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Pluto, tome 1 [Broché]

Naoki Urasawa , Osamu Tezuka , Takashi Nagasaki , Thibaud Desbief
4.4 étoiles sur 5  Voir tous les commentaires (9 commentaires client)
Prix conseillé : EUR 7,45
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Pluto
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Description de l'ouvrage

19 février 2010 Big Kana (Livre 1)
Dans un monde futuriste où les robots vivent comme des humains, des crimes mystérieux se succèdent. Des robots et des chercheurs renommés sont assassinés dans des circonstances étranges... Toutes les victimes ont comme des cornes sur leurs têtes. Gesicht, un inspecteur robot, est chargé de l'affaire. Il découvre que les victimes sont des vétérans du dernier conflit d'Asie du Centre, et que les robots visés sont les 7 robots les plus puissants de la planète, dont il fait lui-même partie. Il part alors à la rencontre des personnes et robots menacés pour tenter de les protéger du danger.

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Descriptions du produit

Revue de presse

C'est dans une forêt en flammes que le corps de Montblanc Norland, robot très célèbre ayant participé à la dernière guerre au Proche-Orient, est retrouvé totalement désassemblé. Alors que sa mort affecte le monde entier, l'inspecteur-robot Gesicht enquête sur l'assassinat d'un militant défenseur de la cause robotique. Alors qu'aucune trace humaine n'est visible sur les lieux du crime, Gesicht met rapidement en évidence un point commun entre les deux victimes : des cornes ont été plantées sur leurs têtes. C'est ainsi qu'une longue affaire de meurtres en série débute, où les sept robots les plus forts du monde seront tour à tour visés. Et Gesicht est l'un d'entre eux...

Le 7 avril 2003 est le jour officiel de la naissance fictive d'Astro, le personnage le plus célèbre d'Osamu Tezuka. A cette occasion, Naoki Urasawa, mangaka mondialement reconnu pour Monster et 20th Century Boys, présenta un projet d'adaptation d'une des histoires les plus populaires dans l'univers d'Astro boy : "Le robot le plus fort du monde", qui a marqué sa jeunesse (histoire que l'on peut d'ailleurs découvrir en France dans le volume 5 de l'anthologie Astro Boy, disponible chez Kana). Ainsi naquit le projet Pluto. Cependant, les deux maîtres n'ont pas du tout le même style : si les récits de Tezuka sont dynamiques et portés par une certaine naïveté (même si l'auteur sait aborder des sujets graves), Urasawa n'a jamais excellé dans les séquences d'actions, préférant développer des psychologies complexes et des histoires à tiroir. Pluto ne sera-t-il au final qu'un mauvais remake commercial ? Connaissant le talent de l'auteur, on pouvait espérer que non.

Si le récit original est centré sur les combats entre les différentes machines, Urasawa reprend la trame en allant vers ce qu'il maitrise le mieux : le polar noir. Ainsi, l'élimination consécutive des robots devient une histoire de crimes en série, auxquels s'adjoignent des meurtres d'humains. On en vient alors à s'interroger rapidement sur l'identité du meurtrier, dans ce monde régi selon les lois de la robotique d'Asimov. Les villes futuristes gardent une grandiloquence à base de voitures volantes et de structures gigantesque, propre à la vision que l'on pouvait avoir des années 2000 à l'ère de Tezuka, mais tout y est plus gris, morose, dépourvu de vie. Urasawa reprend avec habileté les codes et les personnages de l'auteur pour en faire son univers propre. Une fois bien installé, on retrouve tout ce qui fait le charme de ces récits : une intrigue qui se dévoile très lentement, morceaux par morceaux, des détours qui ne sont jamais inutiles et des personnages aux multiples facettes.

Le point fort du récit réside justement dans ces personnages. Toute la psychologie habituelle ressort grandie par l'incursion de robots. Loin des simples machines obéissantes, leurs personnalités sont très recherchées et l'auteur prend même un malin plaisir à ne jamais dévoiler directement qui est humain et qui est artificiel. Les robots cherchent à se rapprocher le plus possible de leurs créateurs, en ayant une vie de famille, en prenant des vacances, ou en reproduisant des gestes qui ne leurs sont pas nécessaire comme manger ou boire. La frontière entre les deux genres n'a jamais été aussi mince. On arrive à leur imaginer des réflexions, des émotions, même quand le faciès de métal que conservent certains d'entre eux restent imperturbables.

Les habitués du mangaka ne seront pas dépaysés par la qualité graphique dont il fait preuve, même si ici le ton est aux décors futuristes dantesques (plus poussés encore que dans 20th Century Boys). Comme à l'accoutumée, les personnages ont leur identité propre et sont reconnaissables au premier coup d'oeil, humains comme robots. Seul défaut récurrent chez l'auteur, les scènes d'actions manquent de lisibilité et de dynamisme. Mais ces passages sont le plus souvent éludés par l'apparition d'une tornade, bien pratique pour camoufler les combats... et pour maintenir le suspens autour de l'identité du monstre qui donne son nom à l'oeuvre !

Pluto aura mis cinq années et demi pour parvenir enfin à son public français impatient, qui l'espérait sans doute plus tôt (promis, c'est la dernière fois !). Cependant, on peut supposer que l'éditeur Kana ne mettra pas le même temps qu'au Japon pour nous fournir les 8 tomes de cette fabuleuse histoire, les deux premiers sortant simultanément. L'édition est remarquable en tous points et fait honneur à l'évènement. Outre une sur-couverture à texture rugueuse comme sur la plupart de ses derniers seinens, la sous-couverture présente des cases colorisées du volume. Les pages couleurs en début de tomes sont respectées, et pour le reste la qualité est également au rendez-vous, pour le papier comme pour l'encrage.

Ce nouveau manga tant attendu signe la rencontre entre deux grands noms, et constitue sans aucun doute l'une des meilleures séries en ce début d'année 2010. Entre thriller noir et récit d'anticipation, la série offre de nombreux niveaux de lectures, et le talent d'Urasawa rend comme toujours une immersion instantanée dans son univers.


Tianjun

(Critique de www.manga-news.com )

Biographie de l'auteur

Fondateur du manga moderne, Osamu Tezuka révolutionne la bande dessinée après la Seconde Guerre mondiale, en inventant une grammaire graphique qui offre au manga des possibilités narratives aux confluents de la littérature et du cinéma. En 1946, New Treasure Island (Shin Takarajima, la Nouvelle Île au Trésor), d’après Stevenson, est le premier jalon d’une œuvre immense, sans équivalent dans la bande dessinée internationale. « Tout le manga depuis la Seconde Guerre mondiale s’est élaboré à l’intérieur des formes créées par Tezuka Osamu. » écrit le critique japonais Nobuhiko Saito.

Médecin de formation, Tezuka s’illustrera dans tous les genres narratifs, du conte pour enfants (Unico, Beeko-Chan) au drame historique et psychologique (Adolf, Ayako) repoussant toujours plus loin les limites de son art. Conteur sans égal, il invente le premier shôjô manga (récit pour jeunes filles) avec Princess Knight (Princesse Saphir) en 1953, le drame médical avec Black Jack (1973). Et passe avec allégresse et évidence du polar le plus noir (MW) à la tragédie (Shumari), du western (Angel Gunfighter) à la science-fiction (Wonder 3, Metropolis), de l’adaptation très personnelle d’une œuvre célèbre (Manon Lescaut, Faust, King Kong) au fantastique (Vampire, The Three-Eyed One), de l’érotisme (Pornographic Pictures ou ses longs-métrages 1.001 Nights et Cleopatra) aux robots géants (Ambassador Magma), de la biographie (Bouddha, Hidamari no Ki, Ludwig B) aux super-héros (Big X), du récit de samouraï (I’m Sarutobi, Dororo) à l’autobiographie (Makoto to Chiiko)… Quant au manga qui lui tenait le plus à cœur, c’est une fresque monumentale, mythologique et métaphysique, aux dimensions cosmiques, qui englobe tous les genres narratifs sans se réduire à aucun : Phénix.

Astro Boy ou le Roi Léo (plagié par Disney en 1995 avec le Roi Lion) ont rendu Tezuka célèbre dans le monde entier. Leur créateur insufflait tellement d’âme à ses personnages que ceux-ci semblent souvent animés d’une vie propre. Tezuka rappelait à ce sujet que le verbe « animer », du latin « animare » signifie bel et bien « donner une âme ». Une formule magique qui s’appliquait aussi à ses personnages de papier.

Son œuvre est également sans équivalent sur le plan quantitatif : plus de 400 volumes pour 150.000 pages dessinées. Par ailleurs, sa contribution à l’évolution de l’industrie du cinéma d’animation japonais est historique et essentielle : en 1963, avec l’adaptation de son manga Astro Boy en série télévisée, Tezuka invente l’animation limitée et tous les procédés qui permettront de réaliser un épisode hebdomadaire de vingt-six minutes pour un côut extraordinairement bas. Disney lui-même se passionne pour le personnage d’Astro Boy et reconnaît le génie de Tezuka. Ces innovations remarquables vont néanmoins entraîner des conséquences inattendues et parfois perverses : elles vont notamment figer les standards des coûts de production pour plusieurs décennies, et ce au détriment des créateurs, et parfois de Tezuka lui-même.

Parallèlement à ses nombreuses séries pour la télévision, Tezuka réalise pour le cinéma toute une série d’œuvres très personnelles et audacieuses, parfois expérimentales, dont les plus célèbres sont sans doute les courts-métrages Jumping (1984) et Broken Down Film (1985), maintes fois primés ; son adaptation des Tableaux d’une Exposition (1966) de Moussorgski, ou encore le fabuleux long-métrage, resté inachevé, Legend of the Forest (1987), vibrant hommage aux pionniers du cinéma d’animation, aux possibilités offertes par ce média et à sa fantastique puissance d’évocation. Ces dernières années, de nouvelles et brillantes adaptations viennent encore enrichir le regard que nous pouvons porter sur l’œuvre de Tezuka : c’est le cas des OAV et du long-métrage consacrés au personnage de Black Jack par Osamu Dezaki et Akio Sugino, ou encore du film de Rin Tarô, Métropolis (2001) qui adapte un des premiers récits du père fondateur.

Auteur de génie, l’œuvre de Tezuka apparaît comme une longue réflexion sur la condition humaine, spirituelle et généreuse, non-dualiste et toujours ouverte. Cette dimension exceptionnelle de son travail est particulièrement sensible dans les œuvres de la maturité, à partir des années soixante, notamment lorsque Tezuka fonde la revue COM, véritable laboratoire d’imagination créatrice et destiné à un public adulte. Surgissent alors Vampire (1966-69), Dororo (1967-69), Swallow the Earth (1968-69), Under the Air (1968-70) ou Human Metamorphosis (1970-71) ; puis Bouddha, Blackjack (1973-83), Shumari (1974-76), Nanairo Inko (1981-82), Adolf (1983-85), Midnight (1986-87) et bien sûr Phénix (1967-88), pour ne citer qu’eux. Tous comptent parmi ses chefs-d’œuvre.

Quand Osamu Tezuka disparaît en 1989, le Japon lui célèbre des funérailles nationales, comparables à celles de Hugo en France, un siècle plus tôt. Il est au Japon l’auteur le plus populaire, le plus lu et apprécié du vingtième siècle.


Rodolphe Massé


Détails sur le produit

  • Broché: 202 pages
  • Editeur : Kana (19 février 2010)
  • Collection : Big Kana
  • Langue : Français
  • ISBN-10: 2505002096
  • ISBN-13: 978-2505002093
  • Dimensions du produit: 17,2 x 13 x 1,6 cm
  • Moyenne des commentaires client : 4.4 étoiles sur 5  Voir tous les commentaires (9 commentaires client)
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Commentaires en ligne 

4.4 étoiles sur 5
4.4 étoiles sur 5
Commentaires client les plus utiles
6 internautes sur 6 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 6 ans 21 février 2010
Format:Broché
C'est le temps qu'il a fallu pour pouvoir lire cette série en Français.
Cette série est une vraie merveille, un dessin original pour une histoire d'astro, un suspens digne des policiers, et un récit condensé ce qui n'est pas l'habitude de l'auteur (19 tomes pour monster, plus encore pour XX century boys), bref que du très bon.
Comparé à l'histoire originale, on note plusieurs changement dans l'univers d'astro, par exemple,les robots comparent leur IA et non plus leur puissance en chevaux.
L'histoire est globalement plus sombre que la série originelle, et plus violente aussi. Même si les combats sont globalement anecdotiques (ils représentent peu de scène, on en voit le début et pas forcément la fin), C'est toute la réussite de l'auteur, arriver à nous faire vivre des événements sans forcément les dessiner.
Une série à recommander à tous les fans de SF, y compris aux réfractaires au manga.

Un seul regret, l'emploi du nom "français" d'astro. Il s'appelle Atom en VO (et au USA), et personnellement je trouve que cela sonne mieux.
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4 internautes sur 4 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Urasawa est le digne descendant de Tezuka 1 mars 2010
Par Pol Macqueron TOP 500 COMMENTATEURS
Format:Broché|Achat authentifié par Amazon
Auteur des formidables séries Monster et 20th Century Boys, qu'il faut lire à tout prix, toute nouveauté d'Urasawa était attendue avec une impatience non feinte. Et notre attente est comblée.
Urasawa adapte ici un scénario signé Tezuka (LE grand maitre du manga), en reprenant une des nouvelles de Astro, mais en adaptant le point de vue et en modernisant sacrément l'histoire. D'ailleurs si l'histoire de base est signée Tezuka, on sent ici les influences combinées d'autres chefs d'oeuvre comme Blade Runner, Watchmen ou Asimov.
Urasawa déroule son intrigue avec le talent de conteur qu'on lui connait, brillant, utilisant des ficelles narratives déjà bien utilisées dans Monster ou 20th Century Boys, mais qui font toujours mouche: récit dans le récit, personnages secondaires très étudiées...
Le monde futuriste développé dans le livre est d'une cohérence rare et s'installe en quelques pages sans difficulté. Les dessins sont sublimes, quoique toujours identiques aux séries précédemment développées par l'auteur, et les cadrages et découpages donnent un rythme parfait à l'histoire, en créant tour à tour des moments de contemplation et des purs moments de suspens.
Si on sent qu'Urasawa a beaucoup puisé dans ses précédentes séries, on comprend que c'est pour ne pas copier entièrement Tezuka, car la comparaison au Père du manga serait sans doute difficile, et grand bien lui en a pris, puisque le livre devient véritablement celui d'Urasawa, sans jamais être une "simple" adaptation.
Cependant, l'auteur conserve le génie de Tezuka dans les thèmes abordés, nous questionnant sur notre identité, sur la naissance des sentiments, sur nos racines et sur le respect de l'autre. En cela, Urasawa est le digne descendant de Tezuka, et était le seul à pouvoir faire cette adaptation, qui nous scotche au livre grâce à une précision narrative hallucinante.
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2 internautes sur 2 ont trouvé ce commentaire utile 
4.0 étoiles sur 5 Conceptuel... 17 juillet 2011
Par Pokespagne TOP 1000 COMMENTATEURS
Format:Broché|Achat authentifié par Amazon
Projet conceptuel bien dans la "logique Urasawa" qui semble vouloir que toute histoire puisse être contée par différents protagonistes qui lui apporteront forcément un sens nouveau, "Pluto" retravaille donc un récit classique de Tezuka ("le robot le plus fort du monde", une aventure d'Astroboy) en le creusant de manière politique et psychologique à la fois. On retrouve immédiatement le "geste artistique" d'Urasawa, les ellipses qui court-circuitent systématiquement la violence en la laissant hors champ, les digressions morales ou émotionnelles qui offrent à chaque personnage, même le plus secondaire, l'opportunité d'exister dans toute sa complexité humaine (même s'il s'agit ici de robots...!), et ce sens très cinématographique d'un découpage très "thriller" qui fait toujours merveille. Belle introduction à cette saga datant quand même de 2003 (l'année de naissance d'Astroboy d'après Tezuka).
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5.0 étoiles sur 5 Ouah.
Prenant, magnifique, profond, ...on manque d'adjectifs ici. J'avais déjà connu la claque Ghost in the Shell, ou encore Monsters. Lire la suite
Publié il y a 10 mois par Orcal
4.0 étoiles sur 5 Le robot le plus fort du monde
Urasawa et Tezuka. Deux auteurs majeurs de la bande dessinée nippone. A ma gauche, l'auteur de "Monster" et de "20th Century Boys", deux des mangas les plus reconnus en... Lire la suite
Publié il y a 13 mois par Mathieu
3.0 étoiles sur 5 Très beau manga avec des failles...
Un manga magnifiquement dessiné, bien construit, avec (selon moi) une faille, majeure cependant : toute l'histoire est sensée tourner autour de robots qui se... Lire la suite
Publié il y a 18 mois par Ron74
5.0 étoiles sur 5 Très bon début !
Il paraîtrait que c'est LE manga de l'année 2010. Je n'en sais rien : d'une part je n'ai lu que le premier tome, et d'autre part je n'ai lu que Liar Game comme autre manga... Lire la suite
Publié le 25 janvier 2011 par corgeon
4.0 étoiles sur 5 ça commence bien!
j'ai bien aimé ce premier tome, on découvre l'enquêteur robot, qui est la poursuite d'un mystérieux meurtrier, qui semble avoir tué plusieurs robots et... Lire la suite
Publié le 12 juillet 2010 par Kaoam
5.0 étoiles sur 5 Un manga de grande qualité
Que ce soit au niveau du dessin, clair et précis, ou du scénario, dont on sent dès ce premier tome qu'il va nous amener très loin, Pluto est... Lire la suite
Publié le 2 juin 2010 par Stéfan
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