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2 internautes sur 2 ont trouvé ce commentaire utile
5.0 étoiles sur 5
"Le mystique à l'état sauvage",
Par
Ce commentaire fait référence à cette édition : Poésies, une saison en enfer, illumination, Préface de René Char. Édition établie par Louis Forestier. Seconde édition revue. (Poche)
Dans mon Panthéon des poètes français, je vois Musset, je vois Hugo, je vois Baudelaire et je vois Rimbaud !"Le mystique à l'état sauvage", qu'écrivait le très chrétien Paul Claudel en parlant d'Arthur Rimbaud, est un génie par sa fulgurance, ses poèmes tranchants, parfois amoureux ou nostalgiques (ceux des "Cahier de Douai"). A coté de la déflagration que seront "les Illuminations" et "Une saison en enfer", je dois dire que j'affectionne particulièrement les poèmes de jeunesse de Rimbaud, tel "Rage des Césars", "Le dormeur du val", "Le mal" et le magnifique poème autobiographique "Le poète de sept ans". Aidez d'autres clients à trouver les commentaires les plus utiles
4 internautes sur 6 ont trouvé ce commentaire utile
5.0 étoiles sur 5
Rimbaud, nous le portons tous en nous,
Ce commentaire fait référence à cette édition : Poésies, une saison en enfer, illumination, Préface de René Char. Édition établie par Louis Forestier. Seconde édition revue. (Poche)
Peut-on, à dix-sept ans, ne pas aimer Rimbaud ?Peut-on ne pas l'aimer, vraiment ? Quelles qu'en soient les raisons, bonnes ou mauvaises, l'aimer pour sa précocité ou pour son abandon, l'aimer pour son enfance parmi les bourgeois de Charleville, pour ses années au désert, l'aimer pour ce front d'enfant buté ou pour sa beauté du diable, l'aimer pour ses visions ou pour le bleu de son regard, l'aimer pour sa cruauté, ses folies, sa lucidité, ses espoirs toujours renouvelés, l'aimer pour l'ampleur de son être, la dérisoire ironie de sa vie, l'aimer quand il est impitoyable ou quand il est enthousiaste, quand il s'envole ou quand il est "rendu au sol". A dix-sept ans, ne nous sommes-nous pas tous "rêvés mages ou anges", pour mieux retomber ensuite sur la terre avec nos mains de paysans et nos rêves de poètes ? A dix-sept, peut-on ne pas rêver d'amours interdites, de révolutions, de "grands déplacements de races et de continents", de réussir enfin l'alchimie que tous nos prédécesseurs ont cherchée en vain, de créer une langue nouvelle, de donner à voir tous les enchantements ? Ne voit-on pas, à dix-sept ans, tout "ce que l'Homme a cru voir" et qui n'en finit pas de lui échapper ? Et à dix-huit ans, ou à vingt, ou à trente, rendus au sol, ne choisissons-nous pas l'exil et l'auto-dérision plutôt que l'amertume ? Et si l'on est poète, ne serait-ce qu'un peu, dans une toute petite part de nous, là où ça compte, ne reste-t-il pas toujours à nos côtés, avec ses contradictions, avec ses énigmes, avec son fichu regard bleu de sale gosse qui nous a précédés depuis si longtemps? Avec ses mots. Et tous ceux qui cherchent à le rattraper, depuis cette heure-là, depuis avant peut-être. Rimbaud nous est irréductible. Pourtant nous le portons en nous. Aidez d'autres clients à trouver les commentaires les plus utiles
3 internautes sur 5 ont trouvé ce commentaire utile
4.0 étoiles sur 5
bon appareil critique,
Ce commentaire fait référence à cette édition : Poésies, une saison en enfer, illumination, Préface de René Char. Édition établie par Louis Forestier. Seconde édition revue. (Poche)
Des notes qui permettent de bien éclairer le sens des poèmes. A compléter par une étude plus approfondie.
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