Leonard Bernstein naquit à Lawrence, dans le Massachusetts, le 25 août 1918. Sa famille venait de Russie et avait fui la révolution de 1917 ainsi que les persécutions antisémites. Après des études de piano et un passage à Harvard, sa carrière de chef d'orchestre est fulgurante. On commence également à jouer ses ... Plus de détails sur la Page Artiste Leonard Bernstein
Voici un enregistrement majeur de cette musique à programme. Nombreuses sont les versions actuellement disponibles, mais aucune n'arrive à la cheville de celle-ci. Il faut entendre le feu de Mars, et la sagesse de Saturne, la sombre Uranus qui roule au marge de l'infini. Bernstein jette son orchestre dans un déluge de sons et les forces telluriques sont palpables à travers les notes. Par ailleurs le mystère de Neptune est parfaitement rendu.
C'est là la force de Bernstein, il est un véritable découvreur de musique, ce n'est pas dans les partitions célèbres qu'il est le meilleur, mais bien dans l'interprétation de ces pages moins connues. Là où un Karajan reste prudent, Bernstein prend tout les dangers, il galvanise ses musiciens qui donnent tout en retour. Ses talents de compositeur lui permettent sans doute de comprendre des partitions moins facile. (comme les grandes œuvres du répertoire américain) .
Je cherche sans résultat une nouvelle version mais je reviens toujours à celle-ci, c'est pour cela que je ne peux pas donner moins que les 5 étoiles.
ParMélomaniac1ER COMMENTATEUR DU HALL D'HONNEURTOP 10 COMMENTATEURS
Format:CD
Contrairement à ce qu'une telle affiche pourrait laisser imaginer, l'interprétation des "Planètes" que Leonard Bernstein grava avec sa Philharmonie de New York n'est pas la plus spectaculaire de la discographie.
Le belliqueux Mars et le facétieux Uranus sont menés à des tempi fluides et cursifs qui privilégient l'allusion à la description. Quel contraste avec la tendre Vénus, alanguie sur plus de 9'30, envoûtante par sa douceur, abolissant la temporalité et suggérant un regard philosophique ouvert sur l'infini. Saturne et Neptune interrogent les mêmes horizons contemplatifs et font entendre la subtile approche du chef américain comme une véritable suite de portraits astrologiques, tel que le souhaitait Holst et tel qu'il l'avait lui-même illustré lors de ses deux enregistrements dans les années 1920.
En complément, l'orchestre new yorkais libère toute la pompe attendue de la célèbre marche n° 1 de "Pomp and Circumstance", que Bernstein a postérieurement réenregistrée à Londres avec l'orchestre de la BBC, dans le cadre d'un captivant album elgarien qui nous proposait aussi une fine interprétation des "Variations Enigma".
Voici un enregistrement majeur de cette musique à programme. Nombreuses sont les versions actuellement disponibles, mais aucune n'arrive à la cheville de celle-ci. Il faut entendre le feu de Mars, et la sagesse de Saturne, la sombre Uranus qui roule au marge de l'infini. Bernstein jette son orchestre dans un déluge de sons et les forces telluriques sont palpables à travers les notes. Par ailleurs le mystère de Neptune est parfaitement rendu.
C'est là la force de Bernstein, il est un véritable découvreur de musique, ce n'est pas dans les partitions célèbres qu'il est le meilleur, mais bien dans l'interprétation de ces pages moins connues. Là où un Karajan reste prudent, Bernstein prend tout les dangers, il galvanise ses musiciens qui donnent tout en retour. Ses talents de compositeur lui permettent sans doute de comprendre des partitions moins facile. (comme les grandes œuvres du répertoire américain) .
Je cherche sans résultat une nouvelle version mais je reviens toujours à celle-ci, c'est pour cela que je ne peux pas donner moins que les 5 étoiles.