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4.0 étoiles sur 5
Jaenada chez les campeurs, 23 janvier 2009
Enfin un nouveau Jaenada ! Il nous emmène cette fois en Italie, dans un camping au milieu de la forêt de tout près d'une plage sublime. Oui mais voilà, tout va rapidement basculer dans l'horreur avec un incendie impressionnant qui va pousser ces vacanciers à fuir la mort... Avec sa verve habituelle, sa plume drôle et décallée, son univers unique, Jaenada nous dresse surtout le portrait des ces hommes et femmes qui sombrent pour tenter de sauver une vie pourtant vaine finalement. Pas aussi fabuleux que Le Chameau Sauvage, cependant le style de Jaenada fait toujours merveille.
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3.0 étoiles sur 5
Un peu mou quand même, 21 avril 2009
Philippe Jaenada est l'un de mes auteurs préférés. J'adore son style, son humour, ses faiblesses. Pourtant, Plage de manacora est un livre qui m'a moyennement plu. Je sais que l'auteur (et c'est bien normal d'ailleurs) déteste lire une critique du genre : "on attend toujours le roman qui sera du niveau du chameau sauvage" (surtout lorsque ça revient toutes les 30 secondes). C'est vrai que ce doit être assez désespérant de voire tout son travail comparé à ce chef d'oeuvre délirant, qu'il a eu le malheur d'écrire en premier. Je suis d'ailleurs persuadé que beaucoup de lecteurs pourront apprécier à sa juste valeur Plage de Manacora s'ils n'ont pas lu ce fameux "chameau sauvage". Pour ma part, j'ai trouvé ça un peu mou du genou, même si cela reste un bon livre, il me manque toujours cette étincelle (humour involontaire) de folie et surtout cette énergie comique vitale qui était aussi présente dans "la grande à bouche molle", l'autre livre de l'auteur que j'adore. Le reproche principal que j'adresse à ce livre, c'est qu'il est à la limite d'être ennuyeux, et qu'il est trop sombre (même si j'avoue que dans ce cas le sujet s'y prête). J'ai le sentiment (mais je me trompe peut être) que Jeanada est actuellement dans sa phase "Mia Farrow" (en référence à celle d'un célèbre auteur juif new yorkais) : le talent est toujours là, mais il est enfouit sous un espèce de mal-être existentiel. Humainement, je souhaite à Mr Jeanada une très longue période Mia Farrow. Artistiquement, il serait temps de coucher avec la jeune fille au pair (ou avec le boulanger (ou le facteur), l'essentiel, c'est le résultat).
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3.0 étoiles sur 5
Mieux qu'un livre de plage !, 15 juillet 2009
« Les deux premiers jours, tout s'est très bien passé. Le troisième, non. » La lecture du livre débute à peine mais déjà le ton est donné, il va y avoir des problèmes mais ils seront présentés avec humour. Le père, la mère et leur petit garçon sont en vacances dans un coin perdu de l'Italie, au bord de la mer. C'est l'été, il fait très chaud, tellement chaud qu'un incendie de forêt se déclanche et embrase toute la région. Notre petite famille et quelques centaines de personnes se retrouvent acculées entre les terres en feu et la mer. Les autochtones voient leurs commerces et maisons détruits par les incendies, les vacanciers leurs voitures et bien personnels disparaître dans les flammes mais tout cela n'est rien quand leurs vies ne tiennent plus qu'à un fil. Philippe Jaenada réussit un tour de force en nous relatant une histoire dramatique et humaine tout en gardant un ton plein d'humour. Ecrit à la première personne du singulier, le père raconte l'histoire ne nous cachant rien de ses petits travers (il est un peu enrobé, il perd ses cheveux, l n'est pas très courageux etc.) ou de ceux des autres (sa femme est maniaque) et l'écrivain combine allègrement le temps présent, les actions passées et les traits d'humour même aux moments les plus incongrus (alors qu'ils sont tous coincés sur un bout de plage et que sa femme retire son slip pour passer son maillot de bain, espérant fuir le feu à la nage, il se satisfait de voir un inconnu reluquer le cul de celle-ci !). Il y aura des morts, une région dévastée, des survivants ruinés, mais aussi de l'espoir, du courage et la vie reprendra son cours. Un livre magistral émerge de ce récit souvent rigolard et si le titre et la forme inclinent à prendre ce bouquin pour un roman de plage, je vous certifie qu'il va bien au-delà et qu'il vous réservera en tout cas de très bons moments. A lire absolument. « L'habitude, quand même, a aussi du bon, je me disais. Ca souligne les souvenirs. J'aime les souvenirs, c'est à peu près tout ce qu'on a de sûr, d'intime et dense, une collection précieuse, inaccessible, dedans : ils se polissent d'eux-mêmes sans qu'on y pense, et prennent, les bons comme les mauvais, une charge de douceur rassurante, lointaine, une enveloppe aimable. Ils restent là, on peut en profiter quand on veut. J'aime me revoir dans le passé, me rappeler ce que j'étais, ce que j'ai fait à tel endroit où je me trouve maintenant, plus vieux, je m'émeus tout seul, nouille. »
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