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Commentaires client les plus utiles
25 internautes sur 26 ont trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5
Un drôle de petit livre !,
Par
Ce commentaire fait référence à cette édition : Le Pigeon (Poche)
"Le Pigeon", c'est une histoire complètement loufoque d'un mec complètement timbré, mais racontée avec un style vraiment génial, style propre à Süskind.
C'est l'histoire de Jonathan Noël qui vit un vie pépère dans sa chambre de bonne depuis 30 ans. Ce qui lui fait le plus peur, c'est le changement : il faut que sa vie se déroule tous les jours de la même façon, puisque le quotidien, il le connaît et le maîtrise. Mais un jour, au moment d'ouvrir la porte de sa chambre, il trouve, devant lui, un bête pigeon qui le regarde. Ne faisant pas partie de son quotidien, Jonathan pête un cable à cette vue et à l'idée d'avoir un pigeon qui le regarde, qui le frôle ou qui fait ses besoins devant sa porte (ça, ça ne me plaîrait pas non plus). Et donc "Le Pigeon", c'est le récit de la journée qui va découler de cette rencontre inopinée avec le volatile. Complètement loufoque, drôle, aberrant et très agréable à lire. Minuscule livre facile à transporter (pour ceux qui prennent le bus tous les jours, c'est bien pratique) qui coûte vraiment pas cher. Si vous avez aimé "Le Parfum", vous allez adorer "Le Pigeon". Et sinon, et bien vous allez aimer quand même, et ça vous réconcilira avec Süskind ! Aidez d'autres clients à trouver les commentaires les plus utiles
18 internautes sur 20 ont trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5
Une petite perle de litterature,
Par Un client
Ce commentaire fait référence à cette édition : Le Pigeon (Poche)
Ceux qui ont lu "Le Parfum" du même auteur connaissent sa plume, mais seront un peu surpris par cette nouvelle. L'histoire, qui aurait tout aussi bien pu ne pas en devenir une, est sobre: un pigeon sur le palier de sa chambre de bonne dérange le héros. Rien de bien extraordinaire quand on connait la vie des pigeons de Paris. Mais voila, ca le derange, ca le degoute, ca le perturbe dans une vie pourtant si bien réglée et ca finit même par le chasser de chez lui. Dans "Le Parfum", Patrick Süskind nous offre deja un petit guide des fixations psychologiques. Avec "Le Pigeon" il persévère et s'améliore puisque son héros est des plus communs, contrairement à Grenouille du "Parfum". Jonathan n'est ni pervers ni malsain, il est juste seul sur Terre et aimerait le rester. Ce qu'il déteste: les problèmes, comme tout un chacun, qui l'empêchent de vivre sur plan. Ce qu'il aime: rien, à part être tranquille et savoir qu'il a bien rempli sa mission (une chambre bien rangée, un travail exécuté avec morale et attention). Si seulement ce pigeon n'était pas venu camper justement lá, devant sa porte, sale et sauvage, le gênant jusque dans son travail. De la premiére à la derniére page de cette nouvelle, que j'aurais volontier lue comme un roman, le lecteur reste fasciné et ne fermera le livre qu'avec la certitude que tout va mieux, tant les tortures psychologiques du héros le touchent. Et qui oserais dire qu'il n'a jamais eu d'angoisses exagérées à cause d'un pigeon sur le palier ou d'une autre banalité d'un quotidien pourtant organisé pour éviter toute angoisse? Aidez d'autres clients à trouver les commentaires les plus utiles
2 internautes sur 2 ont trouvé ce commentaire utile :
4.0 étoiles sur 5
Tout ça pour un pigeon !!!,
Par Etienne Leclercq "Musicfan56" (Lorient) - Voir tous mes commentaires (TOP 500 COMMENTATEURS) (VRAI NOM)
Ce commentaire fait référence à cette édition : Le Pigeon (Poche)
Voici le troisième livre que je lis de Patrick Süskind. Ce livre est traité sur le mode de la nouvelle puisque l'ensemble de l'action se déroule sur une journée d'août particulièrement torride. Le personnage a pour nom Jonathan Noël qui, suite à un mariage malheureux décide de mener sa vie seul, comme bon lui plaira. Il part à Paris et loue un appartement de sept huit mètres carrés, dans lequel il décide de s'établir définitivement. Il commençait à payer des traites pour se l'acheter avec son salaire de gardien de banque. Toutefois, il rencontre un dilemme inattendu : un matin de 1984 (voici trente ans qu''il vit à Paris), alors qu''il s''apprête à aller aux toilettes, il tombe nez à nez avec un pigeon, dont le regard l''effraie et le plonge dans un profond mal-être. Il décide alors de louer un autre appartement en attendant que le pigeon s''en aille. Le reste de la journée comprendra son lot de surprises, si bien que lorsque celle-ci s''achève, son opinion sur son existence entière se voit totalement bouleversée. Il prend la pleine mesure de l''ennui profond qui émane de sa vie autarcique, de la vanité de son travail (l''auteur le métamorphose en une simple marionnette, répétant inlassablement les mouvements qu''on lui fait faire sans même qu''il s''en rende compte), de son « inutilité » aux yeux du monde. Ainsi, l''opinion qu''il a de lui, de sa mission sur Terre change du tout au tout. Et que reste-t-il ? Une profonde amertume tant à son encontre qu''à celle des êtres humains en général. Ainsi, son temps de garde devient une étude socio-négative, analysant le comportement de chaque individu comme potentiellement néfaste. Au terme de cette journée, il envisage de se suicider le lendemain (la chambre dans laquelle il loge pour la nuit est en forme de cercueil, dont l''éclairage est à peine plus intense que celui de la boîte mortuaire). Mais, un lourd orage survient au cours de la nuit, s''achevant par une déflagration qui lui fera quitter non seulement son sommeil mais aussi sa réserve psychorigide. La peur qui en découle lui évoque son enfance, quand il était caché dans la cave de la maison pendant la seconde guerre mondiale. Une fois l''orage passé et la pluie tombée, il se décide à regagner son ancien appartement. Il se sent plus léger, saute dans les flaques d''eau avec plaisir comme un adulte voulant rattraper tout le temps perdu depuis son enfance, depuis laquelle il ne s''est plus jamais amusé (travail aux champs chez son oncle ; service militaire dans la foulée ; mariage malheureux et son travail de gardien de banque dans la foulée).
L''écriture de Süskind rend bien compte des aléas que subit la pensée étroite de son personnage, de sa prise de conscience à l''issue de cette journée inhabituelle dans son existence aussi aseptisée que son petit appartement rue de Sèvres. Ainsi, un simple pigeon vient fausser en quelques secondes trente années d''existence sans accroc. Dès lors, l''auteur tente de nous décrire en détails le peu de choses auxquelles tient la vie de Jonathan. Si le vocabulaire que sollicite l''auteur est riche et approprié, je serai toutefois plus réservé sur certains passages étonnamment redondants (beaucoup de répétitions d'un même mot en peu de phrases - déféquer, wc, la conjonction « et » ou déflagration), qui heurtent la fluidité de la lecture (probablement volontaire, mais cela me dérange). De même, certaines phrases me semblent bizarrement structurées, faute de virgules, de points-virgules. Mais beaucoup d''autres passages sont bien ficelés, de telle sorte que la lecture du livre reste plaisante, fluide et instructive. Aidez d'autres clients à trouver les commentaires les plus utiles
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