Présentation de l'éditeur
Un film de Jacques Tati Un livre de François Ede et Stéphane Goudet Direction artistique : Macha Makeïeff Les Films de mon oncle ont confié à François Ede la restauration de Playtime pour célébrer, lors du festival de Cannes 2002, le vingtième anniversaire de la mort du créateur de Hulot. L'idée naît alors d'accompagner cette restauration de la publication de Playtime : une enquête visant à reconstituer les conditions de création de ce que Tati considérait comme son "uvre-maîtresse", une analyse, proposant une relecture du film, nourrie des recherches sur sa genèse, et le film en images : 60 photogrammes couleur, grand format des principales scène de Playtime. L'ouvrage retrace donc d'abord l'histoire de la réalisation de ce film mythique, depuis l'idée initiale à sa sortie française, en passant par la chronique d'un tournage particulièrement mouvementé et long de près de 3 années ". De nombreux documents sont utilisés et montrés dans l'ouvrage ; des photos de repérages envoyées de par le monde par ses collaborateurs partis enquêter sur l'architecture contemporaine en passant par les dessins de Jacques Lagrange, co-scénariste du film et pourvoyeur de gags, sans oublier, naturellement, les photos du tournage. Le commentaire du film, à proprement parler, se fonde davantage sur l'analyse des principales séquences, il permet de mettre au jour les fils rouges qui donnent au film son unité, mais également de s'interroger sur le rapport de l'uvre de Tati à la peinture de Brueghel ou Dufy par exemple ou de s'arrêter sur l'invention sonore dont il fait preuve dans ce film qui ne compte pas moins de 6 pistes sonores. Cet ouvrage se résume alors à une ambition : rappeler que Playtime est à la fois un film extraordinairement inventif d'un point de vue esthétique (ce qui a toujours valu à Tati la reconnaissance de ses pairs, de Cocteau à Duras, de Bertolucci à Scorsese), mais aussi probablement l'une des uvres indispensables pour penser le monde moderne et " globalisé " d'aujourd'hui. Playtime sera présenté au Festival de Cannes, le 20 mai. A Paris, en juin, où la version 70 mm sera projetée au Palais de Chaillot. Puis au Festival de la Rochelle, en juillet. La sortie nationale est prévue pour le 3 juillet, de nombreuses villes de province créeront à leur tour des animations autour de la ressortie du film, avec le soutien de lAfcae.
Quatrième de couverture
À la sortie de Playtime, François Truffaut écrivait à Jacques Tati « S'il existait un journal de travail, je le lirais et avec quelle avidité ! J'ai envie de vous interroger comme un inspecteur : Que tourniez-vous la nuit du 13 au 14 juillet 1965 ? » Comme une réponse à Truffaut, le livre de Playtime est tout à la fois une enquête visant à restituer les conditions de ce que Tati considérait comme son oeuvre-maîtresse, une analyse, proposant sa relecture, nourrie des recherches sur sa genèse, et le film en images, agrandissement de photogrammes couleur des scènes principales. De nombreux document d'archives, repérages d'architecture, accessoires, dessins, castings de figurants, autant de pièces à conviction, qui permettent de retracer l'histoire de ce film devenu mythique, depuis l'idée initiale aux environs de 1958, jusqu'à sa première projection à l'Empire fin 1967. Le cahier de la scripte, les rapports de production, les témoignages des collaborateurs de Tati, les photos de tournage, forment la chronique d'un tournage particulièrement mouvementé, long de deux années, dans un décor aux dimensions d'une ville. Le commentaire du film permet de mettre à jour les fils rouges qui lui donnent son unité, de s'interroger sur le rapport de Tati à la peinture, Bruegel ou Dufy, par exemple, de s'arrêter sur l'invention sonore et la partition des cinq pistes sur laquelle joue Tati... Aujourd'hui, plus de trente ans après la sortie de Playtime, sa restauration en 70 mm, produite par Les Films de mon oncle, va permettre de comprendre à quel point ce film reste extraordinairement novateur, inventif d'un point de vue esthétique et de mise en scène, ainsi qu'une oeuvre indispensable pour penser le monde « globalisé » d'aujourd'hui.
François Ede est chef-opérateur, réalisateur, responsable de la restauration de Playtime (2002) et de Jour de fête en couleurs (1995), auteur du livre Jour de fête ou la couleur retrouvée (éd. Cahiers du cinéma). Stéphane Goudet est universitaire (Paris 7), critique (notamment à Positif), et auteur, en 2000, d'une thèse sur Jacques Tati. Macha Makeïeff écrit et met en scène les spectacles de la Compagnie Deschamps et Deschamps avec Jérôme Deschamps. Elle dessine décors et costumes de théâtre, co-réalise des films de télévision, crée des ouvrages et des expositions.