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Pink Floyd were part of the BBC's Apollo 11 moon landing broadcast today, 1969, performing a 5-minute live improvisation called "Moonhead".


Biographie

Roger Waters fait la connaissance de Nicholas Mason et de Richard Wright en 1962 à Londres. Passionnés de musique (blues et jazz), ils forment vite un groupe. Le répertoire est essentiellement composé de reprises de blues comme « Louie, Louie » ou « Roadrunners ». En 1966, Roger «Syd» Barrett, un ami de Roger Waters, intègre le groupe.

Le Pink Floyd avant-gardiste des années 1960 développe un blues psychédélique, ouvert à l'improvisation sur fond de diapositives ou des fameuses projections sorties du labo de Mike Leonard, du Hornsey College of Art. Les prestations de Pink Floyd à la All ... Lire la suite

Roger Waters fait la connaissance de Nicholas Mason et de Richard Wright en 1962 à Londres. Passionnés de musique (blues et jazz), ils forment vite un groupe. Le répertoire est essentiellement composé de reprises de blues comme « Louie, Louie » ou « Roadrunners ». En 1966, Roger «Syd» Barrett, un ami de Roger Waters, intègre le groupe.

Le Pink Floyd avant-gardiste des années 1960 développe un blues psychédélique, ouvert à l'improvisation sur fond de diapositives ou des fameuses projections sorties du labo de Mike Leonard, du Hornsey College of Art. Les prestations de Pink Floyd à la All Saints Church, dans les rendez-vous de la Roundhouse ou au night-club l'UFO, en font rapidement un des groupes fétiches du Swinging London, il est totalement assimilé par un mouvement psychédélique en plein essor.

En mars 1967, sort le single « Arnold Layne », rapidement suivi par « See Emily Play » qui se hisse à la 6ème place des charts. Déjà des signes de faiblesse apparaissent chez Syd Barrett, qui s'adonne de plus en plus aux drogues : marijuana, LSD. C'est dans cette atmosphère que sort l'album The Piper at the Gates of Dawn en août. Waters, Mason et Wright souhaitent trouver un musicien capable de remplacer Barrett lors des concerts et le laisser tranquillement composer chez lui. David Gilmour, son ami d'enfance, de Cambridge lui-aussi et guitariste expérimenté est choisi. Poussé vers la sortie le 6 avril 1968, Syd Barrett quitte définitivement Pink Floyd.

En 1968 sort l'album A Saucerful of Secrets. Dans la continuité de l'album précédant, il révèle surtout les qualités d'écriture de Waters avec le fascinant « Set the Control for the Heart of the Sun », l'ensemble reste homogène, « Jugband Blues », est le dernier et brillant délire musical composé par Syd Barrett.

En 1969, le groupe s'oriente vers la composition de musique de films (More de Barbet Schroeder et Zabriskie Point de Michelangelo Antonioni), puis, avec la sortie du double album Ummagumma, constitué de quatre compositions (une par membre), il va dévoiler une orientation expérimentale à l'extrème. En 1970, avec Atom Heart Mother, dont la célèbre jaquette à la vache est réalisée par le studio Hypgnosis de Storm Thorgerson, une recomposition se dessine : tempo lent, percussions, voix douces, guitares slide, très aériennes, nappes de synthétiseurs..

En 1971, sort l'album Meddle. Ce qui n'était encore qu'addition d'ingrédients dans Ummagumma prend substance dans les exercices hypnotiques comme «Echoes», véritable mini symphonie . Vient ensuite le tournage du film Live at Pompéi, d'Adrian Maben, suivi par la réalisation de la musique du film La Vallée de Barbet Schroeder, lui-même accompagné par la sortie de la B.O. assez passable d'Obscured by Clouds. Le groupe tourne beaucoup, en France, avec les ballets de Roland Petit, sur une scène surélevée dominant les danseurs et leurs entrechats sur «Echoes», en Australie, au Japon, en Angleterre.

L'explosion a lieu en 1973 avec l'album qui forgera définitivement la célébrité du groupe et leur ouvrira les portes des Etats-Unis. The Dark Side of The Moon envahit les charts et pour bien des années : 40 millions d'exemplaires vendus, une présence de plus de 800 semaines dans le Top 200 du Billboard. Opus phénoménal et novateur, bénéficiant des plus grandes avancées techniques de l'époque : quadriphonie, dolby, enregistrement sur 16 pistes.

Le succès de The Dark Side of the Moon est tel que le groupe lui-même se rend compte que la barre est maintenant mise très haut. Pink Floyd expérimente aussi dans les affaires avec le contrat Gini, qui fait scandale à l'époque. Un des symboles de la contre-culture hippie sponsorisé pour une série de concerts, vous avez dit visionnaire ?

Etrangement, c'est le fantôme de Syd Barrett qui va montrer le chemin en 1975, au travers des recherches de Gilmour qui inspirent à Waters Wish You Were Here. Album planant et épuré, flottant entre absence du génial disparu et critique de l'industrie du disque. Roger Waters, qui compose l'essentiel des morceaux, s'impose de plus en plus comme leader.

Animals en 1977 est un album plus rock, le cynisme de Waters expose une humanité en castes, comparables aux espèces animales. Ses compositions laissent à peine une légère participation à Gilmour pour quelques solos de guitare et sa personnalité pèse sur le groupe. La tournée qui suivra verra des records d'affluence et associera définitivement Pink Floyd aux concerts gigantesques, avec grand renfort de pyrotechnie ou de personnage gonflables.

The Wall marque la rupture définitive du groupe. C'est un enregistrement sous tension, Rick Wrightse propose de co-produire l'album, mais son attitude désinvolte exaspère le leader. L'album est toutefois le deuxième grand succès planétaire du groupe, tout particulièrement avec le single « Another Brick in the Wall, Part 2 » . Le double album se vend à plus de 12 millions, il est No 1 aux Etats-Unis et en Grande-Bretagne. Lors du concert, le vrai groupe est doublé par Snowy White, Willie Wilson, Andy Brown et Pete Wood. Ces derniers portent des masques représentant les visages des vrais musiciens du Floyd. Au fur et à mesure du concert le groupe est séparé du public par l'édification d'un mur qui s'effondre à la fin du concert. En 1982, le disque est porté sur écran par le réalisateur Alan Parker. C'est Bob Geldof qui tient le rôle de Pink. Le film fait sa sortie mondiale lors du festival de Cannes, hors compétition.

En 1983 est enregistré The Final Cut, qui peut être quasiment assimilé à un album solo de Roger Waters. Roger Waters annonce en décembre 1985 à EMI qu'il quitte le groupe. De 1985 à 1987, c'est le droit d'utiliser le nom de Pink Floyd que les musiciens vont se disputer par avocats interposés. La justice donne raison à David Gilmour et à Nick Mason : Pink Floyd ne compte plus que deux membres.

Le procès étant achevé, le nouvel album de Pink Floyd A Momentary Lapse of Reason peut sortir, il est aussitôt suivi par une tournée mondiale débutant le 12 septembre 1987 à Montréal. Cette tournée fleuve avec plus de 4 millions de spectateurs au total est couronnée par la sortie d'un double album live Delicate Sound of Thunder en 1988.

En 1994, après 6 ans d'absence, Pink Floyd et son grand orchestre reprend la même recette : album studio - tournée mondiale - album live - avec en prime la participation financière d'un constructeur automobile allemand comme sponsor. Pink Floyd à trois : suite au départ de Roger Waters, un nouveau contrat a été signé pour créer la société Pink Floyd, qui réintègre Rick Wright aux claviers. C'est l'album The Division Bell suivi par le double live Pulse en 1995. L'entreprise se porte bien, elle édite en 1992 le coffret Shine On qui regroupe 7 albums majeurs de Pink Floyd.

Oubliant leurs vieilles querelles et sous l'impulsion de Bob Geldof, le Pink Floyd à quatre, avec Roger Waters, se reforme le temps d'un concert pour le Live 8 du 2 Juillet 2005 à Hyde Park. Depuis, en dépit des multiples hommages lancés par de nouvelles générations, le monstre sacré du rock (progressif) anglais est resté en sommeil profond. L'entité Pink Floyd aux mains de David Gilmour préfère tabler sur une nouvelle rétrospective avec l'opération Discovery lancée à l'automne 2011. Le programme de réédition comprend la remasterisation de tous les albums studio, des coffrets Experience (premier niveau) et Immersion (pour les albums charnières The Dark Side of the Moon, Wish You Were Here et The Wall) et l'intégrale Discovery. Copyright 2014 Music Story Vincent Gilot

Roger Waters fait la connaissance de Nicholas Mason et de Richard Wright en 1962 à Londres. Passionnés de musique (blues et jazz), ils forment vite un groupe. Le répertoire est essentiellement composé de reprises de blues comme « Louie, Louie » ou « Roadrunners ». En 1966, Roger «Syd» Barrett, un ami de Roger Waters, intègre le groupe.

Le Pink Floyd avant-gardiste des années 1960 développe un blues psychédélique, ouvert à l'improvisation sur fond de diapositives ou des fameuses projections sorties du labo de Mike Leonard, du Hornsey College of Art. Les prestations de Pink Floyd à la All Saints Church, dans les rendez-vous de la Roundhouse ou au night-club l'UFO, en font rapidement un des groupes fétiches du Swinging London, il est totalement assimilé par un mouvement psychédélique en plein essor.

En mars 1967, sort le single « Arnold Layne », rapidement suivi par « See Emily Play » qui se hisse à la 6ème place des charts. Déjà des signes de faiblesse apparaissent chez Syd Barrett, qui s'adonne de plus en plus aux drogues : marijuana, LSD. C'est dans cette atmosphère que sort l'album The Piper at the Gates of Dawn en août. Waters, Mason et Wright souhaitent trouver un musicien capable de remplacer Barrett lors des concerts et le laisser tranquillement composer chez lui. David Gilmour, son ami d'enfance, de Cambridge lui-aussi et guitariste expérimenté est choisi. Poussé vers la sortie le 6 avril 1968, Syd Barrett quitte définitivement Pink Floyd.

En 1968 sort l'album A Saucerful of Secrets. Dans la continuité de l'album précédant, il révèle surtout les qualités d'écriture de Waters avec le fascinant « Set the Control for the Heart of the Sun », l'ensemble reste homogène, « Jugband Blues », est le dernier et brillant délire musical composé par Syd Barrett.

En 1969, le groupe s'oriente vers la composition de musique de films (More de Barbet Schroeder et Zabriskie Point de Michelangelo Antonioni), puis, avec la sortie du double album Ummagumma, constitué de quatre compositions (une par membre), il va dévoiler une orientation expérimentale à l'extrème. En 1970, avec Atom Heart Mother, dont la célèbre jaquette à la vache est réalisée par le studio Hypgnosis de Storm Thorgerson, une recomposition se dessine : tempo lent, percussions, voix douces, guitares slide, très aériennes, nappes de synthétiseurs..

En 1971, sort l'album Meddle. Ce qui n'était encore qu'addition d'ingrédients dans Ummagumma prend substance dans les exercices hypnotiques comme «Echoes», véritable mini symphonie . Vient ensuite le tournage du film Live at Pompéi, d'Adrian Maben, suivi par la réalisation de la musique du film La Vallée de Barbet Schroeder, lui-même accompagné par la sortie de la B.O. assez passable d'Obscured by Clouds. Le groupe tourne beaucoup, en France, avec les ballets de Roland Petit, sur une scène surélevée dominant les danseurs et leurs entrechats sur «Echoes», en Australie, au Japon, en Angleterre.

L'explosion a lieu en 1973 avec l'album qui forgera définitivement la célébrité du groupe et leur ouvrira les portes des Etats-Unis. The Dark Side of The Moon envahit les charts et pour bien des années : 40 millions d'exemplaires vendus, une présence de plus de 800 semaines dans le Top 200 du Billboard. Opus phénoménal et novateur, bénéficiant des plus grandes avancées techniques de l'époque : quadriphonie, dolby, enregistrement sur 16 pistes.

Le succès de The Dark Side of the Moon est tel que le groupe lui-même se rend compte que la barre est maintenant mise très haut. Pink Floyd expérimente aussi dans les affaires avec le contrat Gini, qui fait scandale à l'époque. Un des symboles de la contre-culture hippie sponsorisé pour une série de concerts, vous avez dit visionnaire ?

Etrangement, c'est le fantôme de Syd Barrett qui va montrer le chemin en 1975, au travers des recherches de Gilmour qui inspirent à Waters Wish You Were Here. Album planant et épuré, flottant entre absence du génial disparu et critique de l'industrie du disque. Roger Waters, qui compose l'essentiel des morceaux, s'impose de plus en plus comme leader.

Animals en 1977 est un album plus rock, le cynisme de Waters expose une humanité en castes, comparables aux espèces animales. Ses compositions laissent à peine une légère participation à Gilmour pour quelques solos de guitare et sa personnalité pèse sur le groupe. La tournée qui suivra verra des records d'affluence et associera définitivement Pink Floyd aux concerts gigantesques, avec grand renfort de pyrotechnie ou de personnage gonflables.

The Wall marque la rupture définitive du groupe. C'est un enregistrement sous tension, Rick Wrightse propose de co-produire l'album, mais son attitude désinvolte exaspère le leader. L'album est toutefois le deuxième grand succès planétaire du groupe, tout particulièrement avec le single « Another Brick in the Wall, Part 2 » . Le double album se vend à plus de 12 millions, il est No 1 aux Etats-Unis et en Grande-Bretagne. Lors du concert, le vrai groupe est doublé par Snowy White, Willie Wilson, Andy Brown et Pete Wood. Ces derniers portent des masques représentant les visages des vrais musiciens du Floyd. Au fur et à mesure du concert le groupe est séparé du public par l'édification d'un mur qui s'effondre à la fin du concert. En 1982, le disque est porté sur écran par le réalisateur Alan Parker. C'est Bob Geldof qui tient le rôle de Pink. Le film fait sa sortie mondiale lors du festival de Cannes, hors compétition.

En 1983 est enregistré The Final Cut, qui peut être quasiment assimilé à un album solo de Roger Waters. Roger Waters annonce en décembre 1985 à EMI qu'il quitte le groupe. De 1985 à 1987, c'est le droit d'utiliser le nom de Pink Floyd que les musiciens vont se disputer par avocats interposés. La justice donne raison à David Gilmour et à Nick Mason : Pink Floyd ne compte plus que deux membres.

Le procès étant achevé, le nouvel album de Pink Floyd A Momentary Lapse of Reason peut sortir, il est aussitôt suivi par une tournée mondiale débutant le 12 septembre 1987 à Montréal. Cette tournée fleuve avec plus de 4 millions de spectateurs au total est couronnée par la sortie d'un double album live Delicate Sound of Thunder en 1988.

En 1994, après 6 ans d'absence, Pink Floyd et son grand orchestre reprend la même recette : album studio - tournée mondiale - album live - avec en prime la participation financière d'un constructeur automobile allemand comme sponsor. Pink Floyd à trois : suite au départ de Roger Waters, un nouveau contrat a été signé pour créer la société Pink Floyd, qui réintègre Rick Wright aux claviers. C'est l'album The Division Bell suivi par le double live Pulse en 1995. L'entreprise se porte bien, elle édite en 1992 le coffret Shine On qui regroupe 7 albums majeurs de Pink Floyd.

Oubliant leurs vieilles querelles et sous l'impulsion de Bob Geldof, le Pink Floyd à quatre, avec Roger Waters, se reforme le temps d'un concert pour le Live 8 du 2 Juillet 2005 à Hyde Park. Depuis, en dépit des multiples hommages lancés par de nouvelles générations, le monstre sacré du rock (progressif) anglais est resté en sommeil profond. L'entité Pink Floyd aux mains de David Gilmour préfère tabler sur une nouvelle rétrospective avec l'opération Discovery lancée à l'automne 2011. Le programme de réédition comprend la remasterisation de tous les albums studio, des coffrets Experience (premier niveau) et Immersion (pour les albums charnières The Dark Side of the Moon, Wish You Were Here et The Wall) et l'intégrale Discovery. Copyright 2014 Music Story Vincent Gilot

Roger Waters fait la connaissance de Nicholas Mason et de Richard Wright en 1962 à Londres. Passionnés de musique (blues et jazz), ils forment vite un groupe. Le répertoire est essentiellement composé de reprises de blues comme « Louie, Louie » ou « Roadrunners ». En 1966, Roger «Syd» Barrett, un ami de Roger Waters, intègre le groupe.

Le Pink Floyd avant-gardiste des années 1960 développe un blues psychédélique, ouvert à l'improvisation sur fond de diapositives ou des fameuses projections sorties du labo de Mike Leonard, du Hornsey College of Art. Les prestations de Pink Floyd à la All Saints Church, dans les rendez-vous de la Roundhouse ou au night-club l'UFO, en font rapidement un des groupes fétiches du Swinging London, il est totalement assimilé par un mouvement psychédélique en plein essor.

En mars 1967, sort le single « Arnold Layne », rapidement suivi par « See Emily Play » qui se hisse à la 6ème place des charts. Déjà des signes de faiblesse apparaissent chez Syd Barrett, qui s'adonne de plus en plus aux drogues : marijuana, LSD. C'est dans cette atmosphère que sort l'album The Piper at the Gates of Dawn en août. Waters, Mason et Wright souhaitent trouver un musicien capable de remplacer Barrett lors des concerts et le laisser tranquillement composer chez lui. David Gilmour, son ami d'enfance, de Cambridge lui-aussi et guitariste expérimenté est choisi. Poussé vers la sortie le 6 avril 1968, Syd Barrett quitte définitivement Pink Floyd.

En 1968 sort l'album A Saucerful of Secrets. Dans la continuité de l'album précédant, il révèle surtout les qualités d'écriture de Waters avec le fascinant « Set the Control for the Heart of the Sun », l'ensemble reste homogène, « Jugband Blues », est le dernier et brillant délire musical composé par Syd Barrett.

En 1969, le groupe s'oriente vers la composition de musique de films (More de Barbet Schroeder et Zabriskie Point de Michelangelo Antonioni), puis, avec la sortie du double album Ummagumma, constitué de quatre compositions (une par membre), il va dévoiler une orientation expérimentale à l'extrème. En 1970, avec Atom Heart Mother, dont la célèbre jaquette à la vache est réalisée par le studio Hypgnosis de Storm Thorgerson, une recomposition se dessine : tempo lent, percussions, voix douces, guitares slide, très aériennes, nappes de synthétiseurs..

En 1971, sort l'album Meddle. Ce qui n'était encore qu'addition d'ingrédients dans Ummagumma prend substance dans les exercices hypnotiques comme «Echoes», véritable mini symphonie . Vient ensuite le tournage du film Live at Pompéi, d'Adrian Maben, suivi par la réalisation de la musique du film La Vallée de Barbet Schroeder, lui-même accompagné par la sortie de la B.O. assez passable d'Obscured by Clouds. Le groupe tourne beaucoup, en France, avec les ballets de Roland Petit, sur une scène surélevée dominant les danseurs et leurs entrechats sur «Echoes», en Australie, au Japon, en Angleterre.

L'explosion a lieu en 1973 avec l'album qui forgera définitivement la célébrité du groupe et leur ouvrira les portes des Etats-Unis. The Dark Side of The Moon envahit les charts et pour bien des années : 40 millions d'exemplaires vendus, une présence de plus de 800 semaines dans le Top 200 du Billboard. Opus phénoménal et novateur, bénéficiant des plus grandes avancées techniques de l'époque : quadriphonie, dolby, enregistrement sur 16 pistes.

Le succès de The Dark Side of the Moon est tel que le groupe lui-même se rend compte que la barre est maintenant mise très haut. Pink Floyd expérimente aussi dans les affaires avec le contrat Gini, qui fait scandale à l'époque. Un des symboles de la contre-culture hippie sponsorisé pour une série de concerts, vous avez dit visionnaire ?

Etrangement, c'est le fantôme de Syd Barrett qui va montrer le chemin en 1975, au travers des recherches de Gilmour qui inspirent à Waters Wish You Were Here. Album planant et épuré, flottant entre absence du génial disparu et critique de l'industrie du disque. Roger Waters, qui compose l'essentiel des morceaux, s'impose de plus en plus comme leader.

Animals en 1977 est un album plus rock, le cynisme de Waters expose une humanité en castes, comparables aux espèces animales. Ses compositions laissent à peine une légère participation à Gilmour pour quelques solos de guitare et sa personnalité pèse sur le groupe. La tournée qui suivra verra des records d'affluence et associera définitivement Pink Floyd aux concerts gigantesques, avec grand renfort de pyrotechnie ou de personnage gonflables.

The Wall marque la rupture définitive du groupe. C'est un enregistrement sous tension, Rick Wrightse propose de co-produire l'album, mais son attitude désinvolte exaspère le leader. L'album est toutefois le deuxième grand succès planétaire du groupe, tout particulièrement avec le single « Another Brick in the Wall, Part 2 » . Le double album se vend à plus de 12 millions, il est No 1 aux Etats-Unis et en Grande-Bretagne. Lors du concert, le vrai groupe est doublé par Snowy White, Willie Wilson, Andy Brown et Pete Wood. Ces derniers portent des masques représentant les visages des vrais musiciens du Floyd. Au fur et à mesure du concert le groupe est séparé du public par l'édification d'un mur qui s'effondre à la fin du concert. En 1982, le disque est porté sur écran par le réalisateur Alan Parker. C'est Bob Geldof qui tient le rôle de Pink. Le film fait sa sortie mondiale lors du festival de Cannes, hors compétition.

En 1983 est enregistré The Final Cut, qui peut être quasiment assimilé à un album solo de Roger Waters. Roger Waters annonce en décembre 1985 à EMI qu'il quitte le groupe. De 1985 à 1987, c'est le droit d'utiliser le nom de Pink Floyd que les musiciens vont se disputer par avocats interposés. La justice donne raison à David Gilmour et à Nick Mason : Pink Floyd ne compte plus que deux membres.

Le procès étant achevé, le nouvel album de Pink Floyd A Momentary Lapse of Reason peut sortir, il est aussitôt suivi par une tournée mondiale débutant le 12 septembre 1987 à Montréal. Cette tournée fleuve avec plus de 4 millions de spectateurs au total est couronnée par la sortie d'un double album live Delicate Sound of Thunder en 1988.

En 1994, après 6 ans d'absence, Pink Floyd et son grand orchestre reprend la même recette : album studio - tournée mondiale - album live - avec en prime la participation financière d'un constructeur automobile allemand comme sponsor. Pink Floyd à trois : suite au départ de Roger Waters, un nouveau contrat a été signé pour créer la société Pink Floyd, qui réintègre Rick Wright aux claviers. C'est l'album The Division Bell suivi par le double live Pulse en 1995. L'entreprise se porte bien, elle édite en 1992 le coffret Shine On qui regroupe 7 albums majeurs de Pink Floyd.

Oubliant leurs vieilles querelles et sous l'impulsion de Bob Geldof, le Pink Floyd à quatre, avec Roger Waters, se reforme le temps d'un concert pour le Live 8 du 2 Juillet 2005 à Hyde Park. Depuis, en dépit des multiples hommages lancés par de nouvelles générations, le monstre sacré du rock (progressif) anglais est resté en sommeil profond. L'entité Pink Floyd aux mains de David Gilmour préfère tabler sur une nouvelle rétrospective avec l'opération Discovery lancée à l'automne 2011. Le programme de réédition comprend la remasterisation de tous les albums studio, des coffrets Experience (premier niveau) et Immersion (pour les albums charnières The Dark Side of the Moon, Wish You Were Here et The Wall) et l'intégrale Discovery. Copyright 2014 Music Story Vincent Gilot


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