Le beau fait aimer, aimer fait parler, parler rend philosophe. Peut-on échapper à la philosophie ? --Émilio Balturi --Ce texte fait référence à une édition épuisée ou non disponible de ce titre.
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6 internautes sur 7 ont trouvé ce commentaire utile
4.0 étoiles sur 5
utile,
Par Un client
Ce commentaire fait référence à cette édition : Phèdre (Poche)
Le Phèdre est sans doute le dialogue platonicien qui concilie le mieux agrément et intérêt : un décor idyllique poétiquement évoqué, où l'on débat sans lourdeur des sujets les plus graves, tels la: rhétorique, l'inspiration divine, la nature des âmes, rôle de l'écriture dans la civilisation... Devant une telle richesse, un regard nouveau est toujours bienvenu ; celui de Luc Brisson est fécond, même si l'on peut regretter quelques imprécisions vénielles de traduction, en dépit d'une volonté affichée d'exactitude (par exemple, p. 87 « air frais » là ou le grec dit plutôt « brise légère » et p. 89 « des Chimères » au lieu « de la Chimère »).Autre initiative heureuse: l'adjonction de l'essai de J.Derrida « la Pharmacie de Platon ». Un Derrida heureusement plus abordable que d'habitude, même si parfois encore difficile, qui nous livre quelques intuitions pertinentes et un exemple compréhensible de sa fameuse « déconstruction ». Aidez d'autres clients à trouver les commentaires les plus utiles
7 internautes sur 9 ont trouvé ce commentaire utile
5.0 étoiles sur 5
Le Phèdre ou la condamnation de "l'écriture sensible",
Par
Ce commentaire fait référence à cette édition : Phèdre (Poche)
Dans ce dialogue Platon traite tour à tour de la beauté, de l'amour, de sa conception de l'âme, et noue ces thèmes à la philosophie qui, comme l'indique son nom, est amour du savoir, anamnèse amoureuse en quête du Bien. On a longtemps pensé que le Phèdre était un dialogue mal agencé, décousu, traïssant ainsi la jeunesse de Platon. Or cette édition permet de repenser à neuf la composition et la logique argumentative du "Phèdre" par le biais du formidable commentaire derridien qui lui fait suite. En effet Derrida en analysant ce texte singulier, convoque la totalité de l'oeuvre platonicienne afin de montrer in fine que le Phèdre installe de façon paradigmatique le primat de la parole sur l'écriture, geste qui n'est autre que le réquisit impensé de la pensée occidentale sans cesse réinstauré par les penseurs post-platoniciens. il faut lire le phèdre ainsi que le commentaire derridien intitulé "la Pharmacie de platon" pour voir à l'oeuvre le génie de Platon éclairé par la déconstruction derridienne et saisir l'enjeu du platonisme dans la pensée occidentale ainsi que cette histoire souterraine qui ordonne et sous-tend la métaphysique du logos à savoir celle du concept d'écriture.
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5.0 étoiles sur 5
Une très bonne édition,
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Ce commentaire fait référence à cette édition : Phèdre (Poche)
Une présentation de qualité de D babut, une introduction fouillée et éclairante de L Mouze, des notes insérées en bas de page, ce qui est plus pratique, l'édition du livre de poche est vraiment une très bonne édition.
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