière de compositeur et de chef d'orchestre, répondant là encore aux nombreuses sollicitations internationales.

Succession ?

Pas particulièrement gêné par son grand âge, Pierre Boulez continue à assurer de nombreuses directions d'orchestre et s'il démissionne successivement de tous ses mandats et postes de prestige, il consacre son énergie à l'écriture, qu'elle soit musicale ou littéraire et toujours à théoriser sur le sens de la musique. Infatigable musicien, Boulez devient lui-même sujet de nombreuses thèses et autres ouvrages consacrés à la musicologie. Devenu Maître en la matière, l'homme n'en continue pourtant pas moins ses activités artistiques, les années ne semblant pas avoir prise sur sa créativité. À la tête d'une oeuvre colossale, Boulez ne semble pourtant pas souhaiter faire valoir ses droits à la retraite. En 2006 sort ainsi la seconde partie de sa seconde « Dérive pour onze instruments ». Une question cependant, hante le maître au crépuscule de sa vie : aura t'il une succession ? Copyright 2014 Music Story Benjamin D'Alguerre


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