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4,6 sur 5 étoiles
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le 10 octobre 2009
"Play Blessures" est le 4ème album d'Alain Bashung et certainement le 1er chef d'oeuvre de sa carrière... Les chansons de l'album ne sont pas les plus connus de Bashung (hormis peut-être "Martine Boude"...) mais figure assurément parmis ses meilleures !

On est très loin ici des ambiance folk d'"Osez Joséphine" ou de "Bleu Pétrole" : c'est plus du coté de The Cure, Joy Division ou de la "Cold Wave" en général que l'on peut "classer" ce disque !

Serge Gainsbourg a co-écrit la majorité des textes de l'album !
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le 23 octobre 2009
Le titre résume l'album, de la survie et de la souffrance chez Bashung. Avec un coté très dépressif qui nous hante encore lors des nuits brumeuses de retour du travail, quand les vents froids s'enfoncent dans ces rues. Dans ces moments Play blessures revient souvent en tête.
Ce fut un bide commercial, comme une très grande partie des chef-d'œuvres.
Malgré cela l'association avec Gainsbourg est sensationnel, et les textes très touchants. Après Bashung est un artiste de génie, qui illustre parfaitement la phrase de Nietzsche le fait "qu'il faut avoir du chaos en soi pour accoucher d'une étoile qui danse".
Un style totalement changé, mais bon après 15 ans de galère il pouvait bien se permettre de faire son album.
Merci Monsieur.
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le 9 janvier 2004
Virage forçé pour Alain Bashung. En 1982 sort "Play Blessures" issu du succès des tubes 'Vertige de l'amour' et 'Rebel'. C'est Serge Gainsbourg qui est choisi pour co-écrire les textes avec Bashung, pour plus de reliefs et d'images suicidaires ou sensuelles... Un album qui a fait chavirer la culture musicale française en pleine new-wave. C'est vrai, il y a des synthés, des boites à rythmes, mais le tout est assez électrique et quelques fois industriel avec des guitares toujours au rendez-vous. Les effets électroniques sont aussi énorme, on avait jamais ressenti ça avant, du moins en France. L'intégral de l'album est une sorte de rock organique, sans tubes mais pourtant aujourd'hui très démo et disque de genres.
'C'est comment qu'on fraine' ouvre l'album et là, c'est l'apothéose. Un Bashung qui cri à la voix rauque, avec un style très différent. Tous les titres s'enchainent et des classiques comme 'Martine Boude' et 'Lavabo' viennent au panthéon des arrangements metalliques. La troublante 'J'croise au Hébride' est ma préférée.
Mais bien sure "Play Blessures" n'est pas un disque qui plu et plaira à tout le monde, remettant la carrière du rocker à zéro, ce chef d'oeuvre à servis comme tournant et rêve d'enfant : travailler avec Serge Gainsbourg. Même si "Play Blessures" n'est ni plus ni moins un album connu, il est une référence dans le rock français de l'époque : en témoignent 'J'envisage' qui est excellente, 'Junge Manner' qui reste la plus indéchiffrable musique electro-technoid et 'Volontaire' réprise en 2000 avec le groupe Noir Désir.
Un disque crisant, glauque, dépréssif, inventif qui ne faut plus négliger de nos jours. Et oui c'est ça Alain Bashung!...
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le 30 janvier 2010
Sorti en 1982, Play Blessures est sans aucun doute, avec Fantaisie Militaire (1998), le sommet absolu d'Alain Bashung. C'est un disque qui faisait suite au très grand succès de 1981, Pizza (avec Vertige De L'Amour) et à Gaby Oh Gaby, chanson de la même année, mais ne figurant pas sur Pizza. Depuis son premier album (Roman-Photos, en 1977, très pourri et renié par Bashung lui-même), Bashung collabore avec le parolier multilingue Boris Bergman, qui lui signe ses paroles. Mais en 1982, Boris Bergman se retrouve en pointillés, collaboration momentanément interrompue. Bergman ne signe qu'un seul titre (avec Bashung pour la musique : Bashung signe la musique de tout l'album) sur Play Blessures : Jünge Manner, chanson courte aux paroles en allemand (j'avais bien dit que Bergman était multilingue !), et assez tribale et barge. Ce titre et l'instrumental très court (1 minute) Prise Femelle intégralement signé Bashung sont les deux seuls titres de Play Blessures à ne pas être signés du tandem...Bashung/Gainsbourg.

Car oui, pour Play Blessures, Bashung a demandé à Serge Gainsbourg de lui signer les textes. A l'époque, Bashung veut changer d'univers, et Gainsbourg, avec ses deux albums de reggae, est redevenu une sorte de star (rappelons que les albums de Gainsbourg de la période 1971-1977 ne se sont pas bien vendus). Play Blessures marque un tournant pour Alain Bashung. Les 34 minutes et quelques secondes sont totalement innovantes et inédites pour l'époque. Avec le batteur Philippe Draï, le guitariste Ollie Guindon (Bashung aussi tient une guitare), le bassiste François Delage et le claviériste Manfred Kovacic, Bashung offre, sur cet album, des sonorités plus proches de la new-wave et du dub que de la variété française et, même, du rock français. J'ai dit 'new-wave', mais c'est 'cold-wave' qui conviendrait mieux. Non pas que ça sonne comme du Joy Division. Mais, parfois, comme du Bowie période Low/"Heroes". Par la suite (en 1986), Bashung fera plonger sa musique dans la new-wave, avec Passé Le Rio Grande..., mais l'effet sera insupportable, kitsch. Ici, c'est glauque, sombre, noir, et purement magnifique.

Play Blessures, bide à sa sortie et assassiné par les critiques de l'époque (qui ne comprennent pas ce revirement noir et ces ambiances dub), était un album trop en avance sur son temps. Il est depuis devenu culte et a été réhabilité en totalité. Impossible d'écouter Bashung sans passer, tôt ou tard, par lui. Une pochette un peu kitsch (Bashung en joueur de tam-tam entouré de flammes ; l'album devait s'appeler Apocalypso, la pochette allait dans ce sens, mais le titre a été modifié ; le titre Play Blessures est dans les paroles de Lavabo, au passage). Et des chansons purement grandioses. Il y à les classiques : C'Est Comment Qu'On Freine, Lavabo (ma préférée), J'Croise Aux Hébrides (autre préférée !)... Il y à aussi ces dubs barrés comme Scènes De Manager, Prise Femelle ou le terrible J'Envisage. Martine Boude, enivrante. Jünge Manner, bizarre (la chanson que j'aime le moins ici). Trompé D'Erection, qui était la face B de C'Est Comment Qu'On Freine et qui achève l'album. Volontaire... Et il y à, depuis 1992, trois titres supplémentaires, Strip Now, Bistouri Scalpel (tous deux signés Bergman/Bashung) et le long instrumental Procession, 15 minutes inspirées par C'Est Comment Qu'On Freine. Trois titres qui ont été utilisés comme bande-son du téléfilm Le Cimetière Des Voitures, tourné en 1983 par Fernando Arrabal, et dans lequel Bashung tenait le rôle principal. Procession, surtout, est immense.

Play Blessures, avec ses textes sombres et déjantés, ses mélodies barrées remplies de fausses pistes, la voix déglinguée et sournoise de Bashung, est un OVNI et un triomphe. Critiqué à sa sortie (sauf par le journal Libération), il fait aujourd'hui l'unanimité, tous s'accordent à voir en lui un des jalons de la musique francophone (et Télérama depuis 1993, et on connaît la réputation de réac coincé de ce magazine). Bref, vous l'aurez compris, pas possible de ne pas, un jour ou l'autre, passer par cet album court mais insurpassable.
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Un album d'avant garde français , c'est suffisament rare pour être mentionné .

Rythmes empruntés à Duane Eddy , sur lesquelles Bashung chante du Gainsbourg avec une voix de psychotique en pleine décompensation ; en comparaison celle de Johnny Rotten ressemble à celle de Diane Tell !!!
L'ambiance est sombre , claustrophobe , glacée .

Les ambiances New Wave surprendront sans doute les admirateurs de "Mme rêve" mais le disque mériterait réelement de figurer au Panthéon de la grande chanson française , celle qui prouve que lorsque l'on veut , on peut !!! La production n'a rien à envier à la production anglo saxonne de l'époque et préfigure l'ambiance indus ( Depeche Mode , Cure , NIN ) de "Novice". A noter que la voix du Bash' aura réelement évolué au fil du temps , comme celle de Bowie .

Bref un disque de Rock , un vrai , celui qui dérange , qui démange , qui dément .

Alors on repense aux élégies des sarkozy-royal ( là je ne mets pas de majuscules exprès ....) qui ont proféré leur admiration pour NOTRE Alain !

Remarque, à bien y réflechir , les titres "trompé d'erection" "c'est comment qu'on freine? " s'apparente à une feuille de route pour notre président ; idem pour la royalitude : "Martine Boude" .

Repose en paix Alain ( "un jour j'irai vers l'iréel , tester le matériel , y seras tu ? " ) .
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le 26 février 2010
Un album anthologique, noir, inspiré, une collaboration réussie avec un des plus grand parolier de la chanson française du siècle passé...à écouter en boucle, sans hésiter!
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le 11 septembre 2012
... surtout pour ceux qui ne connaissent pas trop Bashung. Ecrit avec les non moins excellents mots de Gainsbourg à certains sens, et une musique pleine et géniale. Des titres qui ont souvent été repris dans des compiles donc devenus quand même des classiques même si ça remonte à 81. Incontournable.
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le 4 septembre 2014
On ne peu rien dire de Bashung devant moi car je suis un inconditionnel de ce mec ! J'ai aimé à avoir la chance de le côtoyer dans une période difficile, de voir pas mal de ses concerts d'avoir acheté tous ses albums.
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Pris en plein Vertige De L'Amour, Alain Bashung voit de plus en plus son image lui échapper. Et il faut bien le dire, à force de faire son footing au milieu des algues et des coraux : on se prend rapidement un retour de vague à l'âme. Aussi, en cette année 1982, redéfinition du paysage. Finies les roulettes russes et autres Margarita, voici le temps de l'abstrait, comme celui de l'autodestruction. En fait, pour Alain, se saborder est devenu une question de survie. De survie artistique s'entend. Par conséquent, l'animal va faire dans le radical. Exit Boris Bergman, qui vivra très mal cette mise à l'écart. Place aux libertés polysémiques à la Gainsbarre. Pour l'avoir tellement espéré, enfin le disciple rencontre le maître, pourrait-on dire. Ainsi, côté textes, si le grand Serge passe le verbe à tabac, jusqu'à le mettre en transe. Question musique, le rock va toucher le fond de ses palmes, jusqu'à devenir industriel sous certains angles. Résultat : sorte de mixe entre tube à essais et nouvelle série noire, Play Blessures ne respire pas. Il sent le souffre.

Froide. Presque tuméfiée. Si la musique semble s'inspirer directement de la Cold Wave, ce sont avant tout les mots que lui sert Gainsbourg qui vont lui donner corps. Cela, l'homme à la lippe sensuelle le sait bien. Il sait bien que c'est dans l'écrit que passe tous les cris. De fait, les mots du délit, ces maudits maux dits, qu'ils soient flous, abscons ou distordus, Bashung va se les approprier comme jamais. Les faire devenir siens. Et quitte à croiser aux Hébrides, c'est tapi derrière neuf pulsations contre nature, plus un instrumental, qu'il va nous maintenir au bord du vide. En quelques titres, comme Martine Boude et Lavabo, le naufrage est consommé. Mieux, saturé au monoxyde de parole, le monstre est vertigineux. Certes, la production est dépouillée. A l'évidence, le décalage horaire trop prononcé pour recueillir les faveurs du public. Mais qu'importe, l'objet du délire est bien là. Sans garde-fou. Plus que jamais décidé à survivre à l'étrange de cette rencontre père - fils.

Trop sombre et nimbé d'une moiteur de backroom, l'album ne fit pas date sur le moment. Logique, car dans Play Blessures, tout est dans le titre.
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le 29 août 2010
Fan de Gainsbourg et de Bashung, cet album m'a laissée perplexe.Mauvaise période pour Bashung qui n'arrive pas à percer,le mal être est là autant au niveau musical que des paroles.Veuillez me pardonner Alain et Serge si je n'ai pas saisi le "chef d'oeuvre" de cet album que d'autres admirent.
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