1. Symphonie op 20 en si bemol majeur - 1. lent - allegro vivo
2. Symphonie op 20 en si bemol majeur - 2. tres lent
3. Symphonie op 20 en si bemol majeur - 3. anime - tres anime
4. Poème, op.25
5. Poème de l'amour et de la mer op 19 - 1. la fleur des eaux
6. Poème de l'amour et de la mer op 19 - 2. interlude
7. Poème de l'amour et de la mer op 19 - 3. la mort de l'amour
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Un an après le centenaire de la mort d'Ernest Chausson, ce disque présente l'avantage de réunir les trois oeuvres symphoniques principales. Si la Symphonie, clairement située dans la filiation wagnérienne, n'apporte rien de très nouveau à l'univers de la musique française, les deux Poèmes sont l'un et l'autre des chefs-d'oeuvre qui ont perpétué jusqu'à nous le nom du compositeur français. Le Poème pour violon, long épanchement qui s'élève et s'anime peu à peu dans un mouvement proche de l'envoûtement, a séduit tous les violonistes. La Canadienne Chantal Juillet y fait entendre un son très large, parfois même appuyé, dont l'énergie, si elle produit des effets qui peuvent plaire, se situe pourtant assez loin de l'élégance française. En revanche, le Poème de l'Amour et de la Mer, expression de la désespérance de l'amour, bénéficie de la diction exemplaire de François Le Roux (puisque c'est la version pour baryton qui a été choisie, ce qui surprend d'abord quand on est accoutumé à une voix de soprano pour cette oeuvre). Avec un style d'une rare précision, un soin, une élégance, une clarté qui sont toutes les caractéristiques de ce remarquable artiste, on dispose, pour cette version baryton, d'une référence. Charles Dutoit dirige les trois oeuvres avec un métier sûr à défaut d'une conviction perceptible. Mais le couplage demeure le meilleur en un seul disque. --Alain Duault
Enfin une version du" Poème de l'amour et de la mer" chantée par un homme (bien que ce ne soit pas un ténor, comme le prescrit Chausson sur la partition ),et très bien chantée, en parfaite "collaboration" avec un orchestre rutilant,mené de main de maître par Monsieur Dutoit. Malgré une musique souvent bien émouvante, je n'apprécie pas beaucoup les "galipettes" violonistiques du "Poème pour violon et orchestre" Quant à la symphonie, Dutoit en donne une interprétation claire et fulgurante où tous les merveilleux détails orchestraux s'entendent bien, à l'opposé de la version Armin Jordan dont la prise de son est assez confuse. Achat à recommander...